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Moyen-Orient

Bachar el-Assad Corée du Nord Libye Syrie

Les curieuses pérégrinations de navires libyens et nord coréens dans les eaux syriennes

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Les Turcs auraient appréhendé en avril dernier, selon un journal japonais, un navire livrant des masques à gaz et des armes à Damas, en provenance de Corée du Nord. Info ou intox, le navire en question, d'origine libyenne, aurait un an plus tôt cherché à livrer des armes aux rebelles. Pyongyang apparaît ici comme le coupable idéal de liaisons dangereuses avec la Syrie.

Selon le quotidien japonais Sankei Shimbun, largement repris par la presse internationale, un navire aurait été arrêté dans les eaux turques avec du matériel militaire destiné au régime syrien en avril dernier. Citant des sources anonymes américaines, sud-coréennes et japonaises, le journal assure que le bâtiment transportait des masques à gaz ainsi que 1 400 armes légères et 30 000 munitions destinées à Damas.

Immatriculé en Libye sous le nom Al Entisaar (orthographié par les Japonais Al En Ti Sar), ce bateau aurait été sous surveillance de l’armée américaine après avoir chargé du matériel en Corée du Nord. Le 3 avril dernier, il aurait été inspecté par les autorités turques. Le capitaine du bâtiment aurait reconnu l’objectif de son expédition, expliquant qu’il espérait décharger en Turquie avant de continuer le périple par voie terrestre, direction la Syrie.

Une affaire qui ne tient pas la route, assure Hugh Griffiths, spécialiste des transferts illégaux d’armement au Centre international de recherche pour la paix de Stockholm (SIPRI). « Le régime syrien est largement alimenté en armes par les Russes et les Iraniens, ce n’est pas dans ses habitudes de recourir à des navires immatriculés en Libye ». Il ajoute que « le régime syrien a des armes et des munitions en quantité » et qu’il « manque surtout d’hommes suffisamment motivés pour les utiliser et de pièces spécialisées, sur certains armements très spécifiques ». Des matériels que la Corée du Nord n’est à priori pas spécialement en mesure de fournir.

Le navire libyen évoqué par le Sankei Shimbun a, de plus, déjà été arrêté en Turquie en septembre 2012. Il était alors soupçonné de chercher à livrer des armes lourdes aux rebelles syriens : des batteries antiaériennes SAM-7 et des lance-roquettes RPG, très certainement issus des stocks de Mouammar Kadhafi. Ce bâtiment est alors rapporté comme s’appelant Intisaar, « la victoire ». Les deux bateaux, Al En Ti Sar (en japonais) et Intisaar (en arabe) seraient bien le même navire.

En 2012, l’Intissar est commandé par un Libyen de Benghazi, Omar Mousaeeb. Il décrit son bâtiment comme étant le « bateau de l’espoir ». En plus de son activité de marin, il dirige une association baptisée « Conseil national libyen pour le secours et le soutien ». Celle-ci fournit une aide humanitaire aux groupes armés de l’insurrection syrienne.

La Corée du Nord, suspect idéal

Si des soupçons pèsent sur la Corée du Nord, c’est parce que Pyongyang a été sur la période 2006 à 2010 l’un des pourvoyeurs d’armes de Damas. Elle fournit alors à la Syrie 9% de son arsenal, loin derrière la Russie (48%), l’Iran (21%) et la Biélorussie (20%).

Malgré des embargos sur les ventes d’armes, la Corée du Nord continue d’organiser un trafic à l’échelle mondiale. En 2010, un rapport des Nations unies dénonçait ce commerce. L’évaluant à au moins 100 millions de dollars annuels, il décrivait un « réseau international extrêmement complexe pour l’acquisition, la commercialisation et la vente d’armes et de matériel militaire et les exportations d’armes ».

Ce trafic reposerait principalement sur l’utilisation de fret maritime, particulièrement difficile à surveiller. Toujours selon ce rapport, la Corée du Nord « aurait recouru à divers procédés de dissimulation pour contourner les sanctions du Conseil de sécurité : fausse déclaration de contenu et faux étiquetage des cargaisons, falsification du manifeste du fret, altération et falsification des renseignements concernant l’expéditeur d’origine et le destinataire final, recours à plusieurs couches d’intermédiaires, de compagnies-écrans et d’établissements financiers ».

Le Chong Chon Gang, de la Syrie au Panama

Les relations entre Damas et Pyongyang sont surveillées de longue date, la Corée du Nord étant accusée d’avoir soutenu le régime de Bachar el-Assad dans le développement de son arsenal balistique et dans ses recherches en matière d’armement nucléaire. Un autre navire de transport avait fait l’objet d’une surveillance accrue : le Chong Chon Gang.

Ce bateau, propriété de l’Etat nord-coréen, a fait aussi l’objet d’une actualité récente. Il a été interpellé par les autorités de Panama en juillet dernier. A bord, deux MiG-21 et quelque 240 tonnes d’armes et de munitions ont été retrouvées cachées sous des amas de sacs de sucre brun. Des armes obsolètes, en provenance de Cuba, que la Corée du Nord espérait vraisemblablement moderniser.

Ce navire avait déjà fait l’objet de plusieurs arrestations, en Ukraine et en Egypte. A bord, déjà, des armes, de la drogue et des cigarettes avaient été saisies. Surtout, le Chong Chon Gang était surveillé depuis 2009 après qu’il ait fait une mystérieuse escale dans le port de Tartous, en Syrie, sans que personne ne sache exactement quel type de transactions il a pu y réaliser.

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