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    Moyen-Orient

    Syrie : échec total des négociations de «Genève II», Brahimi «désolé»

    media Le médiateur de l'ONU, Lakhdar Brahimi. REUTERS/Denis Balibouse

    La deuxième session de pourparlers sur la Syrie qui s’est achevée le 15 février à Genève sur un échec total. Les représentants du régime et de l'opposition n'ont trouvé aucun point d'accord pour trouver une issue politique au conflit. Et aucune date n'a été fixée pour une éventuelle reprise des discussions. Face cette impasse, le médiateur de l'ONU, Lakhdar Brahimi a même présenté ses excuses au peuple syrien.
     

    Le médiateur de l'ONU, Lakhdar Brahimi s'est dit « tout à fait désolé » et s'est excusé « auprès du peuple syrien dont les espoirs étaient si grands ». Il a renvoyé chez elles les deux parties au conflit en leur demandant de réfléchir à leurs responsabilités et de dire si elles veulent que ce processus continue ou non, à l'heure du constat d'échec.

    Les longues séances de discussion n'ont pas modifié l'équation de départ : le régime de Damas rejette toute idée de transition politique, alors qu'il s'agissait précisément de l'objectif de ce processus de Genève. Ce que Lakhdar Brahimi n'a pas manqué de rappeler : « l'autorité transitoire doit pouvoir exercer les pleins pouvoirs », a ainsi expliqué le médiateur onusien, soulignant l'intransigeance du pouvoir de Bachar el-Assad pour qui il n'a jamais été question de lâcher prise.

    L'impasse politique est totale. Cela va-t-il renvoyer le conflit à sa dimension militaire?

    Sur le terrain les violences n'ont pas cessé pendant les discussions de Genève. Le régime de Damas semble préparer une vaste offensive sur la région du Qalamoun dans l'ouest de la Syrie. Et l'on parle de nouvelles livraisons d'armes, notamment saoudiennes, aux groupes rebelles armés.

    En trois ans, le conflit a fait plus de 140 000 morts selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

    Damas responsable de l’échec

    Avec notre correspondant à Londres, Victor Lepoutre

    William Hague condamne le pouvoir syrien. Le ministre de la diplomatie britannique parle d’un sérieux revers dans l’avancée des négociations et accuse le régime de Bachar el-Assad d’éviter des sujets essentiels au retour de la paix.

    Il rappelle que cela ne peut pas marquer la fin des discussions de paix et souligne le fait que le régime syrien semble éviter de parler d’une autorité gouvernementale de transition. Un thème que William Hague juge au coeur des négociations et qui représente un moyen essentiel de mettre fin au conflit, selon lui.

    Londres continue à apporter tout son soutien aux efforts qui sont faits à Genève mais souligne l’importance d’une entente sur une résolution portant sur l’aide humanitaire au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. Le ministre britannique des Affaires étrangères rappelle que de nombreux Syriens sont encore isolés dans des zones assiégées et ne reçoivent pas l’aide internationale.

    Tout comme Londres, Paris impute aussi l’échec des négociations au régime de Bachar el-Assad.

    Déception des réfugiés syriens en Jordanie

    Avec notre correspondante à Amman, Angélique Ferat

    Le camp de Zaatari abrite 100 000 réfugiés pour, la plupart de Deraa au sud de la Syrie. Ils ont tous ou presque perdu un frère, un père. Ils dorment sous une tente en plein désert ou au mieux dans une caravane. Alors Genève II,  ils n'en attendaient rien.

    Quelques heures après l'annonce de l'échec de  Genève II , Walid reçoit une vidéo sur son téléphone. Sa maison a été détruite quelques heures auparavant par un bombardement. On voit son grand-père de 80 ans et son oncle pleurer dans les décombres. Il a mis 25 ans à construire cette maison, dit-il, et Bachar l’a réduite en graviers en quelques secondes!

    « La seule solution, dit-il, c’est de continuer à se battre. Il n y a pas d’autre solution. J'ai perdu deux frères. Un il y a un mois, l’autre, il y a un an. Aujourd’hui, ma maison a été complètement détruite par un bombardement. Nous devons nous battre jusqu’ a ce qu’on se débarrasse de cet oppresseur ».

    A quelques mètres de là, un jeune homme montre un magasin tout neuf : « Je ne croyais pas à Genève II. Regardez, mon ami vient d’ouvrir un magasin de bonbons. Il a investi 3 millions de livres syriennes. Moi, je viens d’ouvrir à Zaatari un atelier pour faire des pâtisseries et sucreries. Vous croyez qu’on investirait notre argent ici dans le camp si on croyait qu’on allait repartir bientôt en Syrie? Vous croyez qu’on ferait cela si on croyait un tant soit peu en ces conférences Genève 2, 3 ou 4 ? ».

    Ce qui inquiète les refugiés, c’est l’utilisation de barils de TNT plus gros qu’avant. Ils détruisent des quartiers entiers. Vendredi, 60 personnes sont mortes et 400 ont été blessées dans la banlieues de Deraa lors d un bombardement.

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