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    Moyen-Orient

    Egypte : arrestation du guide suprême des Frères musulmans

    media Mohamed Badie, guide suprême des Frères musulmans. AFP PHOTO / STR

    En Egypte la police a arrêté le guide suprême de la confrérie des Frères musulmans, Mohamed Badie, dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 août 2013. Une information annoncée par la télévision d’Etat égyptienne et confirmée par le ministère de l’Intérieur. Il a été placé en détention provisoire pour 15 jours, pour « incitation au meurtre » de manifestants, selon la télévision officielle égyptienne. Cette arrestation porte un nouveau coup aux Frères musulmans, dont le mouvement montrait encore des signes d’essoufflement ce lundi.

    Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

    La télévision a passé une courte vidéo de Mohamed Badie où il apparaît indemne et en bonne santé. Selon les informations du ministère de l’Intérieur, le guide suprême de la confrérie a été arrêté dans un appartement aux alentours de la place Rabaa al- Adawiya. La place même où la police a dispersé le grand sit-in des Frères musulmans mercredi.

    L’arrestation du chef de la confrérie, ainsi que d’autres hauts responsables des Frères musulmans, était une des priorités lors de l’assaut. Mohamed Badie fait l’objet de plusieurs mandats d’arrêt. Il doit notamment répondre à l’accusation d’incitation au meurtre et à la violence.

    L’arrestation du guide suprême porte un coup très dur aux Frères musulmans dont la plupart des chefs sont en prison. Khayrat el Chater, le numéro deux et éminence grise de la confrérie, ainsi que Saad al Katatni, le président du Parti  liberté et justice des Frères musulmans, sont déjà incarcérés dans la prison de haute sécurité de Tora. La même prison où est détenu l’ex-président Hosni Moubarak.

    Nous ne savions pas qu’il était caché dans cet immeuble. Ces derniers jours, les autres locataires de l’immeuble auraient remarqué un va-et-vient inhabituel. Ils auraient prévenu les autorités […] Son arrestation s’est déroulée dans le calme, pas un seul coup de feu n’a été tiré.

    Ramadan Saeed, un habitant du quartier, sur l'arrestation de Mohamed Badie 20/08/2013 - par Sami Boukhelifa Écouter

    Les discours enflammés de Mohamed Badie

    L'homme est né il y a 70 ans dans la ville industrielle de Mahalla dans le sud du Caire. En 1965, il est diplômé en médecine vétérinaire. Arrêté la même année pour avoir pris part à des rassemblements de Frères musulmans, un mouvement déjà interdit à l'époque, il est condamné à quinze ans de prison.

    En 1974, il bénéficie de l'amnistie générale décidée par le pouvoir. Tout en enseignant la médecine vétérinaire, il gravit les échelons de la confrérie, d'abord dans sa région natale où il épouse la fille d'un membre éminent des Frères. En 1993, il devient membre du comité exécutif, puis en 2010, il est élu guide suprême.

    Un choix critiqué

    Dans une organisation minée par les conflits internes, il représente les conservateurs. Il s'illustre par ses discours enflammés contre Israël et l'Amérique. Lorsque la confrérie accède au pouvoir en 2012, il clame qu'elle va enfin atteindre son « but historique » : former un « califat islamique juste ».

    Mais, au sein de la confrérie, son influence est moins importante que celle du numéro deux, Khayrat el Chater, arrêté plus tôt. Depuis le coup de force de l'armée, Badie se faisait discret, et n'avait pas pu se rendre aux funérailles de son fils, tué par balles, vendredi dernier au Caire.

    Les islamistes de moins en moins nombreux dans les rues du Caire

    Avec nos envoyés spéciaux au Caire, Sami Boukhelifa et Manu Pochez

    Ils sont à peine une trentaine. Ils se sont retrouvés à la fin de la prière de l’après-midi et ont formé deux groupes au pied de leur mosquée. D’un côté des hommes, de l’autre des femmes voilées de la tête aux pieds. L’une d’elles accepte de s’exprimer. Seuls ses yeux sont visibles. Ils laissent transparaître un sentiment d’inquiétude.

    « Malheureusement, la répression dissuade les gens de manifester, se désole-t-elle. Vous avez vu vendredi dernier, nous étions nombreux. Nous allons poursuivre notre mobilisation jusqu’au retour du président Morsi. »

    Cette jeune femme et ses compagnons finissent par prendre leur courage à deux mains et décident d’entamer une marche. Ils sont bloqués net par une contre-mobilisation d’un comité populaire d'anti-Morsi.

    « Regardez, ils sont dix ou quinze tout au plus, pointent ces derniers. Ils sont vraiment une minorité. Nous allons faire en sorte qu’ils quittent les lieux. Nous allons le faire respectueusement. Nous soutenons le général al-Sissi et l’armée. »

    Même si ces anti-Frères musulmans disent soutenir l’armée avec à sa tête le général Abdelfatah al-Sissi, ils n’appliquent en rien ses instructions. Cette semaine, il a pourtant demandé aux comités populaires de ne plus intervenir contre les islamistes.

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