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    Moyen-Orient

    Opération anti-corruption en Turquie: Erdogan remanie sous pression

    media Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan à Ankara le 25 décembre 2013. REUTERS/Umit Bektas

    Depuis mercredi 25 décembre, le gouvernement turc possède de nouveaux ministres après un remaniement de plus de la moitié des portefeuilles. Dix ministères, composés de 26 membres du parti de la Justice et du Développement, AKP, ont été redistridués. Le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, a dû prendre cette décision après un scandale de corruption même s'il se dit « victime d'un complot international ». Plusieurs réactions soulignent l'action tardive du gouvernement.

    Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

    C'est un remaniement plus important que ce que souhaitait le Premier ministre. Il a dû suivre les recommandations du chef de l’Etat. Ainsi, Recep Tayyip Erdogan a procédé au plus important des cinq remaniements effectués sous le parti de la Justice et du Développement, au pouvoir depuis novembre 2002. Sur les dix ministres nommés, soit la moitié du cabinet, neuf sont des nouveaux qui font leur entrée au gouvernement.

    M. Erdogan voulait limiter les changements au remplacement des trois ministres démissionnaires (Economie, Intérieur et Urbanisme & Environnement), auxquels se rajoutaient nécessairement trois postes dont les titulaires se présentent aux prochaines municipales, (Justice, Famille et Transport & communications).

    Certaines nominations imposées

    Ensuite, viennent ceux dont le changement a quasiment été imposé au Premier ministre. Des changements qui ont été à l’origine de longues tractations, mais qui se sont avérés nécessaires pour une raison simple : même si ces ministres demeurent pour l’instant en dehors de l’actuelle enquête sur la corruption, ils n’avaient pas une réputation totalement irréprochable.

    On trouve en premier lieu le ministre des Affaires européennes, Egemen Bagis, un proche du chef du gouvernement, ainsi que les responsables des Sports, et celui des Sciences et de l’Industrie. Finalement, c’est un cabinet de crise qui a été choisi dans la perspective des élections. Un gouvernement d’urgence avec, aux deux postes clés, Bekir Bozdag, à la Justice, un pilier du gouvernement et, à l’Intérieur, Efkan Ala, un proche conseiller.

    A (RE) LIRE : Corruption en Turquie: Erdogan se dit « victime d'un complot »

    Critiques sur un remaniement tardif

    Les commentateurs soulignent surtout le fait que ce remaniement intervient tard par rapport à la polémique sur la corruption. Pour certains, il a aussi été accouché dans la douleur et la négociation. Ils soulignent aussi le fait qu'il est plus large que prévu, et constitué essentiellement de novices.  Il semblerait que le Premier ministre se soit fait forcer la main. Autrement dit, Erdogan n’est plus totalement maître du jeu. C’est désormais un chef du gouvernement sous influence.

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