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    Moyen-Orient

    Gaza: l'espoir de trêve s'est rapidement volatilisé

    media Gaza à feu et à sang, ce 29 juillet 2014. REUTERS/Baz Ratner

    L'armée israélienne a poursuivi aujourd'hui son pilonnage de la bande de Gaza et a mis notamment hors d'usage la seule centrale électrique de l'enclave palestinienne. Malgré les pressions internationales, et les intentions exprimées par les parties en présence, aucun cessez-le-feu n'apparaît en vue après trois semaines d'un conflit dont le bilan s'élève à 1 141 morts côté palestinien, dont de nombreux civils, et 56 morts dont trois civils côté israélien.

    Durant quelques heures, ce mardi, on a cru à la possibilité d'une trêve. La lueur d'espoir suscitée par l'annonce de l'OLP faisant état d'un accord de toutes les factions palestiniennes y compris le Hamas, en vue d'une trêve humanitaire de 24 heures, n'aura été que de courte durée. Puisque dans la foulée des déclarations de Yasser Abd Rabbo, porte-parole de l'OLP, le Hamas faisait savoir qu'« il n'y aura pas de trêve unilatérale tant qu'Israël continuera de tuer nos enfants ».

    L’armée israélienne est dans sa lancée : le Premier ministre Benyamin Netanyahu a averti que l’offensive devrait durer. L'objectif étant d'anéantir le potentiel militaire du Hamas et du Jihad islamique. Les combattants palestiniens sont traqués dans la bande de Gaza, les tunnels du Hamas sont détruits les uns après les autres. Et avec eux les maisons des Gazaouis continuent de tomber comme des châteaux de cartes.

    Sur le terrain, les secours ont du mal à porter assistance aux blessés. A cause des bombardements incessants, la population a également du mal à intervenir pour dégager les gravats et tenter de retrouver des personnes encore en vie sous les décombres. Seul espoir pour y parvenir, l’arrêt des frappes israéliennes. Mais tous les efforts pour conclure une trêve humanitaire semblent inutiles.

    Tout espoir de trêve semble dans l'immédiat d'autant plus illusoire que les deux camps restent arcboutés sur leurs objectifs respectifs : démilitarisation de la bande de Gaza, côté israélien, levée du blocus côté palestinien. L'espoir d'une trêve de plus de 24 heures semble hors de portée, mais pour autant, John Kerry, le chef de la diplomatie américaine, affirmait ce mardi qu'il ne baisserait pas les bras et qu'il poursuivrait ses efforts, malgré les échecs à répétition subis ces derniers jours.

    Toujours beaucoup de confusion autour des tractations

    Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul

    En Israël on indique que les Egyptiens ont repris leurs efforts de médiation mais que pour l'heure les positions des deux parties, le Hamas et Israël, sont toujours très éloignées. Le Fatah a lui essayé de trouver un compromis. Sans succès. Un émissaire turc s'est rendu en Israël lui aussi pour tenter de négocier une trêve. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry affirme que le Premier ministre israélien lui a demandé d'intervenir pour trouver un accord de sortie de crise.

    Et puis pour la première fois, le chef de la branche armée du Hamas, Mohamed Deif, a précisé que pour son organisation il n’est pas question de trêve si Israël ne lève pas le blocus de la bande de Gaza. Le cabinet de sécurité israélien doit se réunir à la mi-journée pour trancher, cessez-le-feu ou alors renforcement de l'offensive à Gaza.

    Cela au lendemain de l’une des journées les plus dures depuis le début de l'opération israélienne. Plus de 1 000 Palestiniens ont été tués, plus de 500 blessés. La centrale électrique de Gaza a été mise hors service par les bombardements israéliens. Et, de leur côté, les organisations palestiniennes ont multiplié les tirs de roquettes, vers le sud d’Israël, vers Tel-Aviv et aussi vers Jérusalem.


    En Cisjordanie, le soutien à la stratégie militaire du Hamas est conséquent

    ►Reportage à Naplouse, bastion du Hamas, avec Nicolas Ropert

    Des enfants jouent dans la rue avec des armes factices. Mountazar, le grand-frère de l'un d'eux, est solidaire de Gaza. Il se dit même admiratif des combattants palestiniens sur place. « Israël est en train de tuer tout le monde à Gaza. Je pense à eux comme tout le monde ici. Mais à Gaza, les gens sont unis. Les Gazaouis sont très forts, ça c'est sûr », raconte-t-il.

    Dans ce fief du Hamas, des drapeaux du parti islamiste sont accrochés dans certaines rues. Said, qui tient un cybercafé, ne cache pas son soutien au mouvement et à sa stratégie militaire : « Nous soutenons le Hamas à Gaza. Ce que font les Israéliens là-bas à Gaza, ce n'est pas bien. Nous pensons qu'il faut en finir avec Israël. Ils doivent quitter notre pays. Ici c'est notre pays, ce n'est pas Israël. »

    La fin du Ramadan est gâchée par la guerre à Gaza, ce que regrettent les habitants de Cisjordanie. Certains assurent cependant que s'ils le pouvaient, ils se rendraient à Gaza afin aider leurs frères Palestiniens.

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