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    Moyen-Orient

    Israël: tirs à Jérusalem et offensive meurtrière à Gaza

    media Interception de roquettes en provenance de la bande de Gaza par le bouclier anti-missile israélien Dôme de fer, dans le sud d'Israël dans la nuit du 8 au 9 juillet 2014. REUTERS/Baz Ratner

    Près de 160 raids aériens ont été menés dans la nuit de mardi à mercredi dans la bande de Gaza, selon l'armée israélienne (soit plus de 400 raids depuis le début de l'opération. Mahmoud Abbas a demandé ce mardi à la communauté internationale d'intervenir immédiatement pour arrêter la dangereuse escalade qui pourrait «provoquer davantage de destructions et d'instabilité dans la région». L'opération militaire de l'Etat hébreu a déjà fait au moins 28 victimes palestiniennes, dont un enfant et deux adolescents. Les sirènes d'alerte ont retenti à Jérusalem et à Tel Aviv ce mardi soir.

    Avec nos correspondants dans la région,

    Alors que le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi a appelé à la tenue d'une réunion urgente du Conseil de sécurité des Nations unies, l'opération israélienne « haie de protection » s'est intensifiée ce mardi soir dans la bande de Gaza et en Israël.

    Tirs sur Jérusalem, Tel Aviv et Haïfa

    Trois violentes explosions ont secoué Jérusalem mardi soir, peu après que les sirènes eurent retenti dans la ville. Puis au moins quatre éclairs ont déchiré le ciel dans le sud-ouest de Jérusalem au moment où sont survenues les explosions, selon l'Agence France-Presse. Le Hamas, de son côté, revendique ce mardi soir des tirs de roquettes contre Jérusalem mais également Tel Aviv et Haïfa.

    Les abris à Tel Aviv ont ouvert dans la journée et la plage de la cité de Rishon Le Tsion, dans la banlieue, a été évacuée. Les responsables militaires israéliens étaient en effet persuadés que la métropole israélienne serait la prochaine cible des tirs en provenance de la bande de Gaza.

    40 000 réservistes rappelés

    Israël a autorisé le rappel de 40 000 réservistes, ce qui laisse craindre une opération terrestre. Les chasseurs bombardiers et les drones israéliens multiplient les sorties, nous rapporte notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. L’objectif principal : les lance-roquettes. Mais l’armée israélienne procède également à des attaques ciblées.

    L’une de ces attaques ce mardi après-midi visait Mohammad Chaaban, le chef des commandos de marine, une unité de l’élite de la branche armée du Hamas.

    De l’autre côté, plus de 160 roquettes ont été tirées ce mardi matin sur les agglomérations israéliennes qui entourent la bande de Gaza. Toutes les activités publiques dans le sud d’Israël ont été annulées. Ce mardi soir, le Hamas affirme avoir tiré des roquettes contre deux bases militaires en Israël.

    Le bilan des victimes ne cesse de s'accroître. Des raids aériens israéliens sur Gaza ont fait 23 morts dont un enfant de 8 ans et deux adolescents de moins de 20 ans. Les forces israéliennes ont tués quatre militants du Hamas qui avaient attaqué une base juste au nord de la bande de Gaza. Au cours de l'offensive il y a eu plus de 100 blessés. Les brigades Ezzedine al-Qassam, bras armé du Hamas, ont de leur côté annoncé avoir mené une attaque à cet endroit, sans faire état de pertes.

    Une opération sur le long terme

    L’offensive israélienne ne va pas durer seulement quelques jours, prévient le ministre de la Défense, Moshe Yaalon ; il s’agit d’une opération de longue haleine. « Nous frappons avec force jusqu’à ce que le Hamas demande un cessez-le-feu », ajoute-t-il. De son côté, le chef du gouvernement israélien Benyamin Netanhayu demande à l’armée de faire payer le prix fort au Hamas.

    Le cabinet a décidé d’une opération militaire modulaire, par étapes progressives. Des messages, indique-t-on, ont été transmis par l’intermédiaire de l'Egypte aux dirigeants du Hamas pour leur permettre de faire machine arrière. La question, bien sûr, est de savoir si l'armée israélienne a l'intention de lancer une offensive terrestre qui pourrait coûter cher en vies humaines. Selon un sondage, 47 % des israéliens s'y opposent.

    Gaza dans l’effroi

    Reportage
    La peur envahit Gaza 09/07/2014 - par Murielle Paradon Écouter

    Ce soir à Gaza, nous rapporte notre envoyée spéciale Murielle Paradon, les bombardements se sont un peu calmés, en tout cas près du port de la ville. Mais c’est un calme précaire puisque des roquettes viennent de partir non loin d’ici en direction du territoire israélien, et on imagine qu’il y aura des représailles. L’aviation a visé sans relâche le territoire palestinien en réponse à des tirs de roquettes vers le territoire israélien. Le bombardement le plus meurtrier a fait au moins six morts dont deux enfants dans une maison de Khan Younès, dans le sud de Gaza.

    C’est une famille liée au Hamas qui était visée. Il y a eu un tir d’avertissement d’un drone, mais l’entourage de la famille est monté dans l’immeuble pour faire bouclier humain. L’aviation israélienne n’en n’a pas tenu compte ; elle a tiré. Le Hamas a condamné un « crime horrible » et a promis que tous les Israéliens deviendraient des cibles.

    Plus au nord, dans le centre-ville de Gaza, la population continuait de vivre normalement, malgré les bombardements et les tirs de roquettes très audibles. Les commerces sont restés ouverts. Mais les habitants ont peur. Ils craignent l'intervention terrestre, rappelant les guerres précédentes. Les Gazaouis s’apprêtent donc à vivre de nouvelles heures difficiles. Déjà la nuit dernière, ils n’ont pas dormi à cause des bombardements. Et c’est ramadan, un ramadan qui ne se fait pas dans la joie, mais dans la tristesse et la peur.

    Une Palestinienne blessée lors d'un raid israélien à Khan Younes est transportée vers l'hôpital, le 8 juillet 2014. REUTERS/Stringer


    Reportage au cœur de Gaza

    Depuis ce mardi matin, on peut entendre clairement les bombardements de l’aviation israélienne dans la ville de Gaza. On entend aussi les départs de roquettes tirées depuis le territoire palestinien. L'envoyée spéciale de RFI s'est rendue dans un quartier où une maison a été complètement détruite la nuit dernière. Il ne reste plus qu’un amas de béton et de cendres.

    La famille, prévenue du bombardement, a juste eu le temps de sortir. La mère est en colère et s’étonne d’avoir été visée. Elle dit n’avoir aucun lien avec le Hamas ni aucun groupe armé. Et alors que nous quittions les lieux, une bombe s’est abattue 200 mètres plus loin dans un champ. L’armée israélienne suspectait peut-être qu’il y ait un abri de lance-roquettes.

    Pourquoi cette maison ?

    Oum Sami pleure sa maison. Cette femme couverte d’un long voile ne peut que constater les dégâts : il ne reste plus rien qu’un amas de béton recouvert de cendres. La maison a été bombardée par l’aviation israélienne la nuit dernière : « A trois heures et demie du matin, je préparais le repas pour le ramadan, un membre de la famille est venue me dire que l’armée israélienne avait prévenu qu’il fallait évacuer la maison, et tout le monde autour. »

    Le bombardement a eu lieu quelques minutes après. Pourquoi cette maison ? Le frère de la propriétaire, Sélim Selmeh s’interroge : « Ma sœur n’a aucune relation avec le Hamas, c’est une femme seule qui essaie juste d’élever ses enfants. Elle n’a de lien avec aucun parti politique. »

    Le quartier où se trouve la maison a été souvent visé par l’armée israélienne lors de précédentes opérations. Ce matin, une bombe s’est abattue à 200 mètres de là, dans un champ. Un champ qui abrite peut-être des lances roquettes des groupes armés.

    « Regardez, ce sont des femmes, des enfants ! »

    Une autre bombe vient de tomber. A 200 mètres de là, les enfants courent, une fillette pleure. On aperçoit derrière un immeuble, une immense colonne de fumée noire. Ali, la vingtaine, est venu constater les dégâts.

    « Comme vous voyez, un avion israélien, un F16, vient de bombarder un champs agricole, un terrain vide, juste à coté d’une maison qui a été détruite », raconte-t-il.

    L’armée israélienne vise des terrains vides qui pourraient servir de point de départ des roquettes, tirées par les groupes. Dans ce quartier d’al-Zaytoun, à l’est de la ville de Gaza, la population a l’habitude des opérations israéliennes. Et elle en a marre. « C’est vraiment des moments difficiles qu’on vit à Gaza. Regardez, ce sont des femmes, des enfants ! Nous on veut simplement la sécurité et la paix ! ».

    Pour l’instant, c’est tout le contraire qui semble se dessiner. L’armée israélienne a décidé de passer à la vitesse supérieure, en intensifiant ses frappes.

    Dans un rayon de 40 kilomètres autour de la bande de Gaza, y compris dans la ville de Beershevaa, la plus grande de la région du Neguev,la plupart des personnes ont été envoyées dans des abris...
    Emmanuel Navon Professeur de relations internationales à l'université de Tel Aviv. 08/07/2014 - par RFI Écouter

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    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.