GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 17 Novembre
Dimanche 18 Novembre
Lundi 19 Novembre
Mardi 20 Novembre
Aujourd'hui
Jeudi 22 Novembre
Vendredi 23 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Moyen-Orient

    Irak: les insurgés sunnites prennent le poste-frontière d'al-Qaïm

    media Les combattants fidèles au chiite Moqtada Sadr défilent dans les rues de Bagdad, le 21 juin 2014. REUTERS/Wissm al-Okili

    Les insurgés sunnites poursuivent leur avancée débutée le 9 juin avec la prise ce samedi d'un poste-frontière stratégique avec la Syrie. Dans le même temps, dans la capitale irakienne, le puissant chef chiite Moqtada Sadr a organisé une véritable démonstration de force. Sa milice, tout juste créée, a défilé avec des armes lourdes dans la capitale.
     

    Les insurgés sunnites ont encore frappé fort ce samedi en prenant le contrôle d'un poste-frontière stratégique avec la Syrie, celui d'al-Qaïm. C'est l'un des trois points de passage officiels le long des 600 km de frontière qui séparent les deux pays. Au 13e jour de leur offensive en Irak, ils consolident ainsi leur position dans le nord-ouest du pays.

    Depuis le 9 juin, début de l’offensive menée par les jihadistes de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), les insurgés ont pris le contrôle de Mossoul, la deuxième ville d’Irak, une grande partie de la province de Ninive, de Tikrit, de Salaheddine, de Diyala ainsi que de Kirkouk. Du côté syrien, l’EEIL a également progressé vendredi 20 juin dans la province orientale de Deir Ezzor.

    « L'Eiil est en train d'arriver à ses fins », déclare le ministre français de la Défense

    La France préoccupée
    Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense français 22/06/2014 - par Olivier Fourt Écouter

    L'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) « est en train d'arriver à ses fins » et l'on risque d'avoir un groupe terroriste « important et riche », a déclaré samedi le ministre
    français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. « On risque d'avoir en place un groupe
    terroriste important, 5 000 personnes, qui bénéficiera à la fois de ce qu'ils ont trouvé à Mossoul
    (deuxième ville d'Irak, ndlr), en termes financiers, et puis des capacités pétrolières », a-t-il précisé. La situation en Irak est une « vraie grande préoccupation », car, a ajouté le ministre, lEIIL « a fait une percée militaire extrêmement rapide et vient
    d'occuper une partie de l'Irak sans difficulté, et est en train de constituer
    (...) un Etat islamique, qui regroupe une partie de l'Irak mais qui regroupe aussi une partie de la Syrie ».

    Cette avancée participe à la réalisation du projet de l’EEIL qui souhaite créer un Etat islamique dans cette zone comprenant à la fois des territoires irakiens et syriens. Ils profitent en Irak des divisions confessionnelles qui troublent déjà le pays pour prendre une à une les villes-clés du Nord.

    Toutefois, des heurts ont éclaté vendredi soir entre alliés au sein du groupe des insurgés. Des combats ont eu lieu à Hawija, dans la province de Kirkouk, entre des combattants de l'EIIL et ceux de l'Armée des adeptes de Nakshabandia (JRTN). 

    Ces combats auraient fait 17 morts et pourraient être le signe d'un effritement de la coalition des insurgés sunnites, composée de groupes multiples, notamment d'anciens officiers de l'armée de Saddam Hussein, de groupes salafistes et des éléments de groupes tribaux. 

    Parade chiite à Bagdad

    Parallèlement, dans la capitale, des combattants fidèles au puissant chef chiite Moqtada al-Sadr, qui vient d'annoncer la création d'une nouvelle force - les Saraya al-Salam (brigades de la paix, en arabe) -, ont paradé dans les rues de Sadr City, quartier de la capitale à majorité chiite. Vêtus de tenues de camouflage et pour certains habillés en noir, ils ont défilé en rang, kalachnikovs, fusils d'assaut et lances roquettes au poing. Certains ont paradé aux cris de « Mahdi », le nom du 12e prophète pour les chiites, mais aussi celui de l'armée de Moqtada al-Sadr, qui avait été dissoute en 2008.

    Le secrétaire d'Etat américain John Kerry entame ce samedi une tournée au Moyen-Orient et en Europe pour une nouvelle mission qui s'annonce bien délicate. Du 22 au 27 juin, John Kerry est attendu en Jordanie, en Belgique et en France pour mener des « consultations avec des partenaires et alliés sur la manière dont nous pouvons contribuer à la sécurité, à la stabilité et à la formation d'un gouvernement rassembleur en Irak », indique le département d'Etat dans un communiqué.

    Les jihadistes de l’EIIL attaquent l'aéroport de Qamishli

    Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

    Samedi après-midi, les jihadistes de l’Etat Islamique en Irak et au Levant ont attaqué à la roquette l’aéroport de la ville kurde de Qamishli, toute proche de la frontière turque, qui est toujours aux mains des forces gouvernementales. Aucun bilan n’est disponible, mais les hélicoptères gouvernementaux sont intervenus et les accrochages se sont poursuivis durant plusieurs heures. Une attaque qui illustre la fragilité de cette région, la Djezireh ou Rojava, comme l’appellent les Kurdes de Syrie, dont quelques responsables sont à Istanbul pour une mission d’information.

    Coincés entre les zones sous contrôle de l’Etat Islamique en Irak et au Levant et la Turquie à la frontière verrouillée, le Kurdistan syrien alerte depuis longtemps Ankara contre le danger de la montée en puissance des groupes djihadistes, naguère alliés de la Turquie dans sa lutte contre le pouvoir de Bachar el-Assad.

    Bashira Darwish, membre du comité de direction du PYD, le parti de l’Union Démocratique qui est la principale formation kurde de Syrie « Nous, Kurdes de la Rojava syrienne, nous jouons de fait le rôle d'une zone tampon. Si nous n'étions pas là, l'EIIL serait capable d'attaquer directement la Turquie, tout comme le Kurdistan irakien la protège, à l'Est. S'il y avait entente avec Ankara, ce qui n'est pas le cas pour l'instant, c'est en cela que nous pourrions être utiles ». 

    Les Kurdes ont appelé à l’union de leurs forces, réparties sur trois pays, pour s’opposer à l’avancée des jihadistes, et tendu la main à Ankara, qui pour l’instant se contente d’observer. En tout cas, il ne reste plus en Syrie que les Kurdes pour leur barrer la route, rappelle Abdulsalam Ahmad, co-président du Conseil populaire de la Rojava : « Aujourd'hui, le forces en présence en Syrie sont le régime, les Kurdes et l'EIIL, qui a anéanti toute opposition démocratique au régime de Bachar el-Assad ; si l'Amérique et l'Europe veulent lutter contre le régime, ils doivent réunir l'opposition et discuter avec elle. »

    Les Kurdes de Syrie enclavés ont aujourd’hui autant besoin des Occidentaux que de la Turquie pour leur propre survie.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.