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    Moyen-Orient

    A la Une : il y a 40 ans, le coup d’État contre Salvador Allende

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    Si la presse latino-américaine (et surtout chilienne) revient largement sur le 40e anniversaire du coup d’État contre le président chilien Salvador Allende, les quotidiens nord-américains décryptent le discours de Barack Obama. Pour expliquer la position américaine sur la Syrie, le président américain s’est adressé mardi soir le 10 septembre 2013 à la nation. Il souhaite donner une chance à la diplomatie et reporte les frappes militaire, tout en gardant la pression sur Damas. Cette intervention télévisée de 16 minutes n’a pas convaincu les commentateurs.

    Obama n’a pas convaincu les commentateurs

    Politico lui reproche de manquer d’une ligne claire dans cette affaire. Le discours était censé clarifier la politique du président, rappelle le site internet, mais cet objectif n’a pas été atteint. Barack Obama parlait tantôt d’action militaire, tantôt d’action diplomatique, citant une lettre d’un ancien combattant qui estimait que le pays était « fatigué de la guerre ». En fait, on a assisté à un discours où le président s’est transformé en Dr Jekyll et Mr Hyde, l’un prenant successivement le dessus sur l’autre.

    « La Maison Blanche n’a tout simplement pas de stratégie syrienne », déplore par exemple le blogueur Stuart Rothenberg dans la revue parlementaire Roll Call. « D’abord le président a parlé d’une ligne rouge, qui si elle était franchie, devait entraîner une réponse militaire. Ensuite, quand la Syrie a effectivement franchi cette ligne, Obama a commencé à tergiverser, en finissant par renvoyer la balle dans le camp du Congrès. Mais bien sûr », continue le blogueur, « il ne nous a pas dit ce qu’il ferait si les parlementaires refusaient son plan de frappes. Ensuite, le secrétaire d’Etat John Kerry, dans un souci de rallier les élus récalcitrants à sa cause, a assuré que l’action militaire des États-Unis serait incroyablement limitée ». Ce à quoi le chef de la Maison Blanche a tenu à préciser que, quand même, les États-Unis n'étaient pas un pays « à prendre des mesures timides. Mais on se croit dans une comédie de Peters Sellers », s’exclame Stuart Rothenberg. Et Bill Keller, l’ancien directeur du New York Times de renchérir : « Si l’on veut jouer aux échecs avec le président russe Vladimir Poutine, il faut respecter une des règles d’or du jeu : bien réfléchir avant d’avancer un pion, surtout si on ne peut plus le retirer après. » Et c’est exactement ce qui est arrivé à John Kerry, lors qu’il a dit à une journaliste que Bachar el-Assad pouvait éviter des frappes s’il mettait ses armes chimiques sous contrôle international...

    Le dossier syrien éclipse largement le 12ème anniversaire des attaques du World Trade Center. Un article est toutefois à signaler dans le New York Times. Il s'agit d'une tribune des deux coprésidents de la Commission du 11 septembre chargée de renforcer la sécurité du pays. Selon eux, beaucoup de choses se sont améliorées mais le pays n’est toujours pas aussi sûr qu’il pourrait l’être. En cause, un dispositif de sécurité qui manque d’efficacité et de contrôle parlementaire...

    Le coup d’État contre Allende, 40 ans après

    Le traitement des commémorations dépendent de la ligne politique. Prenons l’exemple d’El Mercurio, quotidien de droite qui avait appuyé le coup d’État au Chili. Le journal publie en «une» les déclarations du président conservateur Sebastian Piñera qui estime que le gouvernement de Salvador Allende avait à maintes reprises violé la Constitution et l’État de droit. Il faut apprendre des erreurs du passé a ajouté Sebastian Piñera.

    La droite chilienne doit-elle s’excuser pour le coup d’État ? Le débat reste vif. Exemple, cet échange entre lecteurs sur le site d’ El Mercurio : « Ça y est, écrit un certain Julio, nous voilà obligés de danser sur la musique des commémorations orchestrées par la gauche qui semble oublier que Salvador Allende n’était pas un socialiste modéré mais un marxiste pur et dur qui aspirait à un pouvoir total sur le Chili. Donc s’il faut pardonner, il faut que ce soit un pardon de tous pour tous ». « Faux, rétorque Luis, un autre lecteur. Comment peut-on mettre sur un pied d’égalité le gouvernement de l’Union populaire et la dictature ? Il faut que tous les Chiliens condamnent unanimement le terrorisme d’État dont les responsables sont les membres de la dictature militaire ».

    A l’occasion des commémorations, les Chiliens trouvent aujourd’hui dans les kiosques un journal qu’ils n’ont plus vu depuis 40 ans. Le 11 Septembre 1973 les putschistes avaient envahi les locaux de la rédaction d’El Clarin, qui était à l’époque le quotidien le plus diffusé dans le pays. Depuis, le journal a cessé sa publication avant de se convertir en site internet. Pour marquer les 40 ans du coup d’Etat, El Clarin sort aujourd’hui un dossier spécial en version papier.

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