Côte d'Ivoire - 
Article publié le : samedi 28 septembre 2013 à 02:17 - Dernière modification le : samedi 28 septembre 2013 à 08:18

Côte d'Ivoire : la réconciliation, un chantier en panne

Le président de la CDVR, Charles Konan Banny.
Le président de la CDVR, Charles Konan Banny.
AFP PHOTO / SIA KAMBOU

Par RFI

La Commission dialogue, vérité et réconciliation souffle ses deux bougies ce samedi 28 septembre. Mise en place après les violences postélectorales par le président Ouattara, elle avait pour mission de réconcilier les Ivoiriens. La CDVR, présidée par l’ancien Premier ministre Charles Konan Banny, avait deux ans pour rendre son rapport au chef de l’Etat. Son bilan, aujourd’hui, semble être en dessous des attentes.

La réconciliation des Ivoiriens ne peut pas se faire en deux ans. C’est un processus de long terme, dit-on au sein de la Commission dialogue, vérité et réconciliation, dont le travail reste méconnu. L’action de la CDVR a peu d'impact à travers le pays, malgré l’instauration de trente-six commissions locales en janvier dernier pour toucher toutes les régions de Côte d’Ivoire.

Face au bilan très en dessous des attentes, plusieurs questions se posent. La Commission Banny a-t-elle eu les coudées franches ? Y-a-t-il eu une réelle volonté politique de faciliter son travail et de l’aider ?

Les quelques alertes de la CDVR, à l'attention des autorités contre le harcèlement disproportionné des sympathisants de l’opposition, n'ont reçu, bien souvent, que peu de considération. Charles Konan Banny s’est plaint de ne pas avoir les moyens nécessaires à son action. Il lui aura fallu de la patience avant que le faible budget alloué à la CDVR ne soit débloqué.

La Commission ne souffre-t-elle pas d’un péché originel ? Confier les clés d’une institution devant être au dessus des chapelles politiques à Charles Konan Banny, était-ce le bon choix?

Ce qui avait semblé au départ une bonne idée de la part du président Ouattara aura finalement déçu ses premiers supporters, le comité des Elders, les sages ou les anciens, dont le prix Nobel de la paix, l’archevêque sud-africain Desmond Tutu et l’ancien secrétaire général de l’ONU, Koffi Annan. 

tags: Alassane Ouattara - Côte d'Ivoire
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Autant, le pardon

Autant, le pardon succede la repentance, la repentance succede egalement la justice. Tant que les autorites judiciaires n'accelerent pas les procedures contre toutes personnes soupconnees d'etre impliquees dans la crise la crise post electorale qui a engendre 3000 morts, ceux ci ne se sentiront coupables de rien et ne se repentiront pas. De l'autre cote, les victimes et leurs proches cultiveront des sentiments revanchards. Ainsi, le cycle de la haine ou de l'adversite se developpera au detriment de la vrai reconciliation.

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