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    Moyen-Orient

    Irak: avec l'assaut sur Fallouja, le risque de l'amalgame

    media Des combattants tribaux déployés dans les rues de Fallouja, le 5 janvier 2013. REUTERS/Stringer

    L'assaut est imminent en Irak. A Fallouja, dans la province d’Al-Anbar, à 60 km de Bagdad, l’armée s’apprête à passer à l’offensive. Le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki appelle les habitants et les tribus de cette région à chasser les groupes extrémistes qui la contrôlent. Problème : les insurgés ne sont pas tous des jihadistes, beaucoup sont de simples Irakiens sunnites ayant choisi la confrontation avec un pouvoir chiite qui les méprise.

    Une confrontation qui dure depuis une année, une lutte confessionnelle armée. Les sunnites d’un côté, les chiites de l’autre. Le bilan de l’année 2013 est meurtrier : près de 8000 victimes.

    Pour couronner le tout, la semaine dernière profitant de cette situation, l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), un groupe réputé proche d’al-Qaïda présent en Syrie, déploie ses hommes dans la région d’Al-Anbar. Les deux principales villes de cette province, Fallouja et Ramadi tombent entre les mains de ces jihadistes surentraînés.

    Bagdad décide l’envoi de renforts militaires, les insurgés résistent, ils tiennent leurs positions, ils gagnent du terrain. Pour le Premier ministre Nouri al-Maliki il y a une solution : écraser ces terroristes. Pas simple, surtout en zone urbaine.

    Pour y parvenir, il demande l’aide des tribus de cette région sunnite. Ces mêmes tribus qu’il marginalise et réprime violement depuis un an.

    Mais Nouri al-Maliki n’a pas d’autre choix. Il ne peut tout simplement pas se permettre de laisser des groupes extrémistes évoluer en toute liberté à Fallouja et Ramadi, situées à quelques dizaines de kilomètres à peine de la capitale irakienne.

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