GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 20 Novembre
Mardi 21 Novembre
Mercredi 22 Novembre
Jeudi 23 Novembre
Aujourd'hui
Samedi 25 Novembre
Dimanche 26 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Moyen-Orient

    Egypte: l'armée désigne son chef, Abdel Fattah al-Sissi, comme candidat à la présidentielle

    media Le désormais maréchal al-Sissi, ministre de la Défense et vice-Premier ministre, au Caire, en mai 2013. REUTERS/Stringer/Files

    A peine a-t-il été promu maréchal qu'Abdel Fattah al-Sissi, ministre de la Défense, a reçu le mandat de l'armée pour se présenter à l'élection présidentielle. Le Conseil suprême des forces armées, réuni sous la direction du maréchal al-Sissi, a souligné dans un communiqué que « la confiance populaire donnée au maréchal Sissi est un appel auquel il faut répondre ».

    Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

    Un communiqué pour le moins alambiqué et qui ne semble pas savoir que Abdel Fattah al-Sissi n’était plus général, mais maréchal sur décision du président par intérim. Le communiqué commence par souligner que le Conseil suprême de l’armée « ne pouvait que respecter la volonté de larges franges de la population réclamant que le général al-Sissi présente sa candidature à la présidence ». Le Conseil ajoute qu’il « considère cette revendication populaire comme un ordre ».

    Toutefois, le Conseil laisse au maréchal le droit de faire son choix en fonction de sa « conscience patriotique » et conclut que « la décision finale appartenait au peuple qui se prononcera lors des élections ».

    Remerciements

    Selon le communiqué, Abdel Fattah al-Sissi a remercié le Conseil de « lui avoir laissé le droit de répondre à l’appel du devoir et des exigences de la patrie ». Des ambiguïtés dues à la volonté de l’armée de ne pas apparaître comme un parti politique nommant son candidat à la présidentielle. Reste maintenant à savoir quand le maréchal présentera sa démission de l’armée pour pouvoir déposer sa candidature.

    Dimanche, Adly Mansour, nommé président par intérim par le général al-Sissi, avait annoncé que la présidentielle se tiendrait avant les législatives. Une élection qui doit s'organiser dans les trois mois à venir.

    Peu d'adversaires déclarés

    Le maréchal al-Sissi n’a cependant pratiquement pas d’adversaires déclarés. Les candidats laïcs de la précédente présidentielle ont indiqué qu’ils ne se présenteraient pas, que ce soit Amr Moussa ou le général Chafiq. Hamdine Sabbahi arrivé troisième a dit qu’il ne serait pas candidat si le programme du maréchal était satisfaisant.

    En fait, le seul qui a annoncé maintenir sa candidature est le général Sami Annan, ancien chef d’Etat major. Selon certains médias, il serait soutenu par les Frères musulmans.

    → A (RE) LIRE : Egypte: la présidentielle aura lieu avant les législatives

    Le maréchal al-Sissi n’avait, lui-même, pas caché pas ses ambitions

    En l'espace de quelques heures, lundi 27 janvier, Abdel Fattah al-Sissi, ministre de la Défense et vice-Premier ministre, a été désigné candidat à la présidentielle par l'armée, et aussi promu maréchal. De quoi contribuer un peu plus à asseoir sa popularité et à construire le mythe de sauveur qu'il cultive.

    Dans les rues et les boutiques de la capitale, son portrait s'étale partout. On le trouve même dans certaines administrations, et son image très travaillée n'est manifestement pas écornée par la dure répression à laquelle se livrent ses hommes contre l'opposition. Ses partisans n'hésitent pas d'ailleurs à le comparer au leader historique Gamal Abdel Nasser.

    Agé de 59 ans, Abel Fattah al-Sissi est diplômé en sciences militaires. Il a été formé en Egypte, puis en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Durant sa carrière, il a occupé le poste de chef du renseignement militaire, il a aussi été membre du Conseil suprême des forces armées, cette instance qui avait assuré l'intérim entre Hosni Moubarak et Mohamed Morsi.

    En août 2012, il entre dans le gouvernement avant d'être l'artisan du renversement du président islamiste. C'est lui-même qui annoncera la destitution de Mohamed Morsi à la télévision.

    Héros et homme providentiel pour ses partisans, le maréchal est toujours considéré en revanche comme un « assassin » par les pro-Morsi qui continuent chaque jour de manifester dans la capitale égyptienne.


     

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.