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    Moyen-Orient

    La crise diplomatique entre Le Caire et Ankara à son paroxysme

    media Recep Tayyip Erdogan, le Premier ministre turc. REUTERS/Umit Bekta

    La crise entre l'Egypte et la Turquie, née avec la destitution de l'islamiste Mohamed Morsi et la répression de ses partisans, s'est aggravée ce samedi 23 novembre. Le Caire a expulsé l'ambassadeur turc et réduit sa représentation diplomatique à Ankara, qui a promis la « réciprocité ». Ankara a pour sa part déclaré persona non grata l'ambassadeur égyptien en Turquie.

    Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

    Un « grand démocrate », disait encore hier, vendredi 22 novembre, à l’occasion du centième jour de la répression de la place Rabia, le Premier ministre Erdogan au sujet de l’ancien président Morsi, insistant sur le respect que lui inspirait son « attitude » devant la justice, mais ajoutant qu’il n’en avait aucun pour les auteurs du coup d’Etat.

    Ce sont ces mots qui ont définitivement fâché les autorités égyptiennes, qui avaient déjà, à plusieurs reprises, dénoncé l’immixtion de la Turquie dans leurs affaires intérieures. Le même ambassadeur turc, Hüseyin Avni Botsali, qui avait déjà, peu après le renversement du gouvernement des Frères musulmans, été rappelé à Ankara en signe de protestation, est cette fois tellement sûr de ne pas reprendre son poste au Caire qu’il a déjà été affecté à la tête d’une nouvelle ambassade.

    → A (RE)LIRE : Turquie: le soutien indéfectible d’Erdogan aux Frères musulmans égyptiens

    Quant à l’ambassadeur égyptien en Turquie, qui était déjà, depuis août dernier, dans son pays pour consultations, il a été prié par Ankara de rester où il est avant d'être officiellement déclaré persona non grata en Turquie.

    Au centre de la querelle : les Frères musulmans

    Depuis début juin, les relations n’ont fait que se tendre entre les deux pays, en raison du soutien appuyé du gouvernement islamo-conservateur de l’AKP aux Frères musulmans. Le torchon brûle désormais, ce qui ne semble pas gêner Recep Tayyip Erdogan, qui ne rate pas une occasion de faire en public le signe de la main aux quatre doigts ouverts, symbole de la place Rabia.

    Cet après-midi, la Turquie a convoqué le chargé d'affaires égyptien après cette décision du Caire d'expulser son ambassadeur.

    ZOOM : Rien ne va plus entre l'Egypte et la Turquie

    Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

    Les autorités égyptiennes attendaient la goutte d’eau qui ferait déborder le vase et Recep Tayyip Erdogan la leur a fournie en dénonçant pour la énième fois « le coup d’Etat contre le président Mohamed Morsi » .

    Vu du Caire, les diatribes d’Erdogan étaient moins dues à son attachement à la démocratie qu’à son islamisme. Le Caire ne manque pas de faire le rapprochement entre le parti « Justice et développement » d’Erdogan et le parti « Liberté et justice » de Morsi. Deux partis « Frères musulmans » selon Le Caire.

    Mais cette brouille politique risque de coûter cher aux deux parties. Les échanges commerciaux étaient de 5 milliards de dollars en 2012. 33% de plus qu’en 2011. Une balance nettement en faveur de la Turquie qui a exporté pour près de 3,5 milliards de dollars à l’Egypte.

    Par ailleurs, les Turcs avaient investi près de 2 milliards de dollars et créé 50 000 emplois en Egypte. Des exportations et des emplois qui pourraient bientôt être menacés par la détérioration des relations entre le Caire et Ankara.

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