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    Moyen-Orient

    Proposition de trêve à Gaza: Israël accepte, pas le Hamas

    media Un char israélien aux abords de la bande de Gaza, le 15 juillet 2014. REUTERS/Nir Elias

    Faut-il croire à une pause dans les combats à Gaza ? Mardi 15 juillet au matin, le cabinet de sécurité israélien a accepté la proposition de cessez-le-feu soumise par les autorités égyptiennes. Mais dans la même matinée, juste avant cette annonce, des raids israéliens ont encore tué quatre personnes dans le sud de l’enclave palestinienne, dont une femme et un vieil homme. Les incertitudes sont d'autant plus grandes autour de cette hypothétique trêve que la position du Hamas reste floue : après avoir annoncé dans la matinée son rejet de la proposition égyptienne, le mouvement a fait savoir qu'il n'avait pas encore pris de décision officielle.

    Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul, et notre envoyé spécial à Gaza, Daniel Vallot.

    L'issue de la réunion du cabinet de sécurité israélien, ce mardi matin, était particulièrement attendue : une semaine après le début des opérations sur la bande de Gaza, qui ont fait plus de 180 morts côté palestinien, la réunion visait à étudier une proposition de cessez-le-feu formulée par les autorités égyptiennes.

    La décision du cabinet d'accepter la proposition égyptienne n'est pas tout à fait une surprise : l’entourage du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu avait déjà fait savoir que cette proposition semblait acceptable. « L’accord nous ramène à la situation d’avant le début de l’opération, mais avec un Hamas considérablement affaibli », analysait-on ainsi chez les proches du Premier ministre.

    Accord en trois points

    L’accord porte sur trois points : l’arrêt des hostilités de part et d’autre, l’ouverture des points de passage entre Gaza et Israël, et des facilités pour le transfert des personnes et des marchandises. Dans les 48 heures, selon les termes de la proposition, les parties devraient se retrouver au Caire pour des négociations indirectes - Israël, en effet, ne négocie pas avec le Hamas, mais seulement avec des médiateurs.

    L’aile droite du gouvernement menace de mettre en péril la coalition gouvernementale. Plusieurs ministres affirment que Benyamin Netanyahu a tout simplement capitulé : « Si on arrête l’opération militaire à ce stade, il faudra tout recommencer dans quelques mois », témoigne l'un d'eux.

    Le ton du Premier ministre israélien lorsqu'il a justifié cette décision n'était pourtant pas à la capitulation. « Si le Hamas n'accepte pas le cessez-le-feu, comme ça semble être le cas, a affirmé le chef du gouvernement israélien, Israël aura toute la légitimité internationale pour intensifier l'opération militaire destinée à restaurer le calme »,

    Raids israéliens sur Gaza, roquettes du Hamas sur Eilat

    Avant l'annonce de la trêve, l’armée israélienne avait encore multiplié les attaques : 25 raids aériens en tout ont été signalés sur la bande de Gaza dans la nuit de lundi à mardi, puis mardi matin. Ils ont causé la mort de quatre personnes dans le sud de la bande de Gaza, dont une femme et un vieillard, ont affirmé les services de secours palestiniens. Au total, depuis le début de l'offensive israélienne il y a huit jours, les bombardements de Tsahal ont fait 192 morts palestiniens.

    Plusieurs roquettes palestiniennes sont également tombées sur le territoire israélien. Avant l'annonce du cessez-le-feu par Israël, deux roquettes se sont abattues sur la ville portuaire d’Eilat, au sud d'Israël, faisant quatre blessés. Puis, un peu plus tard, alors que le conseil de sécurité de l'Etat hébreu venait de s'exprimer en faveur de la trêve, une autre roquette a touché la ville d'Ashdod, à 28 kilomètres au nord de la bande de Gaza.

    Le Hamas n'accepte pas la proposition égyptienne en l'état

    Le mouvement palestinien ne s'estime pas tenu par ce cessez-le-feu : en effet, le cabinet israélien a choisi d'entériner la proposition égyptienne sans tenir compte du fait qu’elle n'était, en l'état, pas acceptée par le Hamas. L’aile militaire du mouvement - les Brigades Ezzedine al-Qassam - a signifié mardi sur son site Internet qu’il s’agissait d’une « initiative de soumission », et qu’elle poursuivrait les combats. Plus tard dans la matinée, un porte-parole du Hamas a toutefois ajouté que le mouvement n'avait pas encore pris de décision officielle.

    Comment comprendre cette position du mouvement palestinien ? Ce n’est pas le principe même de la trêve que le Hamas rejette, mais le fait qu’elle ne réponde à aucune de ses conditions. La proposition égyptienne prévoit en effet des négociations entre Palestiniens et Israéliens, mais après la fin des hostilités. Or, le Hamas réclame des concessions avant même qu’il puisse y avoir un cessez-le-feu. « En temps de guerre, on ne cesse pas le feu avant d’avoir négocié », a ainsi déclaré un porte-parole du mouvement à l’Agence France-Presse.

    Retrouver une assise politique chez les Palestiniens

    Outre l’arrêt des bombardements, le Hamas pose trois conditions à l’arrêt des hostilités : d’abord la fin du blocus imposé par Israël à la bande de Gaza depuis 2006, c’est-à-dire depuis que le Hamas contrôle le territoire palestinien ; ensuite, l’ouverture du terminal de Rafah avec l’Egypte ; enfin, la libération des prisonniers relâchés en échange du soldat Gilad Shalit en 2011, qui ont été ensuite de nouveau arrêtés par Israël.

    Si le Hamas tient absolument à ces trois points, c’est qu’il veut pouvoir sortir de ce nouveau conflit avec Israël en ayant obtenu des avancées réelles pour la population palestinienne. Cela lui permettrait de retrouver l’assise politique qu’il avait perdue sur la bande de Gaza, mais également de marquer des points face au Fatah de Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne. Celui-ci, en revanche, maintient son appel à un cessez-le-feu immédiat.

    Décision d'Israël saluée par Kerry

    La Ligue arabe ainsi que le président palestinien Mahmoud Abbas ont appellé toutes les parties à respecter un cessez-le-feu. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a, quant à lui, salué la décision d'Israël d'accepter la proposition égyptienne, et a pressé le Hamas de faire de même.

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