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    • Nouvelle frappe israélienne contre des cibles du Jihad islamique à Gaza (armée)
    Moyen-Orient

    C. Weibel: Gaza redoute une nouvelle offensive terrestre

    media Une troupe de l'armée israélienne, le 1er septembre 2013. AFP/JACK GUEZ

    Cela fait quatre jours que l’armée israélienne mène des raids contre l’enclave palestinienne de Gaza. Ces représailles ont déjà fait, côté palestinien, 100 morts dont dix-neuf enfants et 500 blessés dénombrés. De Gaza, continuent aussi d’être lancées des roquettes vers l’Etat hébreu dont trois ont été interceptées ce vendredi 11 juillet au-dessus de Tel Aviv sans faire de victime. Catherine Weibel, responsable de la communication de l’Unicef en Palestine, revient sur les conséquences de cette situation sur les civils à Gaza. Elle est l’invitée de RFI.

     

    RFI : après ces quatre jours de raids, quelle est aujourd’hui la situation pour les civils à Gaza ?

    Catherine Weibel : Au cours des quatre derniers jours, on a comptabilisé plus au moins 19 enfants palestiniens qui ont été tués dans des frappes aériennes. Mais malheureusement nous pensons que le bilan va monter. On parle également de 342 maisons qui ont été détruites dans ces frappes aériennes. Evidemment, cela inflige non seulement des dommages physiques aux enfants, puisqu’il y a ceux qui sont tués, mais aussi de nombreux blessés, mais également de très graves dommages psychologiques.

    Alors justement quel est dans l’urgence le travail des humanitaires ?

    Dans le cas de l’Unicef, nous avons déployé quelque cinq équipes de psychologues qui essaient de se rendre comme ils le peuvent dans la bande de Gaza - ce qui est difficile évidemment puisque que les frappes aériennes se poursuivent - pour venir en aide aux enfants et à leurs familles lorsqu’ils ont été endeuillés, mais aussi aux nombreux enfants qui sont traumatisés par les bruits de la guerre, puisque la nuit, entre les frappes aériennes, les drones, les missiles, c’est évidemment très traumatisant pour ces enfants. Nous sommes également en train de surveiller la situation des médicaments à Gaza, alors que les stocks de médicaments sont en train de baisser. Nous sommes évidemment en train d’évaluer la situation, et allons apporter une réponse dès que possible.

    Est-ce qu’il y a un travail commun avec les autres organisations humanitaires ?

    Oui, bien sûr. Toutes les agences de l’ONU et les grandes ONG internationales travaillent ensemble et coordonnent leur travail, puisque c’est évidemment la seule manière d’apporter une réponse efficace.

    Alors est-ce que la population de Gaza craint une opération terrestre ? On en parle depuis plusieurs jours, il y a les civils qui se retrouvent bloqués avec ces très, très nombreux blessés. On parle de plusieurs centaines. Est-ce qu’il y a vraiment un fort sentiment d’inquiétude par rapport à l’éventualité de ces frappes terrestres ?

    Oui, il y a vraiment beaucoup d’inquiétude, voire même de peur chez les gens, puisque la bande de Gaza évidemment est fermée de tous les côtés, donc les gens n’ont pas vraiment la possibilité de s’enfuir. Les gens connaissent aussi pour la troisième fois en moins de six ans une opération militaire d’envergure. Ils ont évidemment très, très peur parce qu’ils se souviennent de ce qui s’est passé les fois précédentes. Ils ont peur tout particulièrement d’une opération militaire terrestre, dans la mesure où en 2009 il y en avait une qui s’était soldée par de nombreux morts et blessés. C’est vraiment quelque chose qui fait peur aux gens.

    Vous parliez tout à l’heure du risque de pénurie de médicaments - 500 personnes blessées en quelques jours-, comment cela se passe très concrètement par rapport aux moyens chirurgicaux ? J’imagine qu'il y a des problèmes pour collecter le sang, problèmes pour faire face aux risques d’infections ?

    Pour l’heure actuelle, les hôpitaux fonctionnent. Evidemment, ils se retrouvent avec un afflux de patients gigantesque qui n’était évidemment pas prévu. Dans la mesure où la bande de Gaza était sous blocus depuis quelques années, il y avait évidemment toujours des médicaments qui entraient. Mais les stocks, avant même que l’offensive ne commence, étaient relativement bas. Pour le moment, la situation permet de soigner les blessés, mais les médecins sont inquiets pour les jours qui viennent parce que les stocks de médicaments sont en train d’être vidés.

    Un porte-parole du Hamas à Gaza déclarait jeudi: « Nous sommes le dos au mur. Nous n’avons rien à perdre ». Est-ce que cet esprit de sacrifice est partagé par la population civile ?

    Non. Pour autant que j’ai pu à en juger, pas du tout. La population civile a très peur. Ils sont surtout très fatigués. Encore une fois, c’est la troisième fois en six ans qu’il y a une guerre. Les gens sont également très inquiets pour leurs enfants parce que notamment les plus petits commencent à donner des signes de détresse psychologique, notamment les touts petits, ils ne comprennent pas du tout ce qui se passe. Vous avez des cas d’enfants qui sont prostrés. Ils sont très inquiets. Ils ne veulent pas du tout que cela dure. Ce n’est pas du tout quelque chose qu’ils souhaitent.

    Avec par exemple le fracas, le vacarme qui est quelque chose de particulièrement éprouvant justement, pour ces enfants parfois très jeunes.

    Les enfants ne comprennent pas du tout ce qui se passe. Il faut comprendre que toute la nuit il y a des frappes aériennes incessantes, des missiles tirés depuis la mer. Ça fait énormément de bruit. Ça fait très, très peur aux enfants. Egalement, des drones en permanence. Les plus petits ne comprennent pas ce qui se passe. Ceux qui sont un peu plus âgés souvent se rappellent qu’il y a deux ans, pour certains d’entre eux, ils avaient dû quitter leurs maisons, par exemple. C’est donc quelque chose qui les inquiète beaucoup. Il faut comprendre que ce genre de traumatisme psychologique s’aggrave lorsqu’il est répété tous les deux ans.

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