GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 3 Décembre
Mercredi 4 Décembre
Jeudi 5 Décembre
Vendredi 6 Décembre
Aujourd'hui
Dimanche 8 Décembre
Lundi 9 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Moyen-Orient

    Le Qatar accusé d'esclavagisme sur les chantiers du Mondial 2022

    media Des travailleurs népalais à Doha, au Qatar. Getty Images

    C'est une révélation fracassante qui risque d'entacher un peu plus l'image du Qatar, déjà soupçonné en 2010 d'avoir « acheté » la Coupe du monde de 2022. L'émirat est pointé du doigt ce jeudi 26 septembre pour les conditions inhumaines et meurtrières dans lesquelles travaillent les ouvriers migrants, dont de nombreux Népalais, sur les chantiers des sites du Mondial.

    « Le Qatar est une prison à ciel ouvert ». Cette remarque prononcée il y a six mois par l'ambassadrice du Népal au Qatar pour illustrer les conditions de travail de plusieurs milliers de ses compatriotes sur des chantiers du Mondial 2022, lui a valu ce jeudi un rappel à Katmandu pour « non-respect du protocole diplomatique ».

    Sa phrase a été reprise par le Guardian ce jeudi dans une enquête explosive. On y découvre une longue liste d'abus graves d'employeurs à l'encontre de cette main-d'oeuvre bon marché, dont les Népalais représentent 40%. Selon des documents confiés par l'ambassade du Népal à Doha au journal britannique, au moins 44 Népalais sont morts entre le 4 juin et le 8 août, soit près d'un décès par jour. Le quotidien dénonce une exploitation qui s'apparente à de l'esclavage moderne.

    Pas d'accès à l'eau potable

    En résumé, pour se rendre sur ces chantiers qatariens, les ouvriers, souvent très jeunes, s'endettent. Sur place, leur passeport est confisqué, les empêchant de quitter le pays. Au travail, ils sont exploités comme des esclaves et ne perçoivent pas de salaire pendant des mois. Parfois, ils n'ont pas même accès à l'eau potable, avec des températures pouvant aller jusqu'à 50 degrés.

    Les conditions sanitaires sont effroyables, les chambres insalubres, surpeuplées. Et ces travailleurs pauvres meurent par dizaines, ramenés dans leurs villages dans des cercueils, parfois plusieurs semaines après leur décès.

    Rapide réaction du comité qatarien

    Le comité suprême Qatar 2022, chargé de préparer la Coupe du monde, s'est dit profondément concerné par ces allégations, assurant avoir lancé une enquête. Il a aussitôt envoyé un communiqué où il précise « que le bien-être et la dignité sont de la plus haute importance. Comme tout le monde, nous sommes choqués à la vue de ces images et ces témoignages. »

    Le comité a également publié une charte des migrants rappelant les droits de l'homme. On y trouve l'évocation de « l'égalité, la dignité, les salaires payés à temps, le droit à la santé ». En théorie, toutes les entreprises qui travaillent sur les chantiers de la Coupe 2022 au Qatar doivent signer cette charte.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.