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    Moyen-Orient

    Irak: contrôler Fallouja, une tâche ardue

    media Fallouja, à l'ouest de Bagdad, le 8 janvier 2014. AFP PHOTO/SADAM EL-MAHMEDY

    Mercredi 8 janvier 2014, combats et bombardements ont secoué la ville irakienne de Fallouja, bastion de la rébellion sunnite. La cité est toujours sous le contrôle d'hommes armés, même si des policiers chargés de la circulation ont fait leur retour dans les rues.

    La situation est toujours confuse à Fallouja. Des membres de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), un groupe lié à al-Qaïda, ainsi que des membres de tribus, ont pris le contrôle ces derniers jours de la ville à grande majorité sunnite.

    Des hommes armés et masqués, selon des témoins, patrouillent dans les rues. Ils contrôlent aussi les routes et les ponts qui mènent à Fallouja. Quatre principaux groupes se disputent le contrôle de la ville : les forces de sécurité, des tribus sunnites qui combattent à leurs côtés, des membres de l'EIIL et des tribus hostiles au gouvernement.

    Reste que prendre la ville n'est pas une mince affaire. En avril 2004, les forces américaines s'y étaient cassé les dents. Michel Goya, qui dirige le bureau de recherche du Centre de doctrine d'emploi des forces armées de l'armée de Terre à Paris, explique que le siège de la ville avait alors duré jusqu'au mois de novembre.

    Plusieurs semaines de combat pour pacifier Fallouja ?

    Les moyens employés à l'époque étaient considérables, rappelle-t-il, c'était « un rouleau compresseur extrêmement puissant. »

    Il y avait ensuite eu « une deuxième phase, où ces sections de marine [étaient allées] fouiller les 40 000 habitations de la ville pendant un mois, maison par maison. Vous (aviez) plus de combats, plus de coups de feu à l'intérieur des maisons de la ville de Fallouja que dans toute l'histoire de la police américaine par exemple. »

    → À (RE)LIRE : Karim Pakzad et la « lutte entre l'Arabie saoudite et l'Iran en Irak »

    La bataille de Fallouja s'était soldée pour les forces américaines par plus de 700 victimes. L'armée irakienne est loin d'avoir les moyens de l'armée américaine. Il faudra donc probablement plusieurs semaines de combat avant que la ville ne soit pacifiée.

    « Maliki raconte des mensonges »

    Pour Abu Mahmoud, un habitant de Fallouja, Nouri al-Maliki essaye de faire taire les sunnites qui l’accusent d’accaparer le pouvoir.

    « A Fallouja, nous sommes bombardés par les forces de Maliki, explique ce dernier. Les civils sont la cible de tirs de mortier, d’artillerie et des chars stationnés aux abords de la ville. Il y a aussi les avions de combat qui lâchent leurs bombes d’une manière complètement aléatoire. Leur but est de terroriser la population. Je me trouve actuellement en pleine rue à Fallouja, et il n’y a aucun combattant de l’Etat islamique en Irak et au Levant. Al-Maliki raconte des mensonges. »

    « Les Américains avaient également justifié le bombardement de Fallouja de cette manière, poursuit Abu Mahmoud. Ils avaient dit qu’il y avait une forte présence d’al-Qaïda. […] Al-Maliki est en train de mener une guerre confessionnelle. Mais les seules personnes à qui nous pouvons reprocher cela sont les chefs des tribus chiites du sud de l’Irak. Ces tribus ne cessent de nous répéter qu’il n’y a pas de conflit confessionnel entre sunnites et chiites, que nous sommes frères, que nous faisons partie d’une même famille, qu’ensemble nous formons le peuple d’un même pays. Mais ce discours est faux. »

    Selon le Croissant-Rouge irakien, 13 000 familles auraient quitté Fallouja en raison des combats et des bombardements.

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