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    Moyen-Orient

    Turquie: Erdogan lève l'interdiction du voile, aucune avancée côté kurde

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    A Ankara, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a annoncé ce lundi 30 septembre des mesures dites de démocratisation. Elles devaient essentiellement viser à nourrir le processus de paix engagé avec la rébellion kurde. Finalement, les choses n'ont que peu évolué de ce côté-là, et la déception domine. En revanche, le chef du gouvernement a décidé la fin de l'interdiction du voile islamique.

    Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

    Si l'on estime que cette mesure peut être considérée comme une avancée démocratique - c'est en tous cas ainsi que le Premier ministre l'a défendue -, il est certain que l'annonce de la levée de l'interdiction du voile islamique dans les administrations va faire plaisir à une large partie de la population, mais seulement parmi les électeurs du Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir depuis onze ans.

    Cette décision n'est d'ailleurs pas une grande surprise, puisque pas à pas, l'AKP de M. Erdogan lui avait ouvert la voie ces dernières années, en autorisant le foulard à l'école, à l'université, dans les tribunaux et aux examens.

    Même l'opposition sociale-démocrate, pour laquelle la disparition de ce dogme kémaliste confirme l'orientation de plus en plus religieuse du pays, ne se dit pas surprise par cette initiative.

    Le statu quo avec les Kurdes

    En revanche, la déception est unanime dans tous les autres secteurs de la société : ceux qui attendaient des avancées vraiment démocratiques et des réponses à leurs revendications, souvent séculaires. Les minorités alévie, grécophone, syriaque ou rom ne se voient octroyer que des miettes de reconnaissance, très loin de leurs attentes.

    Enfin, c'est bien sûr du côté des Kurdes que la désillusion est la plus grande. On peut même dire qu'elle est totale. Aucune des revendications qui auraient pu faire avancer le processus de paix en cours n'a trouvé réponse ; la question de l'identité nationale - que la Constitution définit comme « turque » - est entièrement ignorée ; l'enseignement du kurde et en kurde dans le primaire ne sera autorisé qu'en école privée, et l'abaissement du barrage électoral national aux législatives, actuellement de 10%, sera discuté ultérieurement, a annoncé le chef du gouvernement.

    Commentaire unanime parmi les analystes de ce paquet de démocratisation : « La montagne a accouché d'une souris ». Et les négociations pour la résolution du problème kurde risquent bien d'en rester là, c'est-à-dire d'avorter avant même d'avoir commencé.

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