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    Moyen-Orient

    «Dôme de fer», l'arme d'Israël contre les tirs palestiniens

    media Le système israélien de défense anti-aérienne Dôme de fer, a détruit cette semaine environ 90% des roquettes palestiniennes qu'il était chargé d'intercepter, selon des responsables israéliens. REUTERS/Baz Ratner

    La tension va crescendo entre Israël et le Hamas. L’offensive lancée par l’armée israélienne a déjà coûté la vie d'au moins 70 Palestiniens dont de nombreux civils. Les bombardements ne sont pas parvenus à faire cesser les salves de roquettes tirées depuis Gaza. Comment se protège l’Etat hébreu ? Michel Goya, colonel, directeur du bureau recherches du Centre de doctrine d'emploi des forces (armée de terre).

    RFI : La force militaire israélienne n’est pas une surprise, avec un objectif, toujours le même, qui est d’anéantir l’arsenal du Hamas. Comment expliquez-vous la capacité de plus en plus forte du mouvement à pouvoir répliquer ?

    Michel Goya : Le Hamas développe depuis un certain nombre d’années des moyens de frappe. Il est impossible pour lui de faire des actions militaires au sol, de pénétrer dans le territoire israélien. Donc il utilise des moyens de frappe ; des roquettes au départ très rudimentaires et puis finalement, avec l’aide de l’Iran certainement, disposant de moyens de plus en plus sophistiqués et capables maintenant de frapper jusqu’à Tel Aviv.

    Il n’y a que l’Iran qui procure cet armement aujourd’hui au Hamas ?

    C’est le fournisseur principal incontestablement. La Syrie étant un autre fournisseur mais occupé par ailleurs. Oui, c’est la filière classique, qui était celle également du Hezbollah.

    Est-ce que l’on sait comment rentrent ces armes, sachant qu’Israël et l’Egypte mettent à mal aussi régulièrement les tunnels vers Gaza ?

    D’abord le Sinaï est beaucoup moins bien contrôlé qu’il ne l’était auparavant. C’est devenu un espace de contestation où il y a présence d’une rébellion forte à l’égard du gouvernement actuel égyptien. Donc le contrôle y est beaucoup moins important qu’il ne l’était auparavant. Et puis il y a également le passage par voie de mer. Et ce sont des moyens qui sont relativement peu volumineux et qui transitent avec une certaine facilité. Et puis il y a une construction locale. Il ne faut pas l’oublier non plus.

    Ces tirs de roquettes du Hamas vont de plus en plus loin vers le territoire israélien. On a affaire à un arsenal de plus en plus sophistiqué ?

    Oui, ce sont les roquettes M75, qui ont été modifiées, améliorées avec l’aide encore une fois des Iraniens, peut-être des Nord-Coréens également, et qui leur permettent d’aller jusqu’à 160 kilomètres. Maintenant ces roquettes, paradoxalement, sont plus dangereuses parce qu’elles permettent de frapper de grandes villes. Mais en même temps elles sont plus facilement décelables par le système de défense israélien, le système de défense « Dôme de fer ».

    Le système Dôme de fer est une des pièces maîtresses israéliennes contre les tirs palestiniens. Pouvez-nous éclairer sur son fonctionnement ?

    C’est un système extrêmement sophistiqué qui permet d’intercepter des projectiles de très petite dimension, jusqu’à des obus. Ce sont plusieurs systèmes qui sont installés le long de la frontière israélienne. Chacun de ces systèmes comprend un radar qui repère bien sûr le projectile et analyse sa trajectoire. Un logiciel de calcul permet de déterminer à peu près où va tomber ce projectile. Et puis en fonction de la dangerosité du projectile, le système déclenche l’envoi d’un missile d’interception ou non. Et ce missile, c’est un missile qui va se diriger directement sur cette cible. Et encore une fois, tout ça est extrêmement sophistiqué. Ce sont des séquences qui ne durent pas plus de deux minutes. Donc il faut calculer, il faut prendre une décision, envoyer un projectile extrêmement précis, le faire frapper, détruire au-dessus généralement, des régions, de zones habitées. C’est un système très sophistiqué et aussi extrêmement coûteux par ailleurs.

    Avec une capacité à neutraliser combien de roquettes en même temps ?

    Alors ça aussi c’est une des failles du système. C'est-à-dire que dans chaque batterie – il y en a six – vous avez trois lanceurs. Et chaque lanceur dispose de 20 missiles. Donc vous avez une capacité de tirs totale de 60 missiles par batterie, qui ne peuvent pas être tirés tous en même temps, bien évidemment. Et une des difficultés du système c’est qu’il peut difficilement faire face à des frappes de saturation. C'est-à-dire que s’il y a beaucoup de projectiles qui arrivent en même temps, le système ne peut pas tous les traiter. Pour l’instant ce n’est pas encore le cas. Mais ce qui avait été le cas en 2006 par exemple, lorsque le Hezbollah avait lancé plus de 4 000 roquettes sur le nord d’Israël. La deuxième difficulté c’est que tout ça est extrêmement coûteux. Un missile coûte environ 50 000 euros pour détruire un projectile qui coûte en général mille fois moins.

    Qui finance ? C’est principalement les Etats-Unis ?

    Le financement est essentiellement israélien. On estime qu'Israël a investi à peu près un milliard d’euros dans le développement de ce système qui est encore en cours d’acquisition et de développement. Et les Etats-Unis apportent une aide très significative dans le développement de ce système. Je rappelle que les Etats-Unis offrent une aide de 3 milliards de dollars chaque année à l’aide militaire d'Israël chaque année. Donc le soutien au développement de tous ces systèmes de défense anti-missiles, anti-projectiles, est également une des priorités des Américains.

    Ça veut dire que les investissements se poursuivent pour l’acquisition d’autres batteries ?

    Pour assurer la totalité de la couverture du territoire israélien, il faudrait treize batteries. Et actuellement il y en a six. Donc ces six batteries sont localisées essentiellement face à la bande de Gaza qui est la menace principale, ou éventuellement au nord pour protéger les grandes villes. Mais il en faudrait encore le double pour assurer l’étanchéité totale du territoire. Sachant que là aussi, c’est un système qui s’avère a priori relativement efficace, mais qui n’est pas non plus d’une fiabilité à 100%.

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