GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 25 Juin
Dimanche 26 Juin
Lundi 27 Juin
Mardi 28 Juin
Aujourd'hui
Jeudi 30 Juin
Vendredi 1 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Moyen-Orient

    Otages turcs de l'EIIL en Irak: Ankara fait appel à l'Otan

    media De gauche à droite: le vice-Premier ministre turc Ali Babacan, le Premier ministre Tayyip Erdogan et le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu, en mai 2014 à Ankara. REUTERS/Umit Bektas/Files

    En marge de la progression fulgurante des jihadistes sunnites en Irak, dans la ville de Mossoul, tombée la veille sous le contrôle de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), les insurgés retiennent en otage le consul de Turquie et des membres de son équipe dans leur consulat. Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a interrompu une visite au siège des Nations unies. La Turquie promet de sévères représailles. Ankara est sous le choc, d'autant que le gouvernement turc avait soutenu l'EIIL dans sa volonté de renverser le régime du président syrien Bachar el-Assad. Les Turcs se tournent vers l'Alliance atlantique.

    Avec notre correspondant à Istanbul,  Jérôme Bastion

    Vent de panique en Turquie. Après l'annonce, à la mi-journée, de la capture du consulat général à Mossoul, une réunion de crise s'est tenue tout l'après-midi ce mercredi entre le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, le directeur de la centrale de renseignement, le vice-Premier ministre et le vice-ministre des Affaires étrangères. Dans la soirée, les mêmes hommes étaient reçus avec le chef d'état-major Necdet Özel au palais présidentiel. La situation est si préoccupante que la Turquie a demandé une réunion d’urgence de l’Otan.

    On sait qu'il y a, dans ce consulat, 48 personnes retenues, y compris le consul et les services de sécurité. Apparemment, tous sont en bonne santé, mais selon un message de leurs ravisseurs de l'EIIL, ils doivent être « jugés » et « punis ». Hormis les membres du consulat, une trentaine de chauffeurs turcs sont, par ailleurs, également entre les mains du groupe jihadiste. Ce dernier réclamerait cinq millions de dollars de rançon pour leur libération. Cela fait tout de même quelque 80 otages turcs en Irak à l'heure actuelle.

    Attentat inédit ce mercredi en Syrie à la frontière turque

    Réunion au sommet au palais présidentiel turc, autour du président Gül et du Premier ministre Erdogan. REUTERS/Mehmet Demirci/President's Press Office/Handout via Reut

    Ankara, par la voix du ministère des Affaires étrangères, prévient que le kidnapping de son personnel au consulat ne restera pas sans réponse. Pour autant, on est en droit de se demander ce que les Turcs peuvent faire contre leur ancien allié en Syrie, considéré depuis seulement quelques mois comme une organisation terroriste, mais apparemment toujours pas inscrit sur la liste officielle des groupes terroristes comme le Front al-Nosra syrien, qui y figure depuis une semaine seulement.

    En somme, la Turquie vient de réaliser à quel point l'EIIL représente une menace pour sa sécurité. D'autant qu'au même moment, on a appris qu'un attentat-suicide du même EIIL s'était produit ce mercredi en Syrie, près de la ville frontalière turque de Ceylanpinar, dans la localité kurde syrienne de Serekaniye. Une première.

    → À (RE)LIRE : Tikrit est tombée, les combats se rapprochent de Bagdad

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.