GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 10 Octobre
Vendredi 11 Octobre
Samedi 12 Octobre
Dimanche 13 Octobre
Aujourd'hui
Mardi 15 Octobre
Mercredi 16 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Urgent

    Tous trois sont récompensés pour leurs travaux sur «l’allègement de la pauvreté globale», informe le comité Nobel ce lundi. «En deux décennies, leur approche basée sur les expérimentations ont transformé l’économie du développement, qui est maintenant un champs de recherche florissant», explique l’Académie royale des sciences suédoise.

    Moyen-Orient

    Quel avenir pour les Frères musulmans?

    media Affiche du président déchu Morsi dans les debris de la mosquée Rabaa Adawiya au Caire. REUTERS/Mohamed Abd El Ghany/Files

    La journée de mobilisation qui se déroule ce vendredi 23 août en Egypte sera décisive pour les Frères musulmans et pour les partisans de Mohamed Morsi. Elle permettra au mouvement de mesurer le soutien dont il dispose auprès de la population égyptienne. Et de définir une stratégie, après la vague d’arrestations qui s’est abattue sur la confrérie.

    Après l’évacuation meurtrière des rassemblements de Rabaa et de l’université du Caire, le 14 août dernier, les pro-Morsi ont dû faire face cette semaine à une nouvelle offensive, policière et judiciaire, de leurs adversaires. En quelques jours, plusieurs dirigeants de la confrérie et de sa vitrine politique ont été appréhendés et mis sous les verrous – la plus spectaculaire et la plus importante de ces arrestations étant celle de Mohammed Badie, le numéro un des Frères musulmans, aussitôt remplacé par Mahmoud Ezzat. Résultat, la direction de la coalition pro-Morsi a été littéralement décapitée, et les dirigeants encore en liberté n’ont d’autres solutions que de plonger dans la clandestinité. « J’ai vu plusieurs de mes camarades se faire arrêter de façon totalement arbitraire, raconte Yasser Fahkarani, qui animait, jusqu’à l’assaut du 14 août, le centre de presse du sit-in de Rhaba, et maintenant j’attends que mon tour vienne… Alors oui, nous sommes obligés de prendre des précautions et nous préparer au pire ! »

    De fait, depuis plusieurs jours, les porte-voix de la coalition pro-Morsi sont aux abonnés absents. Il est devenu quasiment impossible de les joindre au téléphone, et les communiqués qui alimentaient plusieurs fois par jour les boîtes mails des journalistes se sont progressivement taris. Désormais, les pro-Morsi les plus en vue sont obligés de se cacher, ils évitent de se montrer dans les manifestations ou tout simplement d’utiliser un téléphone portable. « Nous assistons au retour de l’Etat policier ! , dénonce Yasser Fahkarani, et au retour sur le devant de la scène des sbires de l’ancien régime. Sous la présidence de Mohamed Morsi ils s’étaient mis en retrait, mais à présent ils sont bien là, avec tout leur pouvoir de nuisance, et leurs méthodes de voyous ! »

    Le pari risqué de l’armée égyptienne

    Confrontés à un pouvoir militaire et judicaire que certains observateurs qualifient d’encore plus féroces qu’à l’époque de Hosni Moubarak, ou même de Nasser, les Frères musulmans et leurs partisans n’auraient d’autre alternative que de replonger dans la clandestinité. La confrérie va donc, mécaniquement, renouer avec son passé d’organisation sous-terraine, avec toutes les dérives que cela implique pour un mouvement qui était, il y a encore quelques semaines, au sommet de l’Etat. « Je ne pense pas que la direction des Frères musulmans puisse tomber dans une logique militaire ou dans l’action terroriste, estime Alain Gresh, directeur adjoint du Monde Diplomatique et spécialiste du Proche-Orient. Mais il est tout à fait possible qu’un certain nombre de militants fasse ce choix ». Au début du mois de juillet, le chef d’al-Qaida, l’Egyptien Ayman al-Zawahiri, n’a pas manqué de fustiger la direction des Frères musulmans pour avoir accepté, à leurs propres dépens, de jouer le jeu de la démocratie. « Et ce discours peut être entendu, conclut Alain Gresh, par les militants et par un certain nombre de groupes qui se trouvent dans la mouvance islamiste.»

    En optant pour une répression systématique des Frères musulmans et de leurs partisans, le pouvoir en place en Egypte prend donc un risque très important. Celui de conforter les partisans, au sein du camp islamiste dans l'action violente et d’entraîner l’Egypte dans une nouvelle spirale d’actes terroristes. Et ce, alors même que le pays en avait terminé avec ce fléau depuis les années 90.
     

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.