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    Moyen-Orient

    Qatar: un rapport sévère sur le recrutement des travailleurs migrants

    media Des travailleurs migrants sur un chantier à Doha, le 3 octobre 2013. AFP PHOTO / AL-WATAN DOHA / KARIM JAAFAR

    Les conditions de vie et de travail des ouvriers au Qatar sont régulièrement pointées du doigt par les ONG ou médias internationaux. Cette fois, c'est la Fondation du Qatar, dirigée par Sheikha Mozah, la mère de l'émir, qui publie un rapport. On peut y lire que pour ces travailleurs migrants, les problèmes commencent dans leur pays d'origine. Pour les chercheurs de la Fondation, c'est le processus de recrutement qui est en cause.

    Avec notre correspondante à Doha, Laxmi Lota

    Cinq pays ont été étudiés : le Népal, les Philippines, le Bangladesh, l'Inde et le Sri Lanka d'où arrivent les ouvriers. Le rapport dénonce les méthodes des agences de recrutement sur place. Les candidats à l'embauche doivent payer des frais pouvant atteindre plusieurs milliers de dollars. Ils sont alors obligés de s'endetter lourdement, toujours auprès de ces agences qui fournissent des prêts à des taux d'intérêt exorbitants, de 30% à 60%.

    Mais la Fondation du Qatar ne vise pas seulement les pays d'origine des migrants. Le rapport accuse également de corruption certaines agences au Qatar : des rétrocommissions sont versées à des recruteurs à Doha.

    Ces accusations rejoignent celles du rapporteur de l'ONU sur les migrants qui s'était rendu dans l'émirat l'an dernier. La Fondation du Qatar émet 10 recommandations. Certaines s'adressent directement au gouvernement qatarien : par exemple, mettre en place des contrats de travail électroniques pour éviter les changements de salaire de dernière minute, établir un salaire minimum pour les ouvriers des chantiers, ou encore une liste d'agences de recrutement éthiques.

    A (RE) LIRE : Népal: l'exploitation des migrants commence chez eux

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