GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 12 Octobre
Dimanche 13 Octobre
Lundi 14 Octobre
Mardi 15 Octobre
Aujourd'hui
Jeudi 17 Octobre
Vendredi 18 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Moyen-Orient

    Egypte: peine capitale pour 529 Frères musulmans

    media Le journaliste australien de la chaîne al-Jazira, Peter Greste, lors du procès au Caire, le 24 mars 2014. REUTERS/Al Youm Al Saabi Newspaper

    C’est une première dans l’histoire de l’Egypte moderne : 529 Egyptiens ont été condamnés à mort ce lundi 24 mars, un chiffre impressionnant. Tous sont accusés d'avoir participé à l'une des manifestations ayant suivi la destitution du président islamiste Mohamed Morsi l’été dernier. Seuls 153 des 529 condamnés à la peine capitale étaient présents au procès. Les autres sont activement recherchés.

    Depuis le mois de juillet, les Frères musulmans ou leurs sympathisants sont visés par une répression systématique. Selon une estimation d'Amnesty International, 1 400 partisans de Mohamed Morsi ont été tués dans les violences qui ont suivi la destitution du président islamiste.

    Le 14 août dernier marque la journée la plus meurtrière. Ce matin-là, à l’aube la police met fin par la force à deux sit-in au Caire. L’un à Rabaa al-Adawiya, l’autre à la place Nahda. En l’espace de quelques semaines, des milliers d'Egyptiens sont arrêtés. Les dirigeants Frères musulmans rejoignent leur président déchu derrière les barreaux. Depuis, le pays vit au rythme des procès de ces opposants. En décembre, les nouvelles autorités égyptiennes prennent une mesure radicale contre la confrérie. Elles considèrent l’Organisation des Frères musulmans comme mouvement terroriste. Y appartenir devient un crime puni par la loi.

    → A (RE) LIRE : Egypte: de nombreux morts dans l’évacuation des places occupées

    « La justice à la botte du gouvernement »

    Ce mardi doit débuter un autre procès. Sept cents autres Frères musulmans encourent également la peine capitale. Mais là aussi, la majorité des accusés sont en fuite. Les présents devront comme les condamnés de la veille répondre de violences survenues l’été dernier. Parmi eux : Mohamed Badie. Le guide suprême de la confrérie est le véritable numéro un de l’organisation islamiste.

    « Les autorités égyptiennes veulent infliger des peines exemplaires », regrette Yasser Fakharani, membre du mouvement égyptien des anti-coup d’Etat. « Les décisions politiques interfèrent dans le travail de la justice. La justice est à la botte des nouvelles autorités égyptiennes », dénonce ce jeune militant contacté au Caire. Au téléphone, Yasser Fakharani développe ses arguments : « Comment fait-on pour juger 529 personnes en quarante huit heures ? Durant ce procès express, aucun prévenu n’a pu prendre la parole. Même les avocats de la défense n’ont pas eu le droit de s’exprimer », s’indigne-t-il. Toutefois, Yasser Fakharani est rassuré par les discours de certains juristes égyptiens. « Ils nous ont affirmé qu’aucun frère musulman ne sera exécuté. La condamnation à la peine de mort est un avertissement dont l’objectif est d’intimider ceux qui oseraient encore manifester pour dénoncer le coup d’Etat en Egypte ».

    →A (RE) LIRE : L’État égyptien va prendre le contrôle de toutes les mosquées du pays

    Un procès contre al-Jazira

    Parmi ces 16 journalistes de la chaîne télé du Qatar al-Jazira, il y a des Egyptiens et des ressortissants étrangers. Certains sont accusés d'appartenance à une organisation terroriste. Les autres sont poursuivis pour avoir diffusé de fausses informations. Al-Jazira est considéré par le nouveau pouvoir égyptien comme l'instrument du Qatar, principal soutien des Frères musulmans dans la région.

    Dans une Egypte où l'armée a promis début juillet une « transition démocratique », l'ONU et des organisations de défense des droits de l'homme ont dénoncé une campagne de répression contre les médias. La première étape de cette transition a été l'adoption avec plus de 98% de « oui » d'une nouvelle Constitution, un référendum en forme de plébiscite autour de la personne du chef de l'armée, le très populaire maréchal Abdel Fattah al-Sissi, déjà donné favori de la présidentielle prévue avant l’été.


     ■ VU DES ETATS-UNIS : « Nous sommes extrêmement choqués »

    Les Etats-Unis ont exprimé leur colère après la condamnation à mort et le procès expéditif, en Egypte, de 529 personnes considérées comme des partisans de l’ex-président Mohamed Morsi. Washington demande au gouvernement égyptien de respecter les droits de la défense pour les accusés. L’aide militaire américaine à l’Egypte a été en partie suspendue depuis juillet dernier, depuis le début de la répression contre les partisans de Mohamed Morsi.

    Ces condamnations ont été annoncées en l’absence des accusés. Les condamnés peuvent faire appel, mais il est tout simplement impossible d’examiner correctement les preuves et les témoignages, dans le respect des normes internationales, pour 529 personnes… en deux jours de procès !

    Marie Harf

    Porte-parole du département d’Etat

    25/03/2014 - par Anne-Marie Capomaccio Écouter

     

     

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.