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    Moyen-Orient

    A Gaza, l'angoisse de nouveaux bombardements

    media Des Israéliens regardant vers la bande de Gaza depuis Sdérot, le jeudi 10 juillet 2014. REUTERS/Ronen Zvulun

    Les hostilités se poursuivent entre Gaza et Israël. Les bombardements aériens ont fait au moins 80 morts du côté palestinien au cours des derniers jours, après plus de 750 raids menés. Il s'agit principalement de civils. Côté israélien, aucune perte humaine n'a été signalée, mais les roquettes lancées par le Hamas depuis Gaza vont de plus en plus loin. Jeudi, quatre roquettes ont visé Jérusalem, deux ont été interceptées au-dessus de la ville et les deux autres se sont abattues dans des zones inhabitées.

    ♦ Article mis à jour avec notre envoyé spécial à Gaza et notre correspondante en Israël

    Une nouvelle fois, un engrenage infernal s'est mis en branle entre Israël et le Hamas. Depuis trois jours, les raids aériens meurtriers de l'armée israélienne sur Gaza s'intensifient. Des bombardements auxquels répondent des tirs de roquettes sur le territoire israélien. Ce qui frappe lorsque l'on pénètrre dans la bande de Gaza, rapporte notre envoyé spécial Daniel Vallot, c'est le silence qui règne. Les habitants restent pour la plupart cloîtrés chez eux, à la fois par crainte de bombardements mais aussi en raison du ramadan. Il y a donc très peu de véhicules qui circulent en journée, très peu d'activités dans les rues.

    Ce jeudi soir, à nouveau, les habitants attendaient avec anxiété que la nuit revienne et que reprennent avec elle les frappes aériennes. Chacun espère ne pas se trouver trop près des cibles que s'apprêtent à viser l'armée israélienne. Soixante ont été pillonées ce jeudi. Les bombardements sont destructeurs. En circulant dans le territoire, on peut voir ça et là les cibles de ces frappes, des voitures détruites en pleine rue, des bâtiments effondrés sur eux-mêmes.

    Enfin, il y a les victimes. Le président palestinien Mahmoud Abbas ne mâche pas ses mots. Il accuse Israël de commettre un « génocide » dans la bande de Gaza. Il s'agit, dit-il, d'une « guerre contre le peuple palestinien » et non contre des factions insurgées. Les autorités palestiniennes dénoncent le grand nombre de femmes et d'enfants tués ou blessés au cours de ces frappes. Accusations relayées par le responsable du principal hôpital de la ville de Gaza, qui affirme à RFI qu'il manque de tout face à l'afflux de blessés : médicaments, pansements... Il espère pouvoir évacuer vers l'Egypte les cas les plus graves.

    Des habitants de la ville de Gaza portent le corps d'un enfant, mort dans un bombardement aérien, selon les autorités médicales palestiniennes, le 9 juillet 2014. REUTERS/Ashraf Amrah

    Victimes civiles

    Le bilan humain ne cesse en effet de s'alourdir chez les Palestiniens. Une quinzaine d'entre eux ont péri dans la seule nuit de mardi à mercredi, au cours de trois raids successifs. Plus d'une dizaine ont été tués dans la ville de Khan Younès ; le premier raid a tué une demi-douzaine d'hommes dans une échoppe, le second a frappé deux maisons, causant la mort d'une autre demi-douzaine de personnes, dont des femmes et des enfants. Enfin, un autre raid à Nusseirat a tué l'occupant d'une maison.

    Pour les Palestiniens, c'est bien d'une punition collective qu'il s'agit. Tel Aviv a beau dire que les civils sont épargnés et que seuls les tireurs de roquettes ou les cadres du Hamas sont visés, il n'en demeure pas moins que la bande de Gaza est la région du monde la plus peuplée pour un territoire de 360 km2. Arwa Manna y travaille, au sein de l'ONG Oxfam : « Des enfants et des femmes figurent parmi les victimes, confirme-t-elle. Des maisons sont bombardées. Le nombre de victimes ne cesse d'augmenter. »

    « La population a fini par s’habituer »

    Même son de cloche parmi la population gazaouie. Selon Mohamed al-Halabi, un habitant, c’est toute la bande qui subit cette agression : « Depuis 48 heures, toute la bande de Gaza est bombardée. Aussi bien les lieux publics que les habitations. C’est vrai que les bombardements sont ciblés mais lorsqu’un missile tombe sur un bâtiment public, les maisons aux alentours sont également touchées. Personnellement, j’habite dans un endroit où se trouve un bâtiment officiel qui a été pilonné et toutes les fenêtres du quartier ont volé en éclats ! », raconte-il.

    Et d'ajouter : « Mais ça pourrait être pire. En 2008, nous avions été bombardés en plein hiver et sans fenêtres nous avions subi le froid et les intempéries. Cette fois-ci, c’est l’été c’est moins pénible même si nous sommes en plein ramadan. Les familles souffrent un peu quand même de cette situation. C’est comme ça. Dans la bande de Gaza nous sommes bombardés tous les deux ans. La population a fini par s’habituer. On est prêts à affronter les raids. »

    Interception de roquette en provenance de la bande de Gaza par le bouclier anti-missile israélien «Dôme de fer», dans le sud d'Israël dans la nuit du 8 au 9 juillet 2014. REUTERS/Baz Ratner

    Israël sous le feu des roquettes

    Hadera est située à près de 115 km au nord de la bande de Gaza, non loin de la ville de Haïfa. C'est la première fois qu'une roquette atteint un objectif aussi lointain, le Hamas a utilisé un projectile de longue portée d'origine syrienne. Mais la roquette a été détruite en vol par l'armée israélienne, grâce au système anti-missile « Dôme de fer ». Seuls quelques débris sont retombés sur Hadera. Dans la ville, ce fait nouveau n'inquiète pas les habitants, comme en témoigne au téléphone Shlomi Levy : « Les gens sont tranquilles à 100%. Les Israéliens ont entièrement confiance en l'armée d'Israël, qui fait tout ce qu'elle peut pour sauver son pays. Personne ne parviendra à nous bouger. »

    Comme ailleurs en Israël, les autorités de Hadera ont mis en garde la population contre les risques d'attaques. Dès que les sirènes retentissent, tous les habitants doivent immédiatemment rejoindre les abris anti-roquettes.

    A Tel Aviv, deux sirènes ont encore retenti ce jeudi matin, rapporte notre correspondante Murielle Paradon. Elles préviennent des tirs de roquettes depuis Gaza. Jessica, une habitante de la ville, était en famille sur la plage quand elle a entendu ces sirènes ce jeudi. Habituée, elle s'est vite mise à l'abri. En revanche, Aurore, une Parisienne en vacances, n'a pas l'habitude : « C'est une grosse angoisse tout d'un coup, c'est assez inquiétant », confie-t-elle. Sur la plage, les transats sont presque vides, les cafés aussi, la saison touristique s'annonce mal. Et au-dessus de la plage, un hélicoptère de l'armée israélienne rappelle qu'on est seulement à 70 km de Gaza.

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