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    Moyen-Orient

    Offensive à Gaza: Israël ne cèdera à «aucune pression internationale»

    media Nuit du 11 au 12 juillet 2014, dans la bande de Gaza. REUTERS/ Amir Cohen

    Message de fermeté du Premier ministre israélien. Benyamin Netanyahu a déclaré ce vendredi qu'«aucune pression internationale» n'empêcherait son pays «de frapper les terroristes». 34 ONG internationales - dont Oxfam, Care ou Action contre la faim - appellent à un cessez-le-feu et au respect des droits de l'homme dans la bande de Gaza. Un appel qui a peu de chances d'être entendu dans l'immédiat. L'aviation israélienne a poursuivi ce 11 juillet, pour le 4e jour consécutif, ses raids aériens sur Gaza, en réplique aux tirs de roquettes du Hamas sur l'Etat hébreu. 

    Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul

    « Combien de temps cela va encore durer ? », demande une journaliste. « Encore longtemps », répond le Premier ministre israélien. « Nous ne céderons face à aucune pression internationale, proclame encore Benyamin Netanyahu. Nous arrêterons l'opération lorsque les tirs de roquettes contre Israël cesseront ». Pas de réponse précise non plus pour ce qui est de l'éventualité d'une opération terrestre dans la bande de Gaza. « Nous envisageons toutes les possibilités et nous nous préparons à toutes les possibilités, a affirmé M. Netanyahu. Notre objectif est de rétablir le calme pour les Israéliens. Et je ferai tout ce qui est possible pour arriver à ce but ».

    Le chef du gouvernement israélien a également parlé des contacts qu'il a eus avec des dirigeants d'autres pays, notamment le président Barack Obama et des leaders européens. « Tous comprennent notre besoin d'agir et partagent notre volonté de protéger nos citoyens », a-t-il notamment dit. « Parallèlement à l'opération "haie de protection", a encore affirmé Benyamin Netanyahu, j’œuvre pour que Gaza ne s'installe pas également en Cisjordanie. Aujourd'hui plus que jamais, il est clair que nous devons garder le contrôle sécuritaire sur ce territoire ». Pendant la conférence de presse du Premier ministre, deux roquettes ont été interceptées dans le ciel de Tel Aviv. Une troisième s'est abattue dans une zone non habitée.

    Les raids incessants sur Gaza

    Avec notre correspondante à Jérusalem, Murielle Paradon

    L’aviation israélienne continue ses raids sur Gaza. Au moins huit personnes ont été tuées depuis ce vendredi matin. L'armée affirme viser des cibles du Hamas : des sites de départs de roquettes, des tunnels, des bureaux ou des maisons où vivent des responsables du mouvement islamiste. Mais il y a beaucoup de femmes et d'enfants parmi les victimes.

    Côté israélien, 50 roquettes ont été tirées depuis l’aube depuis Gaza, sans faire de mort pour l'instant. En revanche, l'incendie d'une station essence d’Ashdod, atteinte par un tir de roquette, a fait trois blessés dont un grave.

    Des roquettes ont également été tirées sur Tel Aviv, elles ont été interceptées par le système anti-missile « Dôme de Fer ». Le Hamas a revendiqué le tir et indiqué qu’il visait l’aéroport de Ben Gourion, qui se trouve à proximité de Tel Aviv. Dans un communiqué il a prévenu les compagnies étrangères de ne pas atterrir à Ben Gourion, sous peine de s'exposer à de prochains tirs. L'aéroport a stoppé son activité pendant 10 minutes avant de reprendre normalement ses vols.

    L'Egypte affirme s'être entretenue avec toutes les parties au conflit pour mettre fin à la violence, mais elle s'est heurtée, dit-elle, à l'entêtement des protagonistes. Selon le Premier ministre Benyamin Netanyahu, les frappes se poursuivront tant que les roquettes du Hamas ciblent les villes israéliennes.

    REPORTAGE

    A Gaza, en quatre jours, une centaine de Palestiniens ont perdu la vie dans les bombardements, et des centaines de bâtiments qui ont été détruits. Rencontre avec les habitants d’un immeuble de Gaza, détruit par un tir de missiles de l’armée israélienne.

    Avec notre envoyé spécial à Gaza, Daniel Vallot

    Le missile a touché le cinquième étage de cet immeuble situé dans un quartier résidentiel de Gaza. Le bâtiment s’est totalement effondré, et aux alentours, des monceaux de gravats témoignent de la violence du bombardement. « Ca s’est passé à une heure du matin, raconte un vieil homme, nous étions en train de dormir. Les drones ont tiré des fusées stridentes pour nous prévenir, nous avons eu à peine le temps de sortir dans la rue. Au bout de quelques minutes, le F 16 a tiré sur l’immeuble, et l’a détruit, du haut jusqu’en bas ».

    Accroupi sur le trottoir, Ismaîl reprend son souffle, après avoir essayé en vain de récupérer quelques affaires dans les décombres. « Nous n’avons eu que six minutes pour évacuer, dit-il, que peut-on emmener en six minutes ? La priorité c’est la famille et les enfants. Moi, j’ai laissé mes papiers, mon argent, mes souvenirs, il y a toute ma vie dans cet immeuble ! »

    Aux yeux d’Ismaîl, rien ne peut justifier le tir de missile qui a détruit son immeuble. « L’armée israélienne s’est peut-être trompée de cible, dit-il – ou bien elle a voulu à dessein terroriser la population-, nous ne saurons jamais. La seule certitude c’est que nous sommes maintenant à la rue, obligés de dormir chez des voisins, ou des parents proches »…

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    Le Premier ministre turc condamne les « mensonges » d'Israël

    Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a, de son côté, accusé ce vendredi Israël de suivre une politique fondée sur le « mensonge » en ce qui concerne ses bombardements sur Gaza.

    Se référant à Israël, le Premier ministre turc a déclaré devant ses partisans à Istanbul : « Il dit que (le Hamas) tire des roquettes. Mais quelqu'un est-il mort ? », tout en ajoutant: « le nombre des Palestiniens que vous (Israël) avez tués est maintenant de 100. Sa vie (la vie d'Israël) est fondée sur le mensonge. Il n'est pas honnête ».
     

    Le président français François Hollande nuance ses propos

    Dans un discours prononcé jeudi10 juillet près de Reims, le président français a nuancé les propos tenus la veille à Benyamin Netanyahu. Mercredi soir, il « [condamnait] fermement les agressions » contre Israël. Jeudi, le chef d'Etat français a appelé à la « retenue » et à « l'apaisement », mentionnant toutefois des « assassinats avec des tirs de roquettes » alors même qu'aucun Israélien n'a été tué par ces armes envoyées depuis la bande de Gaza. Pour le directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques, Pascal Boniface, on assiste à un mouvement de la diplomatie française.

    Il ne semble pas que ce soit les Israéliens les plus grandes victimes de l'actuelle montée de la violence...
    Pascal Boniface Directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques. 11/07/2014 - par RFI Écouter

      ■ ZOOM: Le Hamas retrouve une légitimité à Gaza

    Avec notre envoyé spécial à Gaza, Daniel Vallot

    A chaque fois que le Hamas affronte Israël sur le terrain militaire, qu’il y a une confrontation directe avec l’armée israélienne, la majorité de la population palestinienne dans le territoire de Gaza se range aussitôt derrière le mouvement, et approuve les tirs de roquettes considérées ici comme des actes d’auto-défense, face à Israël.

    Avant que ne débute l’offensive israélienne, le Hamas avait perdu une bonne partie du soutien de la population. Il était politiquement affaibli par l’usure du pouvoir, les problèmes économiques et la dégradation des conditions de vie dans le territoire. Le Hamas, qui était politiquement dans une situation délicate, retrouve donc à l’issue de ces quelques jours de bombardements une légitimité et une assise politique qui lui faisaient de plus en plus défaut.

    Alors ce soutien apporté au Hamas, c’est le sentiment qui est le plus ouvertement exprimé ici – même s’il y a aussi une lassitude, une forme de découragement qui dominent et qui sont sans doute plus fortes que le sentiment de colère à l’égard d’Israël, qui est véhiculé aujourd’hui dans les messages diffusés par le Hamas.

    La population sait très bien quelles seront les conséquences pour elle de cette nouvelle confrontation. Et une grande partie des habitants de Gaza, sans vraiment y croire, espère qu’une intervention de l’extérieur, des Etats-Unis ou de l’Egypte, permettra de mettre fin très rapidement à ce nouveau cycle de violence.

    Le problème ce n’est pas le Hamas, c’est Israël, qui nous a agressés en premier… Depuis 1948, c’est toujours Israël qui ouvre les hostilités…
    Reportage dans une mosquée de Gaza. 11/07/2014 - par Daniel Vallot Écouter

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    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.