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    Moyen-Orient

    Syrie: une opinion publique sceptique, difficile à rallier à une intervention militaire

    media Le président français et son Premier ministre, entourés par les ministres des Affaires étrangères, de la Défense et de l'Intérieur. A l'Elysée le 28 août, avant la tenue d'un conseil de sécurité. REUTERS/Kenzo Tribouillard/Pool

    Si une intervention militaire semble se profiler en Syrie, l'opinion publique française reste majoritairement hostile à une action de la France. Dans ce conflit, la tendance se confirme depuis un an et demi alors que les tricolores ont habituellement plutôt l'habitude de soutenir les opérations militaires de leur pays.

    Que pense l’opinion publique française d’une intervention militaire en Syrie ? Cette question, entre autres préparatifs d’une opération contre le régime de Bachar el-Assad, était au cœur des préoccupations du cabinet du ministre de la Défense, en ce début de semaine.

    « La difficulté, explique un proche de Jean-Yves Le Drian, c’est que lorsque l’on est dans la machine, on a l’impression de bien connaître la Syrie. L’opinion publique, elle, retient souvent la dernière image qu’elle a vue. Et en Syrie, cette image, ce sont des enfants dans des draps blancs après l’attaque chimique de la semaine dernière  ».

    La question d’une intervention militaire en Syrie fait l’objet de sondages depuis maintenant un an et demi. La tendance, selon les épisodes de la guerre qui secoue ce pays, tend à rester la même : les Français sont globalement favorables à une intervention internationale mais s’opposent à une participation de la France.

    « L’évolution du conflit syrien n’a pas fait bouger les lignes », remarque Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion et stratégies d’entreprises de l’institut de sondage IFOP. « On aurait d’ailleurs pu imaginer que les images de l’attaque chimique de la semaine dernière aurait pu influer sur l’opinion, mais ce n’est pas le cas ». Peut-être, s’interroge-t-il, cet événement aura-t-il fait basculer la position des décideurs politiques et diplomatiques. Toujours est-il que l’adhésion à une intervention en Syrie est à un niveau nettement inférieur à tout ce qui s’était vu lors de crises antérieures.

    Tout n’est pourtant pas encore joué : début mars 2011, au moment du lancement de l’opération Harmattan, des niveaux d’adhésion similaires étaient observés vis-à-vis de la Libye. Dès les premiers bombardements français, l’opinion avait rapidement apporté son soutien à l’action militaire, passant de 36 à 66% d’avis favorables en quelques jours. Peut-être une forme de réflexe patriotique, propose Jérôme Fourquet, sans pouvoir pronostiquer une telle évolution à propos de la Syrie : « il est fort possible qu’il y ait un sentiment de lassitude dans l’opinion qui a probablement l’impression que la France a déjà été largement aux avant-postes en Libye et au Mali ».

    L’indispensable consensus

    Traditionnellement, l’opinion publique a pourtant tendance à soutenir les interventions militaires. En 1994, 68% des sondés se prononçaient en faveur d’un déploiement en Bosnie. En 1999, ils étaient 56% à soutenir une action au Kosovo. 55%, encore, pour le lancement des opérations en Afghanistan en 2001. Pour le Mali, ce chiffre grimpait jusqu’à 73% en février 2013, pour soutenir l’opération Serval. Ce dernier sondage soulignait le plus fort soutien populaire à une intervention militaire depuis l’opération Restore Hope, en Somalie, en 1992 (82%).

    Données IFOP

    Les Français sont-ils pour autant des « va-t-en guerre » ? L’explication de tels taux de soutien de l’opinion relèverait beaucoup plus de la confiance accordée à l’armée, en France. C’est en tout cas ce qu’affirme un membre de l’entourage du ministre de la Défense : « l’opinion, en général, adhère aux actions de la France… beaucoup plus en tout cas que chez nos voisins allemands ou italiens ». « Nous sommes dans un contexte, explique de son côté Jean-Daniel Levy, directeur du département Opinion et Corporate de l’institut Harris Interactive France, où les Français sont très attachés à ce qui se passe en dehors de leurs frontières ».

    Reste à obtenir le fameux consensus, « indispensable » au bon déroulement des opérations. Au ministère de la Défense, on assure qu’il ne s’agit pas de convaincre à tout prix l’opinion publique mais de parvenir « à expliquer ce que l’on fait ».

    Le pouvoir de l’opinion

    Ce besoin d’adhésion de l’opinion publique se retrouve chez les forces déployées sur le terrain. « On ne peut travailler sur le théâtre que si les gens nous appuient », affirme le colonel Jean-Luc Cotard, riche d'une longue carrière dans la communication militaire. S’il a quitté aujourd’hui l’uniforme, il se souvient avoir constaté au cours de différents déploiements, l’incompréhension du public face à ce que faisaient leurs armées. Une méconnaissance qui se retrouve jusque dans les rangs des soldats qui ne sont pas en première ligne.

    « Parfois, regrette le colonel Cotard, le politique n’ose pas expliquer les choses ». « Pourtant, l’opinion publique peut faire pression sur le pouvoir politique et ainsi influencer directement les opérations militaires ».

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