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    Moyen-Orient

    Israël menacé de boycott

    media Le pRemier ministre israélien Benyamin Netanyahu, le 2 février 2014 à Jérusalem. REUTERS/Gali Tibbon/Pool

    Le gouvernement israélien s’inquiète de plus en plus des menaces de boycott à l’égard des produits israéliens, notamment ceux fabriquées dans les colonies. Après les campagnes menées par des organisations pro-palestiniennes à l’étranger, c’est le secrétaire d’Etat américain John Kerry qui a évoqué ce risque de boycott contre Israël, samedi lors d’une conférence à Munich, si ses efforts en vue d'un accord de paix n'aboutissaient pas.

    Avec notre correspondante à Jérusalem, 

    En brandissant la menace d’un boycott contre Israël, John Kerry se retrouve à nouveau sous le feu des critiques. Ce lundi, le ministre israélien de la Défense passive Gilad Erdan a accusé l’administration américaine de ne « rien comprendre au Moyen-Orient », tandis que la veille, Benyamin Netanyahu, le Premier ministre, qualifiait les tentatives de boycotter Israël d’« immorales et injustifiées ».

    Le gouvernement israélien, et surtout ses membres les plus à droite, reprochent au secrétaire d’Etat américain de brandir la menace d'un boycott pour exercer des pressions sur les Israéliens. Objectif : qu’ils fassent des concessions dans le processus de paix avec les Palestiniens, ce que le gouvernement refuse.

    Les menaces de boycott contre Israël ont été relancées la semaine dernière lorsqu’a éclaté l'affaire Sodastream, cette société israélienne fabriquant des machines à soda, et présente dans les colonies. La star Scarlett Johansson, qui en fait la publicité, a été vivement critiquée par des organisations pro-palestiniennes, d’autant plus qu’elle prêtait aussi son image à l’association de défense des droits de l’Homme Oxfam.

    Sodastream contre Oxfam

    Sous la pression, l’actrice a choisi d’abandonner Oxfam pour Sodastream, en reprenant la ligne de défense de la marque israélienne : Sodastream fournit du travail aux Palestiniens, si l’entreprise est boycottée, ce seront les premiers à en souffrir car ils n’auront plus de travail.

    L’argument ne tient pas, selon les organisations de défense des droits de l’homme. Rona Moran, membre de « Who profits », qui a rédigé en 2011 un rapport sur Sodastream, explique que les Palestiniens employés dans les colonies n’ont souvent pas d’autre choix, et ils sont la plupart du temps exploités. « Ils dépendent de leur employeur pour leur permis de travail, ils ne peuvent donc avoir aucune revendication sur leurs conditions de travail ».

    Et si des entreprises comme Sodastream sont installées dans les colonies, ce n’est pas pour des raisons humanitaires c’est aussi parce qu’il y a des avantages fiscaux, ajoute Rona Moran.

    Dans la presse israélienne ce lundi matin, certains ministres essayaient de minimiser l’ampleur de la menace. « Le vrai problème c’est les colonies et les appels au boycott ne seraient qu’un dommage collatéral », dit-on au ministère des Affaires étrangères.

    Un boycott pourrait coûter jusqu’à 20 milliards de dollars

    En revanche, aux Finances, on s’inquiète davantage. Un boycott international pourrait coûter jusqu’à 20 milliards de dollars (15 milliards d’euros) à Israël et la perte de 10 000  emplois, selon le ministère cité par le journal Yedioth Ahronoth. Le quotidien évoque par ailleurs un plan de bataille en préparation au ministère des Renseignements, pour créer des initiatives israéliennes contre le boycott.

    Le sujet est en tous cas sensible, presque tabou en Israël, car il existe depuis 2011 une loi empêchant tout appel au boycott. Toute personne ou organisation qui suggérerait un boycott contre une entreprise installée dans les colonies par exemple, s'expose à des sanctions.

    L’entreprise en question peut réclamer des dédommagements s’élevant à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Il est difficile de trouver des organisations de défense des droits de l’homme qui s’expriment sur l’affaire Sodastream.

    Elles se contentent souvent de rappeler que les entreprises israéliennes opérant en territoire palestinien occupé agissent dans l’illégalité, au niveau du droit international. Elles n'appellent donc pas au boycott et laissent d'autres ONG à l'étranger, le soin de le faire. C’est le cas du mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), qui est en première ligne dans l'affaire Sodastream.

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