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    Moyen-Orient

    Gaza: Israël appelle à l’évacuation de 100 000 personnes

    media Un Palestinien évacue quelques affaires après un raid aérien israélien qui a détruit une maison à proximité de la ville de Gaza, le 16 Juillet 2014. REUTERS/Mohammed Salem

    Alors que le nombre de 200 tués a été atteint côté palestinien et qu'un premier civil israélien a trouvé la mort, les discours encourageant la violence se multiplient des deux côtés. À Gaza, le soutien au Hamas reste de bon ton. Chez les Israéliens, on persiste à vouloir poursuivre les frappes. Ce mercredi, les autorités de l'Etat hébreu ont appelé 100 000 habitants du nord de la bande de Gaza à évacuer leur domicile.

    Avec notre envoyé spécial à Gaza, Daniel Vallot et notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

    À Gaza, des détonations, et dans le ciel la trainée blanche des roquettes tirées vers Israël… Il est 11h15 mardi à Gaza, et la branche militaire du Hamas vient d’annoncer qu’elle rejette la trêve proposée par l’Egypte. « Si le Hamas n'avait pas lancé ces roquettes, cela aurait signifié qu'on accepte cette trêve sans conditions, estime un habitant de Gaza. Or, je pense que le Hamas peut obtenir des concessions d'Israël. Car c'est Israël qui a peur. C'est Israël qui veut un cessez-le-feu parce qu'avec nos roquettes, ils passent leurs nuits terrés dans des abris. »

    Ce discours va-t-en-guerre et pro Hamas est très largement répandu dans l'enclave palestinienne. Rares sont ceux qui osent tenir des propos plus nuancés, ou qui regrettent publiquement de voir le Hamas rejeter le cessez-le-feu. « C’est évident qu’à partir de maintenant, la situation ne va faire qu’empirer, admet tout de même un autre Palestinien. Alors, on est déçus, parce qu’en laissant passer cette chance, on court vers la catastrophe. Les Israéliens vont bombarder encore plus de bâtiments maintenant que la trêve n’a pas marché. »

    La population gazaouie est partagée entre les partisans du Hamas, qui se réjouissent de chaque roquette tirée vers Israël, et ceux qui s’inquiètent des conséquences de ce nouveau cycle de violences. Mardi, ces derniers ont cru un moment à la possibilité d’un répit. Mais ce répit n’aura duré que quelques heures car dès le milieu de l’après-midi, les bombardements israéliens reprenaient sur le territoire palestinien.

    Accepter la trêve, une « erreur » pour la droite israélienne

    Le même acharnement se retrouve chez les Israéliens les plus à droite - alors que pour la première fois depuis le début des opérations, un civil israélien a été tué par un tir de roquette, au passage d'Erez, entre Israël et Gaza. « C'était une erreur d'accepter un cessez-le-feu, estime par exemple David Rotem, député du parti d'extrême-droite Israel Beitenou. Parce qu'on a vu que le Hamas ne l'a pas respecté. Ils ont continué à nous envoyer des roquettes alors même que nous avions arrêté de tirer. Le Hamas est une organisation terroriste. Il faut la détruire, tout faire pour qu'elle n'ait plus de roquettes. Il faut aussi fermer tous les tunnels entre le Sinaï et Gaza. »

    Pour lui, le contrôle absolu et même l'occupation de la bande de Gaza est la seule solution pour neutraliser définitivement le Hamas. « Nous ferons pression autant que possible sur le gouvernement israélien pour qu'il continue l'opération jusqu'à la destruction du Hamas », promet David Rotem.

    Étendre les opérations sur Gaza

    « On a tenté la voie diplomatique, d'ailleurs on n'y a pas renoncé, assure Yigal Palmor, porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien. Mais tant que les tirs continuent, il y aura des ripostes militaires. » Des frappes aériennes et d'autres types d'opérations, promet-il, « de la manière la plus prudente possible pour éviter autant que faire se peut de mettre en danger la vie des civils ».

    Alors que le nombre de tués a franchi la barre des 200 morts dans la nuit de mardi à mercredi, selon des sources médicales palestiniennes, Israël maintient la possibilité d'une intervention terrestre. « C'est une option qui est sur la table au cas où toutes les autres échoueraient, explique Yigal Palmor, si la voie diplomatique échoue totalement et sans appel. Si les frappes aériennes et les opérations spéciales n'arrivent pas à faire cesser les tirs. A ce moment là, oui, il se peut que le déploiement des troupes au sol soit la seule possibilité qui nous restera pour aller jusqu'au lieu où se terrent les terroristes. »

    Washington renforce l'aide financière au « Dôme de fer »

    Bien que déçu par le refus du Hamas de considérer la proposition égyptienne d’une trêve, le gouvernement américain entend continuer de travailler à un cessez-le-feu. Jen Psaki, la porte-parole du département d’Etat, l’a répété à plusieurs reprises lors de son point de presse quotidien : « Notre objectif est de parvenir à un cessez-le-feu. Nous allons continuer nos efforts. John Kerry va rester engagé auprès de toutes les parties et des pays de la région pour voir si nous pouvons obtenir une trêve. »

    Les États-Unis, toutefois, ne peuvent négocier avec le Hamas, qui figure sur leur liste des organisations terroristes. « Mais d’autres pays le peuvent », a dit la porte-parole américaine, qui a rappelé par ailleurs que le président Obama estimait qu’Israël avait le droit de se défendre.

    Washington voudrait toutefois éviter une opération terrestre à Gaza, et John Kerry va s’efforcer d’en dissuader Israël. Le Congrès, pour sa part, est massivement derrière l’Etat hébreu et a approuvé une augmentation de l’aide américaine à son système de défense anti-missiles « Dôme de fer ».

    Cette aide, qui était de 235 millions de dollars dans le présent budget, passera à 351 millions à partir d’octobre, début de l’exercice fiscal 2015. Soit une augmentation de 116 millions de dollars : presque le double de ce que Barack Obama avait demandé à l’origine.

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