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    Moyen-Orient

    Israël: des migrants africains manifestent pour demander le statut de réfugié

    media Des migrants africains protestent devant la Knesset, à Jérusalem, le 17 décembre 2013. REUTERS/Ammar Awad

    Une centaine de migrants africains se sont enfuis du centre de rétention d'Holot, dans le sud d’Israël, qui a ouvert la semaine dernière. Ils protestent contre leurs conditions de détention et ils ont manifesté mardi 17 décembre à Jérusalem. Les manifestants, dont certains ont entamé une grève de la faim, demandent la reconnaissance de leur statut de réfugiés et souhaitent être relâchés du centre de rétention.

    Avec notre correspondante à Jérusalem, Emilie Baujard

    Dans la neige fraîchement fondue, une centaine de sans-papiers africains sont venus manifester leur colère contre le gouvernement israélien. Sur leurs pancartes, on peut lire « réfugiés pas criminels », « nous sommes en danger, pas dangereux ».

    Cet homme en sandales est arrivé d’Erythrée en 2008. Il s’est enfui du centre de rétention du Neguev dimanche soir et raconte : « Il n’y pas de docteur, pas de nourriture. Nous avons fui nos pays pour trouver refuge. Alors, pourquoi nous mettre en prison ? Qu’est-ce que nous avons fait ? Nous n’avons rien fait ».

    Nouvelle loi contre l'immigration clandestine

    Comme des milliers de migrants africains, cet homme est entré illégalement en Israël et à ce titre, il n’a aucun statut. Tout comme Adam, arrivé du Darfour il y a cinq ans, et qui demande aujourd’hui à être entendu par le gouvernement israélien.

    « Depuis notre arrivée en Israël, personne n’a étudié notre statut pour savoir si nous sommes des réfugiés ou non, témoigne Adam. Donc, on nous traque comme des criminels. Certaines personnes sont en détention depuis plus d’un an, elles vont de centre de rétention en centre de rétention. Et ça peut durer indéfiniment, car elles ne peuvent pas non plus rentrer chez elles, c’est trop dangereux. »

    La semaine dernière, une nouvelle loi a été votée. Elle oblige les migrants illégaux à dormir dans des centres de rétention dit ouverts et d’y pointer trois fois par jour. « Des prisons », estiment les parlementaires de gauche, qui ont saisi la Cour suprême israélienne.

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