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    Moyen-Orient

    Liban: double attentat meurtrier à Tripoli

    media Un civil, devant l'une des deux mosquées de Tripoli à proximité desquelles les bombes ont explosé, ce vendredi 23 août, faisant au moins 42 morts, selon un bilan dressé en fin d’après-midi. REUTERS/Mohamed Azakir

    Un double attentat a frappé la ville libanaise de Tripoli, dans le nord du pays, ce vendredi 23 août. Ces deux explosions - l'une dans le centre, l'autre vers le port - ont causé la mort d'au moins 42 personnes et blessé plus de 500 autres, selon un bilan des forces de sécurité. C'est l'attaque la plus sanglante dans le pays depuis la fin de la guerre civile au Liban.

    Avec nos correspondants à Beyrouth, Hélène Bourgon et Paul Khalifeh

    Le premier attentat a pris pour cible la mosquée al-Taqwa où officie l’imam salafiste Salam Rafeï connu pour ses positions hostiles au régime syrien. En juin, il avait appelé ses partisans au jihad contre les forces du président Bachar el-Assad. La déflagradation a été entendue dans toute la ville et le souffle de l’explosion a fait voler les vitres en éclats à plusieurs dizaines de mètres à la ronde.

    La deuxième explosion a eu lieu 2 minutes plus tard devant la mosquée al-Salam, quelques centaines de mètres plus loin.

    Des scènes de chaos et de panique ont été signalées sur les lieux de l’attentat entravant le travail des secouristes. Des tirs nourris d’armes automatiques ont résonné dans tout Tripoli.

    42 personnes tuées

    Les mêmes images de morts et de blessés et les mêmes scènes de désolation se reproduisent, à huit jours d’intervalle. La semaine dernière dans un quartier chiite, ce vendredi dans une ville sunnite.

    Des sources médicales et sécuritaires font état d'au moins 42 victimes. La Croix-Rouge parle de 500 blessés, laissant présager d'un plus grand bilan mortel à venir.

    Le piège de la discorde

    Les Libanais ne sont plus dupes. Des mains criminelles et invisibles veulent provoquer une discorde entre les deux grandes branches de l’islam. Comme lors de l’attentat contre la banlieue sud de Beyrouth, il y a 8 jours, les appels à la retenue ont fusé de toute part, ce vendredi. Mais toute la question est de savoir si les Libanais sauront éviter le piège de la discorde.

    Toufic Allouche, habitant de Tripoli joint par RFI, craint de voir le pays tomber dans l’engrenage des attentats. « La population de Tripoli est en colère », rapporte-t-il, affirmant que personne ne « croyait que Tripoli serait la scène d’explosions » de ce type. Mais cet habitant rappelle également « l’inculpation de l’ex-ministre Michel Samaha de faire partie d’un grand complot, qui allait poser des voitures piégées partout dans le Liban pour créer des problèmes entre les différentes factions libanaises ». Pour lui, « ces voitures sont toujours au Liban, il faut bien qu’elles apparaissent quelque part ».

    La communauté sunnite visée

    La ville de Tripoli est majoritairement sunnite et connait depuis deux ans des combats entre sunnites anti régime syrien et des alaouites partisans de Bachar el-Assad. Elle est considéré comme base arrière de la révolution syrienne où des combattants libanais et syriens transitent pour aller en Syrie et viennent se faire soigner dans les hôpitaux de la ville.

    Cette attaque intervient une semaine après l'attentat qui a visé un quartier chiite à Beyrouth considéré comme le fief du Hezbollah, allié du régime syrien et dont les miliciens combattent aux cotés de l'armée syrienne. Si certains pensent à une vengeance, d'autres - dont un responsable militaire - accusent une cellule terroriste de perpétrer ces attentas à la voiture piégée afin de déstabiliser le Liban et de le pousser à la guerre confessionnelle entre sunnites et chiites. 

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