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    Moyen-Orient

    Après la chute de Yabroud, les rebelles syriens fuient vers le Liban

    media L'armée de Bachar el-Assad a repris la ville de Yabroud, ce dimanche 17 mars 2014. REUTERS/SANA/Handout

    La chute de Yabroud, en Syrie, ce dimanche 16 mars 2014, a poussé vers le Liban des centaines de rebelles syriens armés, qui se sont réfugiés sur les hauteurs du village sunnite de Ersal. La tension monte dangereusement dans la plaine de la Bekaa, où l'armée libanaise a envoyé des renforts.

    Les services de sécurité libanais et le Hezbollah affirment que la quinzaine de voitures piégées utilisées dans des attentats-suicide au Liban ces derniers mois, ou interceptées avant qu'elles n'explosent, ont été préparées à Yabroud. Les groupes rebelles liés à al-Qaïda, notamment le Front al-Nosra, étaient très bien implantés dans cette ville de la région montagneuse du Qalamoun, située à dix kilomètres de la frontière libanaise. Préparées à Yabroud, les voitures piégées étaient ensuite envoyées au Liban via la localité d’Ersal, une grande bourgade sunnite enclavée dans une région à majorité chiite et acquise à la cause des rebelles syriens.

    La chute de Yabroud permettra de réduire les risques d'attentats-suicide. Même le chef du parti chrétien des Forces libanaises, Samir Geagea, le reconnaît, bien qu'il soit l'un des plus sévères détracteurs du Hezbollah. Et à long terme, c'est sans doute vrai. Mais entre-temps, la prise de Yabroud par l'armée syrienne et le Hezbollah risque d'avoir de graves répercussions sur le Liban.

    Découverte d’un véhicule chargé d’explosifs

    Dimanche, quelques heures à peine après la chute de la ville, un attentat-suicide a frappé la localité libanaise de Nabi Othman, près de la frontière est. Le kamikaze a fait sauter sa voiture lorsque deux habitants du village ont tenté de l'intercepter. L'explosion a fait quatre morts et dix blessés. Lundi, l'armée libanaise a découvert un autre véhicule contenant 170 kilogrammes d'explosifs dans le village de Fakiha, dans la même région. Le 4x4 piégé, abandonné sur une route déserte, a été détruit par l'armée.

    Les rebelles ont aussi tiré plusieurs roquettes, lundi en début d'après-midi, sur la localité chiite de Laboué, dans la Bekaa. Un projectile s'est abattu dans le village et trois autres aux alentours, près de Nabi Othman. Une personne a été blessée.

    Pilonnage de l'aviation syrienne

    Mais le plus grave développement reste l'afflux incontrôlé d'hommes armés au Liban. En effet, les rebelles, qui ont fuit l'avancée de l'armée syrienne et de ses alliés, se sont repliés vers les hauteurs de Ersal, pourchassés par l'aviation syrienne qui a mené plus d'une vingtaine de raids entre dimanche et lundi matin. Selon les services de sécurité libanais, quelque 1 500 rebelles, des Syriens pour la plupart mais aussi des jihadistes de nationalités arabes, ont trouvé refuge dans ces montagnes. Des centaines d'autres se trouvent déjà à l'intérieur même de Ersal, qui accueille aussi une trentaine de milliers de réfugiés de la région du Qalamoun. Ils s'ajoutent au million de réfugiés syriens installés au Liban, soit le quart de la population.

    La chute de Yabroud a démultiplié les infiltrations de miliciens. L'armée libanaise a annoncé lundi l'arrestation de 19 Syriens et de deux Libanais combattant dans les rangs des rebelles, dans la région de Wadi Khaled, à la frontière syrienne. L'armée a saisi des Kalachnikov et des munitions en leur possession.

    Tension palpable dans la Bekaa

    Un député du bloc du Hezbollah, Walid Sukkarié, a appelé l'armée à boucler la frontière libano-syrienne. Selon cet ancien général libanais, « les combattants de l'opposition syrienne constituent toujours un danger pour le Liban ». « L'armée doit rétablir la sécurité le long de la frontière après la chute de l'opposition syrienne à Qalamoun », a ajouté M. Sukkarié, mettant en garde contre le danger que représente la région frontalière dans la Bekaa-Est.

    Selon le député du Hezbollah, les routes menant à Ersal et les plaines du Liban, qui échappent au contrôle de l’Etat, constituent un sanctuaire pour les rebelles syriens et augmentent les menaces sur le pays. Pour tenter d'enrayer les infiltrations, l'armée a envoyé d'importants renforts à la frontière. Mais Ersal accueille déjà des centaines de rebelles. La tension est palpable dans la Bekaa et le moindre incident à connotation confessionnelle risque de dégénérer et de s'étendre à d'autres régions du pays. Dimanche et lundi, les habitants de Laboué ont fermé la route menant à Ersal à l'aide de remblais de terre, pour empêcher l'entrée de voitures piégées, affirment-ils.

    Le Premier ministre Tammam Salam veut la stabilité

    Conscients de la gravité de la situation, les responsables ont lancé un appel au calme et à la sagesse. Le Premier ministre Tammam Salam a demandé au chef de l'armée, le général Jean Kahwagi, de « prendre toutes les mesures nécessaires pour contrôler la situation dans les zones frontalières de la Bekaa et de faire tout son possible pour protéger les civils et maintenir la stabilité à Ersal, Laboué et les villes voisines ». « Les Libanais sont invités, dans ces moments difficiles, à la vigilance et à la prudence, a-t-il dit. Ils doivent maintenir ouverts les canaux de communication entre les habitants d'une même ville et d'une même région et se réunir autour de l'Etat, ses institutions et ses services de sécurité pour renforcer le pays et maintenir la stabilité. »

    Même l'ambassade des Etats-Unis à Beyrouth a appelé, lundi, via Twitter, le Liban à se tenir à l'écart des combats en Syrie. Dans le même temps, des notables sunnites et chiites de la région multiplient les contacts pour éviter que la guerre syrienne, si proche, ne se propage au Liban.

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