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    Moyen-Orient

    Vatican: Mahmoud Abbas et Shimon Peres prient pour la paix

    media Le pape François et les deux présidents israélien Shimon Peres et palestinien Mahmoud Abbas dans les jardins du Vatican pendant leur «invocation pour la paix» au Proche-Orient, ce dimanche 8 juin. AFP PHOTO / FILIPPO MONTEFORTE

    Les présidents palestinien Mahmoud Abbas et israélien Shimon Peres sont au Vatican ce dimanche 8 juin. Ils prient avec le pape François pour la paix au Proche-Orient. Avant la prière, le pape s’est entretenu pendant une quinzaine de minutes avec chacun des deux hommes. Shimon Peres et Mahmoud Abbas se sont ensuite salués chaleureusement avant de se rendre dans un petit espace triangulaire situé au cœur des jardins du Vatican. C’est un lieu neutre sans signe religieux qui a été choisi pour cette prière pour la paix. Tour à tour, le pape François, Shimon Peres et Mahmoud Abbas vont prendre la parole, puis ils se rencontreront à huis clos pour un entretien. L'invitation a été lancée par le Saint-Père lors de son pèlerinage en Terre sainte fin mai.

    Le geste est historique et inédit. Les présidents Shimon Peres et Mahmoud Abbas se retrouvent ce dimanche au Vatican à l’invitation du pape François, accompagnés de délégations non politiques et en présence du patriarche orthodoxe Bartholomée, pour une rencontre de prière. C’est la première fois que des dirigeants israélien et palestinien sont ainsi réunis au Vatican. L’invitation avait été lancée à la surprise de tous le 25 mai lors du pélerinage du pape en Terre sainte.

    Le Vatican a qualifié la rencontre d’une « invocation pour la paix », afin d’éviter qu’elle soit assimilée à une « prière interreligieuse ». « On ne prie pas ensemble, on se retrouve pour prier », a ainsi précisé le père franciscain Pierbattista Pizzaballa, custode de Terre Sainte.

    « Cette initiative vise à la paix dans une région traversée par des conflits, où politique et diplomatie ne sont pas parvenues à des résultats durables. (...) Nous voulons donner un signal, en Asie et en Europe, qu'avec l'aide de Dieu, nous pouvons arriver à des résultats », a affirmé le patriarche Bartholomée au quotidien italien La Repubblica. Dans un tweet posté samedi, le pape François a quant à lui affirmé : « La prière peut tout. Utilisons-la pour porter la paix au Moyen-Orient et dans le monde entier ».

    Une rencontre symbolique

    Si l’événement est historique, il est aussi surtout symbolique. Le pape François a d’ailleurs insisté sur le fait que cette rencontre n’est en rien une « médiation », qui serait une « folie ». Le Saint-Siège parle d’une « pause dans la politique ». Pour l’écrivain spécialiste du Vatican Bernard Lecomte, le pape ne peut pas en espérer davantage, car il ne peut rien au Proche-Orient, que ce soit sur le plan diplomatique, politique ou militaire. « Le pape n’est rien d’autre au Proche-Orient qu’un pèlerin qui peut éventuellement parler aux uns et aux autres et qui peut les inviter à prier pour la paix », explique-t-il. « Tout ce que peut proposer l’Église, c’est de l’ordre du symbolique, du psychologique, du culturel et du religieux ».

    Dans un entretien accordé à La Repubblica, le président Mahmoud Abbas a dit espérer que cette prière aide Israël à « décider » d'opter pour la paix. « Moi-même, avec Shimon Peres, j'ai signé les accords de paix d'Oslo et dans les jardins de la Maison Blanche en 1993, mais hélas, le pouvoir exécutif en Israël est aujourd'hui entre les mains des opposants à ces accords », a déclaré Mahmoud Abbas. Cette rencontre entre les deux présidents intervient en effet dans un contexte de crispation entre Israël et la Palestine. Jeudi 5 juin, l’État hébreu a relancé massivement son processus de colonisation en représailles au gouvernement d’union palestinien agréé par la communauté internationale. Le gouvernement de Benyamin Netanyahu a annoncé la construction de plus de 3 000 logements en Cisjordanie et dans Jérusalem-Est.

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