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    Moyen-Orient

    20 ans des Accords d'Oslo: les raisons d'un échec vues par deux négociateurs

    media La célèbre poignée de main du 13 septembre 1993 entre le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin et le représentant de l'OLP, Yasser Arafat. REUTERS/Gary Hershorn/Files

    Il y a 20 ans tout juste, le 13 septembre 1993, Israéliens et Palestiniens signaient les Accords d’Oslo. Un accord qui a permis une reconnaissance mutuelle entre Israël et l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) et qui prévoyait par étapes la résolution du conflit israélo-palestinien. Mais l’accord, qui était intérimaire, n’a jamais abouti à la paix et à un Etat palestinien. Pourquoi ? Deux négociateurs de l’époque, l'un côté israélien, l'autre côté palestinien, donnent leurs réponses à cette question.

    Avec notre correspondante à Jérusalem, Muriel Paradon

    Nabeel Shaat a encore l’œil qui pétille lorsqu’il évoque la poignée de main entre Yasser Arafat et Yitzhak Rabin. Pour le négociateur palestinien des accords d’Oslo, c’était le temps de l’espoir pour la paix, un espoir déçu depuis :

    « Pour moi, explique-t-il, ce qu’il y avait de primordial dans les accords d’Oslo c’est que tout était sur la table : la question des réfugiés, de Jérusalem, des colonies… Il y avait des solutions envisagées. Mais Israël n’a jamais appliqué ces solutions. Et les Etats-Unis ne sont pas intervenus ! ».

    La faute aux extrémistes des deux bords

    Pour Yossi Beilin, négociateur côté israélien, ce sont les extrémistes des deux bords qui ont tué les accords d’Oslo :

    « Les opposants des deux bords étaient farouchement contre le partage des terres, regrette-t-il. Et ils ont fait tout ce qu’ils ont pu pour empêcher l’établissement de la paix. Le Hamas du côté palestinien, cet Israélien qui a commis un massacre à Hebron. Et puis l’assassinat de (Yitzhak) Rabin lui-même. Tout ça, on ne s’y attendait pas ».

    Aujourd’hui les négociations israélo-palestiniennes ont repris. Mais ni Nabeel Shaat ni Yossi Beilin ne croient en leur succès. Pour eux, il n’y a pas de volonté politique d’aboutir à la paix.

    Que reste-t-il des Accords d'Oslo ?

    Oslo a apporté la reconnaissance d'une Autorité palestinienne, l’OLP à l'époque. Il y avait enfin un interlocuteur reconnu côté palestinien. L'accord a aussi permis le retour de 300 000 familles palestiniennes. Il prévoyait aussi une autonomie en matière de sécurité notamment, qui a été mise en oeuvre dans certaines parties des territoires.

    Mais toutes les questions concernant le partage de la Terre, les frontières, le statut de Jérusalem, autrement dit la création d’un Etat palestinien, ont été remises à plus tard. Oslo n'était qu'un accord intérimaire.

    La situation s'est ensuite dégradée : attentats, construction du mur de sécurité en Cisjordanie, l’expansion des colonies... et le processus de paix s'est grippé. Il faut reconnaître aussi qu’aucun dirigeant israélien, après la mort de Yitzhak Rabin en novembre 1995, ne s’est montré aussi prompt à faire des concessions. Même si des négociations ont repris récemment, on est encore loin d'un accord définitif sur le règlement de ce conflit israélo palestinien.

    C'est l'anniversaire de la guerre du Kippour qui est célébré

    Du côté des Palestiniens, les accords d'Oslo ne sont pas vraiment célébré car ils estiment que rien changé pour eux au quotidien. Côté israélien, on note encore moins d'intérêt. C'est un autre anniversaire qui occupe toute la place ici : les quarante ans de la guerre du Kippour, lorsque L'Egypte et la Syrie avaient attaqué Israël qui n'y attendait pas du tout. Cela reste un vrai traumatisme dans la population. Et on en parle beaucoup cette année parce que des archives secrètes ont été déclassifiées. Elles révèlent à quel point les militaires de l’époque étaient dans le désarroi. Beaucoup d’événements sont organisés ces jours-ci dans le pays, pour évoquer cette guerre du Kippour.
     

    → A (RE)LIRE : Pessimisme partagé avant la reprise des négociations de paix israélo-palestiniennes

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