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    Moyen-Orient

    Syrie: la diplomatie occidentale au pied du mur

    media Des experts des Nations unies munis de masques à gaz, le jeudi 29 août, dans la banlieue de Damas. REUTERS/Mohamed Abdullah

    Sans surprise, la nouvelle réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, convoquée mercredi par les britanniques, n’a produit aucun résultat. Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité ont prévu de se réunir une nouvelle fois, ce jeudi 29 août à 18 h 00 TU. La perspective d’une frappe de Damas ne laisse guère de doutes, mais les États-Unis et leurs alliés poursuivent les efforts diplomatiques. A défaut de mandat légal du Conseil, il s’agit de donner à l’intervention militaire la plus large légitimité morale possible.

    Le texte présenté par les Britanniques s’appuyait sur le chapitre VII de la Charte de l'ONU, selon lequel une opération militaire peut se justifier par la nécessité de protéger les civils contre les armes chimiques.

    Fidèles dans leur soutien à Damas, Russes et Chinois ont quitté la salle avant même la fin de la réunion. Mais il semble désormais urgent d’attendre avant d’agir : les britanniques ont déclaré que rien ne serait entrepris sur un plan militaire avant la publication des résultats de l’enquête des inspecteurs onusiens qui sont actuellement sur le terrain. Selon Ban Ki-moon, ces derniers ont besoin d’encore quatre jours pour mener leur travail à bien.

    Ces dernières heures les réactions se sont multipliées dans le monde, et de nombreux États ont fait part de leurs réserves ou de leur opposition à l’usage de la force. Mais les positions évoluent de jour en jour. C’est le cas en Italie, pays qui abrite d’importantes bases militaires américaines. La ministre des affaires étrangères, Emma Bonino, avait exprimé mercredi 28 août une position très en retrait. Le lendemain, le président du Conseil, Enrico Letta, a déclaré suite à un entretien avec son homologue britannique David Cameron que les deux pays étaient « tombés d'accord » sur le fait que « le recours massif aux armes chimiques (...) constitue un crime inacceptable qui ne peut être toléré par la communauté internationale ».

    Rallier les opinions

    Selon Vivien Pertusot, directeur de l’Institut Français des Relations Internationales à Bruxelles, l’enjeu pour la coalition militaire Etats-Unis-France-Grande Bretagne est aujourd’hui d’obtenir une caution morale. Il faut montrer que tous les recours diplomatiques ont été épuisés. Ces trois pays préparent leurs opinions publiques, et tentent également de « rallier un maximum de soutiens internationaux à de possibles frappes, à priori imminentes. Ils cherchent à renforcer la légitimité de l’action plutôt que la légalité qui, elle, sera un peu plus tangente ».

    Le chef du gouvernement britannique, David Cameron, tout comme le président français, doivent s’adresser ces jours-ci à leurs parlements respectifs.

    L’ONU discréditée ?

    Le soutien du président russe, Vladimir Poutine, à son homologue syrien Bachar el-Assad reste indéfectible. Le blocage du Conseil de sécurité ne surprend donc personne. En deux ans et demi, l’ONU s’est révélée incapable de faire quoi que ce soit pour enrayer la descente aux enfers des syriennes et des syriens, rappelle Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences Po Paris, selon qui l’échec de l’ONU n’est pas dû aux seuls vétos russes et chinois. « La majorité des membres de l’ONU ont dénié à la Syrie de Bachar el-Assad toute légitimité pour s’exprimer au nom du peuple Syrien, et c’est néanmoins cette Syrie là qui siège à l’ONU. L’institution se retrouve juge et partie. Elle est donc dans une situation qui est une impasse, dont elle ne peut sortir et qui oblige à explorer d’autres voies », explique-t-il.

    Trop peu, trop tard

    Jean-Marie Bockel. (AFP / JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN)
    Jean-Marie Bockel

    Rapporteur sur la question des réfugiés syriens de la Commission des réfugiés de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe

    29/08/2013 Écouter

    Toujours selon Jean-Pierre Filiu, si une intervention militaire a lieu, ce sera « trop peu, trop tard ». La révolte syrienne avait besoin d’un appui immédiat, explique-t-il. « Nous ne sommes pas dans le cadre d’une guerre civile ou d’un conflit militaire, comme le laisse entendre la propagande, mais face à une révolution qui a besoin d’un signal du reste du monde disant que les crimes du despote ne resteront pas impunis. A partir de là, nous rentrons dans une autre phase. Non pas du fait de l’engagement occidental, mais du fait que les forces de répression, qui peuvent aujourd’hui massacrer en toute impunité, comprendront qu’il y a enfin un coût au massacre et donc pourront éventuellement se retourner contre le dictateur, parce qu’elles y trouveront un intérêt, tout simplement celui de ne pas être elles-mêmes écrasées. »

    Sur cette question de l’impact d’éventuelles frappes ciblées, les avis divergent. L’objectif affiché par la coalition occidentale est de « punir » Bachar el-Assad, et non pas de le renverser. Pour François Heisbourg, conseiller spécial à la fondation pour la recherche stratégique à Paris, il est clair qu’une action limitée « modifiera les rapports de force, notamment à Damas. A la rébellion d’en profiter et à l’Armée Libre Syrienne de montrer ce qu’elle sait faire ». Il n’est pas certain que ce soit suffisant, ajoute-t-il, mais cela pourrait « peut-être à amener les Russes à jouer la carte de la conférence de Genève 2 et de lâcher Bachar el-Assad ». Car la Russie risque dans cette affaire d’étaler son impuissance, « elle a promis toutes sortes de conséquences mais elle s’est largement auto-marginalisée et n’a pas grand-chose dans sa besace », explique-t-il encore.

    Mais la Russie, qui met en garde contre le risque de déstabilisation régionale, continue pour sa part d’accuser les rebelles d’être à l’origine de l’usage de gaz toxiques lors de l’attaque du 20 août, dans le but de précipiter une intervention militaire.

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