GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 18 Juillet
Jeudi 19 Juillet
Vendredi 20 Juillet
Samedi 21 Juillet
Aujourd'hui
Lundi 23 Juillet
Mardi 24 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Moyen-Orient

    Gaza: la trêve vole en éclat, reprise des combats

    media On soldat israélien sur un blindé, dans la bande de Gaza, ce lundi 28 juillet. REUTERS/Baz Ratner

    Des tirs sporadiques ont repris à Gaza, ce lundi, après une brève accalmie ce matin, rompue par des combattans gazaouïs. Des roquettes ont été envoyées sur la ville israélienne d'Ashkelon. L'armée israélienne a riposté. « Ce n’est pas le moment pour une trêve », disent plusieurs ministres israéliens, alors que le Conseil de sécurité des Nations unies, réuni en urgence dans la nuit, a demandé un cessez-le-feu humanitaire.

    ■ Actualisation 28/07 - 4 h 16 TU : Le Conseil de sécurité réclame un cessez-le-feu immédiat et sans condition.

    ■ 28/07 - 13 h 00 : reprise des tirs à Gaza.

    Deux Palestiniens, dont un enfant de 4 ans, ont été tués dans la matinée de ce lundi par un tir de char israélien. En trois semaines, les raids aériens et les tirs d’artillerie israéliens ont fait 1 037 morts et quelque 6 200 blessés dans la bande de Gaza. Les destructions sont aussi considérables. Plus de 170 000 personnes ont dû trouver refuge dans les bâtiments de l’ONU.

    La population israélienne opposée à un cessez-le-feu

    De son côté, l’armée israélienne a perdu 43 soldats et trois civils ont été tués par des roquettes du Hamas. La population israélienne reste cependant solidaire de son armée, rapporte le correspondant de RFI à Jerusalem, Michel Paul. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 85 % et demi des Israéliens s’opposent à un cessez-le-feu, selon un sondage. Dans l’entourage du Premier ministre israélien, on ne cache pas une certaine déception face à la position américaine. « Ce n’est pas le moment pour une trêve immédiate et sans condition », estiment plusieurs ministres. Le ministre de l’Habitat, Uri Ariel, membre de l’aile droite de la coalition gouvernementale, va même plus loin. Il demande au président Obama de laisser Israël tranquille et de s’occuper de ses propres affaires. « Occupez-vous de la Syrie et nous prendrons soin de nous même », a-t-il déclaré.

    Le Conseil de sécurité demande une trêve « immédiate »

    Dimanche, le président américain Barack Obama avait été on ne peut plus clair. Il a demandé une « trêve humanitaire immédiate et sans condition », lors d'un entretien téléphonique avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, sur les bases de l’arrêt des hostilités de la précédente opération israélienne à Gaza, Pilier de défense en novembre 2012.

    Le Conseil de sécurité des Nations unies, réunis dans la nuit de dimanche à lundi à New York, a adopté, dans la foulée, à l'unanimité une déclaration appelant à « un cessez-le-feu immédiat et sans condition » à Gaza. Les quinze pays membres du Conseil de sécurité demandent aux belligérants « d'appliquer pleinement » ce cessez-le-feu pendant la période de la fête de l'Aïd el-Fitr « et au-delà ».

    C’est un « besoin stratégique », a souligné le président américain, ajoutant que tout règlement devra inclure le désarmement du Hamas et des autres organisations palestiniennes à Gaza. Le but, cette fois est l’obtention d’un cessez-le-feu stable et durable entre Israël et le Hamas.

    Un proche du Premier ministre Netanyahou affirme que le président américain demande à Israël d’arrêter les hostilités, précisément au moment où le Hamas a le dos au mur et commence à montrer des signes de faiblesse.

    Tirs sporadiques à Gaza

    Sur le terrain, un relatif retour au calme avait été observé en début de matinée à Gaza, rapporte le correspondant de RFI à Ramallah, Nicolas Ropert. Plusieurs roquettes ont cependant été lancées depuis ce lundi matin, alors qu’aucun projectile n’avait été tiré par les groupes combattants palestiniens au cours de la nuit.

    Le stock de munitions est forcément moins important au vingt-et-unième jour de l’opération israélienne. Il y a aussi la fin du ramadan dont c’est le premier jour aujourd’hui. Mais la fête est – forcément - gâchée par les combats. Les habitants n’ont pas la tête à célébrer la fin du mois sacré pour les musulmans. Les Gazaouis veulent se concentrer sur l’essentiel pour eux : survivre et retrouver leurs proches disparus et, enfin, enterrer leurs morts.

    En Cisjordanie, c’est le même sentiment qui domine : « Nous ne fêterons pas la fin du ramadan », confiait à RFI un Palestinien à Ramallah. A Gaza, le nombre de déplacés continue d’augmenter. Les quelques heures de trêve de ces derniers jours ont permis aux habitants d’aller récupérer quelques affaires. Mais c’est la désolation qui domine. Tout l’est et le nord de la bande de Gaza ne sont qu’un champ de ruines.

    Ces nouveaux tirs de roquettes palestiniennes ont été suivis aussitôt de ripostes israéliennes sous forme de bombardements. C’est d’ailleurs la directive donnée à l’heure actuelle aux soldats israéliens : ne réagir seulement qu’en cas de tirs en provenance de Gaza. De source militaire israélienne, on indique que l’armée continue de neutraliser les tunnels à Gaza, et c’est là un des objectifs les plus importants pour les Israéliens, et une activité opérationnelle qui prendra encore plusieurs jours en raison de sa complexité technique. En attendant, l’armée est prête à toute éventualité, cessez-le-feu ou renforcement de l’offensive militaire. 

    Un quatrième employé de l'ONU tué à Gaza

    Le porte-parole de l’UNRWA, l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, a annoncé que le corps d’un employé de l’ONU a été découvert : un Palestinien, retrouvé dans les décombres de sa maison frappée par l’armée israélienne. Sa femme et trois de ses enfants sont blessés.

    Cela porte à quatre le nombre de personnels de l’agence onusienne tués depuis le début de l’intervention israélienne. Les autres ont perdu la vie dans l’école de l’UNRWA frappée il y a quatre jours dans la localité de Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza. Un bombardement pour lequel l’armée israélienne a, finalement, rejeté toute responsabilité, dimanche, après de multiples tergiversations ces derniers jours. L’armée israélienne assure que l’école était vide quand elle a tiré, accusant indirectement le Hamas. Quinze personnes avaient alors été tuées.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.