GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 13 Octobre
Samedi 14 Octobre
Dimanche 15 Octobre
Lundi 16 Octobre
Aujourd'hui
Mercredi 18 Octobre
Jeudi 19 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Moyen-Orient

    En Turquie, Recep Tayyip Erdogan en campagne

    media Recep Tayyib Erdogan, Premier ministre turc lors d'un grand meeting électorale à Antakya , le 22/03/14. REUTERS/Ahmad Rif

    A une semaine d'un scrutin local souvent qualifié de crucial pour le parti de gouvernement en place depuis l'automne 2012 et secoué par une série de scandales depuis 3 mois, la campagne électorale bat son plein en Turquie. Lors d'un meeting, samedi 22 mars, le Premier ministre, 36 heures après l’interdiction de Twitter, n’a pas commenté ce qui a été qualifié d’atteinte grave à la liberté d’expression par la communauté internationale, il a focalisé ses attaques contre ses adversaires réels ou présumés : une confrérie islamiste qui n’est même pas dans la course électorale.

    Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

    Recep Tayyip Erdogan n’en démord pas : il est victime, lui, son gouvernement, son parti, l’Etat tout entier même et surtout ce qu’il appelle « la volonté nationale », autrement dit ses électeurs qui lui donnent sa légitimité, d’un vaste complot.

    De la part de « véritables maîtres chanteurs », a-t-il lancé à ses sympathisants. D'après lui, ils ont « moins recommandables encore que les Ashashins » du Coran, ces mercenaires violents et incontrôlables, souvent drogués, dont le nom a donné le terme « assassins ».

    → A (RE) ECOUTER : Chronique des médias « Twitter censuré en Turquie  »

    « Vous verrez, bientôt ils publieront des écoutes pirate du Président de la République », promet encore le Premier ministre, obsédé par l’épouvantail de cet « Etat parallèle » qu’est pour lui la confrérie Gülen, longtemps son allié au pouvoir et qui aujourd’hui pourrait vouloir causer sa perte.

    Attaques contre l'opposition démocrate

    Profitant de son meeting près de la frontière syrienne, le Premier ministre n’a pas manqué l’occasion de stigmatiser l’opposition social démocrate du CHP, majoritairement alévie et donc supposée proche du pouvoir alaouite syrien de Bachar el-Assad.

    Mais en dehors de cela rien, toujours rien sur les allégations de corruption révélées via internet, et qui chaque jour s’étoffent de nouvelles écoutes téléphoniques mises en ligne sur la toile. Et pas un commentaire non plus sur la censure décrétée par son gouvernement contre les sites diffusant ces accusations. Pour M. Erdogan, la réponse sera au fond des urnes dans une semaine.

    → A (RE) LIRE  : Corruption: le Premier ministre turc piégé par un enregistrement audio ?

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.