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Article publié le : jeudi 03 octobre 2013 à 04:46 - Dernière modification le : jeudi 03 octobre 2013 à 04:46

L'économie syrienne au bord de l'effondrement

Les destructions subies par les secteurs publics et privés en Syrie se montent à 16 milliards de dollars.
Les destructions subies par les secteurs publics et privés en Syrie se montent à 16 milliards de dollars.
REUTERS/Molhem Barakat

Par RFI

Le régime de Damas s'inquiète de plus en plus des conséquences économiques du conflit qui ravage le pays depuis deux ans et demi. Dans une allocution au Parlement syrien, le Premier ministre Wael al-Halqi a reconnu lui-même que la machine économique syrienne était au bord de l'effondrement. Et chose rare depuis le début de la guerre civile, il a donné une estimation chiffrée des destructions subies par le pays.

Près de 3 000 milliards de livres syrienne soit environ 16 milliards de dollars (environ 1,8 milliards d'euros). Voilà selon le gouvernement syrien, le montant des destructions subies depuis deux ans par les secteurs publics et privés. Cité par l'agence officielle Sana, le Premier ministre syrien, Wael al-Halqi, a en outre reconnu que les réserves de devises étrangères étaient en voie d'épuisement. Et que l'Etat allait devoir emprunter de l'argent à des pays amis, sans doute la Russie et l'Iran, principaux alliés du régime syrien.

Production de pétrole et tourisme à l'arrêt, agriculture désorganisée

Depuis que le conflit a éclaté en Syrie, le régime de Damas est confronté à des difficultés économiques chaque jour plus importantes : d'un côté, il y a les sanctions internationales, et de l'autre, l'effondrement de la production de pétrole, la majorité des champs d'hydrocarbures étant situés dans les territoires rebelles.

Autre difficulté : la disparition de la manne touristique et la désorganisation du secteur agricole. Pour Damas, les rentrées d'argent sont devenues quasiment nulles, une situation d'autant plus difficile à gérer qu'il faut soutenir l'effort de guerre. Selon une étude des Nations unies, le PIB syrien se serait effondré de 30 à 40% au cours des deux dernières années.

→ À (RE)LIRE : Le goût amer de la résolution de l’ONU sur la Syrie

tags: Pétrole - Syrie - Tourisme
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(1) Réaction

Un terrain relativement fertile.

Et avant la guerre le pays était autosuffisant en alimentation. La production agricole était suffisante pour nourrir le pays ET exporter vers d'autres pays. Peut-être que c'est aussi ça qui est convoité, un terrain relativement fertile.

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