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    Moyen-Orient

    En attendant les avions de combat, l'armée irakienne piétine à Tikrit

    media Des soldats irakiens prennent position à l'ouest de la ville de Kerbala, le 29 juin 2014. REUTERS/Mushtaq Muhammed

    L'armée irakienne poursuit sa vaste contre-offensive dans le nord de Bagdad. Des milliers de soldats tentent de reprendre la ville de Tikrit, aux mains des insurgés sunnites depuis le 11 juin. Ils sont suppléés par des volontaires chiites venus du civil, ce qui n'est pas sans inquiéter les sunnites de la capitale.

    Les raids terrestres et aériens se sont prolongés toute la journée dans la province de Salaheddine et en particulier, autour de son chef-lieu, Tikrit, une ville stratégique autant que symbolique. Parmi les objectifs visés par les bombardements : l'ancien palais du président sunnite renversé après l’invasion américaine de 2003 et la grande Place des festivités, où les jihadistes ont pris position.

    Un porte-parole du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a expliqué que les forces gouvernementales menaient des attaques en divers endroits autour de Tikrit. Des combats signalés notamment près de l’université et autour d'une base aérienne, utilisée précédemment par l'armée américaine. Selon plusieurs témoins cités par la BBC, les militaires ont rencontré une vive résistance, et ont dû se replier vers la ville de Dijla, à 25 kilomètres de Tikrit.

    Dans sa vaste contre-offensive, l’armée irakienne attend avec impatience l’entrée en action de cinq avions de combat russes, des Sukhoï 25, livrés par Moscou. Ils pourront être utilisés dans les trois prochains jours, selon le ministère irakien de la Défense. Cela donnera sans conteste un poids supplémentaire à l’armée irakienne qui a déjà déployé d’importants moyens pour combattre les insurgés sunnites.

    La population sunnite de Bagdad entre le marteau chiite et l'enclume jihadiste

    A Bagdad, les milices chiites continuent de recruter des volontaires pour faire face au danger que représentent, à leurs yeux, les insurgés sunnites. La montée en puissance de ces milices, avec la bénédiction du pouvoir, et du premier ministre Nouri al-Maliki, ne manque pas d’inquiéter la population sunnite de la capitale. Nos envoyés spéciaux à Bagdad, Boris Vichith et Daniel Vallot, ont rencontré l’un des ces Irakiens sunnites, victimes de violences perpétrées impunément par ces miliciens.

    Veste sombre, sourire timide, Allah Mohammad est âgé de 30 ans. Il vit dans l’un des quartiers sunnites situés dans le nord de Bagdad. En 2006, il a été capturé et torturé par des miliciens chiites.

    « En tant que sunnites, nous sommes exposés aux arrestations arbitraires des miliciens, qui peuvent nous torturer ou nous tuer. Le pire, c’est que tout cela est soutenu par le gouvernement ! Le seul langage que les miliciens connaissent c’est celui de la violence, et du sectarisme. C’est impossible de vivre avec ça. »

    Depuis le 9 juin et la prise de Mossoul par les insurgés sunnites, Allah Mohammad évite de sortir de chez lui ou de son quartier par crainte des représailles, de la part des miliciens chiites : « les miliciens sont partout, en particulier ici à Bagdad. On les voit tous les jours dans les rues. Depuis la prise de Mossoul, c’est encore pire. Chaque jour, il y a des gens qui disparaissent à cause de leurs noms, juste parce qu’ils sont sunnites. »

    Face aux milices chiites, soutenues par les autorités, Allah Mohammad se sent totalement démuni. Pas question pour autant de rejoindre les rangs de la rébellion sunnite – et encore moins ceux des jihadistes de l’Etat islamique. Désormais, Allah Mohammad n’entrevoit qu’une solution : celle de l’exil, loin des milices et du sectarisme.

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