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    Moyen-Orient

    Patrimoine de l’oncle de Bachar el-Assad: des «biens légitimement acquis», selon la famille

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    Le parquet de Paris a ouvert,  lundi 30 octobre, une enquête préliminaire concernant le patrimoine immobilier français de l’oncle de Bachar el-Assad. Une démarche qui fait suite à la plainte déposée le mois dernier par Sherpa et Transparency International. Les deux organisations, à l’origine du dossier des « biens mal acquis » de dirigeants africains, accusent Rifaat el-Assad, ex-cadre du régime syrien, de « recel de détournement de fonds publics, corruption et blanchiment en bande organisée ». Des accusations rejetées, ce jeudi, par la famille du président syrien.

    Un immeuble de sept étages sur la très chic avenue Foch, des dizaines d’appartements dans le XVIe arrondissement - le plus riche de la capitale française -, un autre terrain parisien - constructible lui - et un haras de 45 hectares dans un département voisin. Voici l’étendue du patrimoine immobilier de Rifaat el-Assad. Le tout acheté entre 1984 et 1986, au cours des deux premières années d’exil de celui qui était alors le frère du président syrien Hafez el-Assad.

    « Ce sont des biens légitimement acquis », assure l’un de ses fils, Siwar el-Assad, porte-parole de la famille dans cette affaire. Rifaat el-Assad, lui, est actuellement à Genève pour préparer la conférence de paix pour la Syrie, espérée le mois prochain. Car Rifaat el-Assad est à la tête d’un parti politique d’opposition : l’Alliance démocratique unie syrienne.

    C’est d’ailleurs, selon sa famille, cette activité politique qui lui a permis d’acquérir tous ces biens. « Rifaat el-Assad a reçu un soutien de ses amis qui croyaient en son mouvement », assure son fils. Ces amis en question sont soit des particuliers, soit des Etats - arabes principalement. Leurs dons ont permis de constituer ce patrimoine, qui a servi à accueillir les partisans de Rifaat el-Assad, partis eux aussi en exil. Ils auraient été jusqu'à 400 à vivre en France.

    « Si Rifaat el-Assad ne s’appelait pas Rifaat el-Assad... »

    Siwar el-Assad garde les noms de ces généreux donateurs pour la justice. Il évoque simplement le roi d’Arabie saoudite, à l’époque prince héritier, et assure que la France n’a jamais été au nombre de ces donateurs. Et c’est l’un des arguments de la défense.

    « On nous parle de détournement de fonds publics. Ce ne peut-être que des détournements de fonds publics syriens. Si tant est que ces détournements aient existé - ce qui n’est pas le cas -, la justice française n’est pas compétente pour les connaître », affirme Me Marcel Ceccaldi, l’avocat de la famille.

    Me Ceccaldi s’étonne donc qu’une enquête préliminaire ait été ouverte par le procureur de Paris lundi dernier. Il dénonce une décision « précipitée » : « Si l’argent venait de détournements, ne pensez-vous pas qu’il y aurait eu des signaux d’alerte : que ce soit de la part des autorités financières, ou lorsque Rifaat el-Assad a été fait Grand Officier de la Légion d’honneur par le président Mitterrand ? »

    L’avocat voit donc dans toute cette affaire une opération de communication de deux associations, qui veulent se faire un nom en attaquant le patronyme Assad. « Si Rifaat el-Assad ne s’appelait pas Rifaat el-Assad, il n’y aurait pas d’affaire Rifaat el-Assad. »

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