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La justice égyptienne resserre l'étau autour des Frères musulmans
Le tribunal des référés du Caire a interdit, lundi 23 septembre, toute activité de la confrérie des Frères musulmans. Il a par ailleurs ordonné la saisie de tous ses avoirs. C'est un nouveau coup dur pour l'ensemble des composantes de la galaxie des Frères musulmans, alors qu'une plainte est actuellement examinée par le Conseil d'Etat pour interdire, purement et simplement, la confrérie elle-même.
Avec nos correspondants au Caire,
La décision de la cour paralyse pratiquement la confrérie. L’interdiction de toute activité signifie que les autorités pourront intervenir contre toute manifestation organisée par les Frères musulmans - comme cela est le cas chaque vendredi depuis trois mois.
Mais le jugement va plus loin, puisqu’il place les avoirs de la confrérie sous la garde du gouvernement. Cela signifie la fermeture de facto de tous les sièges et bâtiments de la confrérie dans toute l’Egypte. La confrérie est aussi privée de ses avoirs bancaires, eux aussi, saisis.
→ À (RE)LIRE : En Egypte, le nouveau pouvoir poursuit sa répression contre les Frères musulmans
Le tribunal est même allé plus loin encore, en ordonnant la suspension de toute activité des organisations liées aux Frères musulmans. Cela signifie que les écoles, les dispensaires et les organisations caritatives liées à la confrérie voient leurs activités gelées, en attendant d’être soumises à une commission gouvernementale ad hoc.
Une plainte est actuellement examinée par le Conseil d’Etat égyptien pour interdire la confrérie elle-même, comme cela avait été le cas en 1948 puis en 1954.
« Les Frères musulmans font partie de la société »
Cette décision marque une nouvelle étape dans la campagne de répression menée par les autorités. La confrérie a dénoncé un jugement « politique » et promis de rester présente sur le terrain. Beaucoup d’Egyptiens ont eux salué cette mesure. Dans le quartier populaire de Sakar el-Kouriche, dans le sud du Caire, certains accueillent cette annonce avec enthousiasme : « Il faut les éliminer. J’espère qu’un jour les Frères musulmans ne pourront même plus dire qu’ils sont Frères. Maintenant, tout le monde sait qui ils sont vraiment ».
A la différence des hommes avec lesquels il discute sur le pas d’une porte, Amgad Abou Leila Amam s’oppose lui à cette décision de la justice : « Les Frères musulmans font partie de la société, on ne peut pas les en écarter, explique-t-il. Mon cousin est Frère musulman, moi je ne fais pas partie des Frères. Mais je dois l’accepter, je ne peux pas ne pas lui parler ! Ce n’est pas le général Sissi qui va m’interdire d’avoir des relations avec telle ou telle personne. Et on ne peut pas interdire les associations caritatives, comme les orphelinats, même si elles sont dirigées par les Frères musulmans. Ça rend service aux gens. Personne ne peut interdire ça ! »
►À (RÉ)ÉCOUTER : Egypte: les Frères musulmans dans la clandestinité?
Ecoles, hôpitaux, orphelinats… Les activités caritatives des Frères musulmans sont elles aussi visées par cette interdiction. Des activités qui comme les autres, doivent surtout être mieux contrôlées, selon Mohamed Ahmad, un commerçant : « Ils ne rendent service aux gens que pendant les élections ! souligne-t-il. Ça ne me dérange pas qu’ils fassent partie de la société, mais il faut qu’ils respectent la loi. C’est un groupe qui travaille dans la clandestinité. Et ils disent qu’ils sont pacifiques mais ils bloquent les routes et détruisent des écoles ou des institutions ».
■ ANALYSE : Un statut légal toujours nébuleux
La confrérie des Frères musulmans avait été dissoute en 1954, à la suite d’un conflit avec le gouvernement des officiers libres de Nasser, rappelle notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti. Avec Sadate, puis Moubarak, la confrérie est restée une entité interdite mais tolérée. C’est pour échapper à ce côté «société secrète», sans statut juridique, que la confrérie a décidé de créer l’ONG dont les activités viennent d’être interdites par la justice.
Sur le papier, le chef du parti est un chrétien
Une ONG dont dépendaient une série d’organisations caritatives, des mosquées, des écoles et des dispensaires. Toutefois, selon des juristes, le parti Liberté et Justice des Frères musulmans n’est pas concerné par ce jugement.
D’abord, parce qu’il n’entre pas dans le cadre de la loi sur les ONG, mais relève de celle sur les partis politiques. Ensuite, la formation Liberté et Justice n’est pas officiellement affiliée aux Frères musulmans. Le parti se présente comme une formation à références islamiques et a même nommé, pour la forme, un chrétien protestant en numéro trois : Rafic Habib, qui se retrouve aujourd’hui, sur le papier, le chef du parti.

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(3) Réactions
La décision de la justice
La décision de la justice égyptienne d'interdire la mouvance des frères musulmans est un pas vers l'intérêt général de nos sociétés arabo-musulmanes mais pas encore assez pour plus d’espoirs:
ce dont nous avons besoin est l'interdiction pure et simple de tous liens entre la politique et la religion.
les sociétés occidentales se sont modernisées en partie grâce à la dissociation entre ce qui est politique et l'état, les états y étaient déjà bien structurés, nous ce n'est pas encore notre cas, et la simple idée de laïcité à l'occidentale ne nous convienne pas. nous avons besoins de décisions fortes qui font de nous des êtres humains qui comprennent la vie et œuvrent pour qu'elle perdure indépendamment du sort de tout un chacun.
ceux qui cherche à nous gouverner doivent savoir au moins une vérité: ils sont libres de penser ce qui leur semble bon de leurs sort devant Dieu mais nous sommes dans notre droit si l'on demande des dirigeants pour la vie et pas pour autre chose.
les authorites egyptiens ont perdu la raison
Avec cette decision les authorites egyptiens ont perdu la raison. L'Irak est un pays foutu!! nous le savons tous!! mais les freres musulmans ont la capacite de rendre l'Egypte un deuxieme Irak et c'est une realite!!!
wait and see!!!Ce qui s'est joue dans ce pays est un complot abominable et qui aura des consequences terribles a l'echelle mondiale.
D'apres un conte africain
D'apres un conte africain"Une fois les souris etaient tres riches et ne savaient que faire de leur richesse; alors elles se rendirent chez Dieu pour leur faire redevenir pauvres.
Alors Dieu offrit un chat afame qui les poursuit dans les trous".
On vous a fait confiance, on vous a donner l'autorisation de creer un parti; vous avez la chance: on vous a voter.Benh pourkoi maintenant la tornade democratique vous emporte et vous coulez a pic? Quand on se croit plus fort que le faible, on a aussi le plus fort que vous.Ce sera une lecon pour ceux qui se servent de la demcratie dans l'hypocrisie. Que les valeureux soldats garants de la democratie egyptienne tiennent bon pour le bien de toute l'egypte.Du courage !!!!!