GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 16 Juin
Lundi 17 Juin
Mardi 18 Juin
Mercredi 19 Juin
Aujourd'hui
Vendredi 21 Juin
Samedi 22 Juin
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Moyen-Orient

    Egypte: le projet de Constitution déjà très critiqué

    media Des militantes islamistes ont été emprisonnées, accusées d'avoir bloqué le trafic routier pendant une manifestation à Alexandrie. REUTERS/Stringer

    Le procès de Mohamed Badie, le guide suprême des Frères musulmans égyptiens, a  débuté ce lundi 9 décembre. Il comparaîtra avec quatorze co-accusés pour des violences ayant suivi la destitution du président Mohammed Morsi en juillet dernier. Dimanche, ce sont des militants non-islamistes qui étaient jugés au Caire pour des manifestations interdites. C’est dans ce contexte que se déroule le processus d’adoption d’une nouvelle Constitution qui devra être soumise à référendum.

    Ils sont cinquante, dont cinq femmes, à avoir travaillé ces trois derniers mois à l’élaboration d’une nouvelle Constitution pour l’Egypte. Amr el-Shobaki est l’un d’entre-eux. Il énumère les avancées qui figurent selon lui dans le texte. « L'égalité entre les hommes et les femmes, l’égalité entre tous les citoyens égyptiens chrétiens et musulmans, etc. Il y a un changement radical en ce qui concerne la liberté d’expression : on ne pourra plus emprisonner un journaliste pour un article ! »

    Brièvement élu député après la chute de Hosni Moubarak en 2011, Amr el-Shobaki estime que le texte dessine « un système démocratique, quasi-présidentiel, proche du système politique français avec un président et un Premier ministre ».

    → A (RE)LIRE : 21 jeunes manifestantes pro-Morsi remises en liberté

    Rôle de l’armée

    Ce projet de Constitution est déjà très critiqué. Par les Frères Musulmans d’abord, qui considèrent que la destitution de Mohamed Morsi en juillet dernier était un coup d’Etat. Ils n’ont pas participé à la rédaction du texte et le rejettent vigoureusement. A l’inverse, les salafistes égyptiens du parti al-Nour, ont décidé de voter en faveur du projet de Constitution.

    Le texte suscite aussi l’inquiétude des défenseurs des droits de l’Homme. « C’est une véritable catastrophe », lance Mona Bedeir, militante du Mouvement du 6 avril, fer de lance de la Révolution égyptienne de 2011. Comme d’autres, Mona Bedeir est en colère contre l’article qui permet la comparution de civils devant des tribunaux militaires.

    Mais aussi contre ce paragraphe, qui confère à l’armée le privilège de nommer le ministre de la Défense (qui devra être un militaire lui-même). « N’importe quelle démocratie dans le monde repose sur le contrôle complet des civils sur les militaires. Avec cette Constitution, c’est totalement l’inverse », affirme la militante égyptienne, jointe au Caire par RFI.

    Les procès de civils devant des juges militaires, « cela ne concerne que les auteurs d’attaques terroristes directes », tempère Amr el-Shobaki, qui a participé à la rédaction du texte et qui reconnaît « une lacune » du point de vue des démocrates, avant d’ajouter : « on ne peut pas tout obtenir en une seule fois ».

    Loi anti-manifestations

    Le processus d’adoption de cette nouvelle Constitution égyptienne se déroule dans un contexte tendu. Les autorités égyptiennes ont voté le mois dernier une loi antimanifestations. Des militants ont été arrêtés pour l’avoir bravée.

    → A (RE)LIRE : Cafouillages autour de la loi de « réglementation des manifestations »

    Et il n’est pas sûr que la future Constitution protègera davantage les citoyens. « Les limites sont déjà apparues puisque l’assemblée constituante a prévu la liberté de manifester alors qu’au même moment le gouvernement adoptait une loi anti-manifestation très liberticide, encore plus restrictive que sous Moubarak », explique la juriste française Nathalie Bernard-Maugiron, de l’Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman. « Les droits et libertés prévus par la Constitution devront être mis en œuvre par des lois et c’est au niveau des lois que des limites risquent d’apparaître, analyse Nathalie Bernard-Maugiron pour qui, il ressort de ce texte que l’armée est aujourd’hui la force toute puissante en Egypte. »

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.