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    Moyen-Orient

    Egypte: 5 journalistes d'al-Jazira condamnés de 7 à 10 ans de prison

    media Les trois journalistes d'Al-Jazira condamnés le 23 juin 2014 à sept ans de prison par la Cour d'Assises du Caire, en Egypte, ici lors d'une audience le 1er juin 2014. REUTERS/Asmaa Waguih

    La cour d’assises du Caire a condamné cinq journalistes travaillant pour la chaîne de télévision qatarienne al-Jazira à des peines allant de sept à dix ans de prison. Ils sont accusés d'avoir soutenu la confrérie des Frères musulmans, déclarée « organisation terroriste » en Égypte depuis décembre. Neuf autres accusés, jugés par contumace, ont été condamnés à dix ans de prison.

    Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti.

    Trois journalistes, dont l’Australien Peter Greste, ont été condamnés à sept années de prison tandis que deux autres, jugés par contumace, ont été condamnés à dix années de détention.

    Les peines de prison sont incompressibles, mais les condamnés peuvent faire appel du jugement dans les soixante jours. Si l’appel est accepté, le jugement sera cassé et les accusés seront décrétés innocents et rejugés devant une autre chambre de la Cour d’assises.

    Les journalistes et techniciens d’al-Jazira en anglais avaient été arrêtés en décembre et accusés de « diffusion de fausses informations de nature à porter atteinte à la sécurité de l’État et à la paix sociale » ainsi que « d’association avec une organisation terroriste ». Il s’agit de la confrérie des Frères musulmans, qui avait été décrétée « organisation terroriste » en décembre par le gouvernement intérimaire du Caire.

    Pour de nombreux observateurs, il s’agit d’un « procès politique » visant la chaîne qatarienne d’information – une chaîne qui a pris fait et cause pour le président destitué Mohamed Morsi.

    Peu après l'annonce de la condamnation, le gouvernement australien a réagi par la voix de sa ministre des Affaires étrangères, Julie Bishop, qui s'est dite « choquée » par la décision de justice. « Ce verdict, ne rend pas crédible la transition de l’Égypte vers la démocratie »,a-t-elle ajouté.

    Pourtant, il n’y a même pas 24h, le premier ministre australien s’était dit confiant, explique Caroline Lafargue, la correspondante de RFI à Sidney. Tony Abbott s’est entretenu avec le président égyptien al-Sissi, et l’a d’abord félicité pour l’action du nouveau gouvernement contre les Frères musulmans, puis Tony Abbott a demandé au président al-Sissi de libérer Peter Greste pour « faire un geste symbolique fort d’ouverture vis-à-vis de la communauté internationale ». La famille de Peter Greste a reconnu aujourd’hui que le gouvernement australien avait fait son maximum. Mais Julie Bishop a annoncé qu’elle ferait plus, et qu'elle mettrait tout son poids diplomatique pour convaincre les autorités égyptiennes d’accepter que Peter Greste face appel.

    A Londres, le ministre des Affaires étrangères William Hague a convoqué l'ambassadeur d'Egypte. Les deux journalistes condamnés par contumace sont Brtianniques. Pour sa part, al-Jazira, la chaîne qui emploie les trois journalistes condamnés, a de son côté condamné un verdict « injuste ».

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    Vives protestations à travers le monde

    Une sentence « effrayante et draconienne », selon le chef de la diplomatie américaine John Kerry, en visite à Bagdad, qui s’était entretenu la veille au Caire avec le nouveau président égyptien. Dans un communiqué, la Maison Blanche appelle l’Egypte à gracier ou à commuer les peines de trois journalistes d’al-Jazira.

    Consternation du côté de l’Australie, qui voit l’un de ses citoyens, Peter Greste, correspondant basé au Kenya, écoper de 7 ans de réclusion.

    Un sentiment que partage le Canada, dont l’un de ses ressortissants, le Canado-Egyptien Mohamed Fahmy, chef du bureau d'al-Jazira en anglais au Caire, a été condamné à la même peine. « Le processus juridique ayant mené à ce verdict est incompatible avec les aspirations démocratiques de l'Égypte », souligne un communiqué la ministre canadienne déléguée aux Affaires étrangères.

    Après la condamnation de deux journalistes britanniques et d’une journaliste néerlandaise à dix ans de prison par contumace, les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont convoqué leurs ambassadeurs d’Egypte.

    Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon se dit gravement préoccupé. Amnesty International parle d’un jour noir pour la liberté de la presse en Egypte.

    Quant aux collègues des journalistes condamnés, ils ont lancé une campagne de mobilisation internationale sous le slogan « le journalisme n'est pas un crime ».

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