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    Moyen-Orient

    L'espoir brisé pour les Gazaouis, Israël prépare sa riposte

    media Le secteur de Rafah a été soumis à d'intenses bombardements israéliens ce vendredi 1er août. REUTERS/ Baz Ratner

    Des dizaines de morts dans des frappes israéliennes sur la ville de Rafah, au moins 40 rien que pour une seule frappe. En tout, on s'approche, ce vendredi 1er août, d'une centaine de morts dans la bande de Gaza.
    Le cessez-le-feu de 72 heures entre Israël et le Hamas n'aura donc pas duré.
    Ce cessez-le-feu était pourtant important pour les Gazaouis. Ce qui s'est passé ce vendredi est donc beaucoup plus grave que les ruptures de trêves de ces derniers jours.

    Avec l’envoyé spécial de France 24 à Gaza, Mathieu Mabin

    Ce cessez-le-feu était justement un cessez-le-feu et non pas une trêve ou une trêve humanitaire de plus. Les Gazaouis sont habitués depuis ces dernières semaines à ces appellations. Ils avaient vécu des trêves humanitaires extrêmement courtes, souvent interrompues bien avant le terme prévu, puis des trêves à la fin de discussions et d’échanges qui étaient imposées soit par l’Etat d’Israël, soit proposées par le Hamas, mais jamais acceptées par les deux parties en même temps.

    Cette fois-ci, il s’agissait bel et bien d’un cessez-le-feu et les Gazaouis connaissent la valeur des mots. Ils connaissaient le poids diplomatique de ce cessez-le-feu. Ils savaient qu’il avait été annoncé par John Kerry lui-même, et donc ce vendredi matin, dès le début officiel du cessez-le-feu à 8h00, ils étaient réapparus dans les rues de Gaza plutôt enthousiastes, plutôt confiants, alors qu’ils étaient timides au cours des précédentes trêves. 

    Les Gazaouis ont une nouvelle fois été déçus, cela marque une vraie rupture et cela les rend extrêmement pessimistes, en tout cas c’est ce qu’ils disent dans la rue. Il s’agissait d’un cessez-le-feu qui devait durer 72 heures et, comme chaque fois depuis plusieurs semaines maintenant lorsqu’un accord est rompu, ce qui est venu après a été extrêmement violent : quarante morts dans une seule frappe aérienne dans la région de Rafah et ce chiffre terrible d’une centaine de morts. Ce soir, les Gazaouis ont réellement perdu l’espoir en la diplomatie internationale pour leur venir en aide.

    Un soldat israélien dans une unité d'artillerie pendant les tirs vers la bande de Gaza, le 1er août 2014. REUTERS/ Baz Ratner

    « Les organisations terroristes vont payer le prix fort »

    Une consultation des membres du cabinet de sécurité a lieu ce vendredi soir, comme le rapporte notre correspondant à Jérusalem,  Michel Paul. Une réunion pour envisager les réactions à l’enlèvement de l'officier israélien et à la mort de deux soldats israéliens lors d'une attaque au kamikaze ce matin dans le sud de la bande de Gaza.

    C’est l'incident qui, dans les faits, a mis fin abruptement à la trêve humanitaire de 72 heures qui était entrée en vigueur à 8h00, heure locale, ce matin. Mais le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a déjà laissé entendre quelle serait la décision du cabinet. « Les organisations terroristes, a-t-il déclaré, vont payer le prix fort ». Et l'aile droite de la coalition gouvernementale exige une riposte particulièrement douloureuse pour le Hamas. En tout cas, en Israël, on rejette la responsabilité de l'échec de la trêve humanitaire sur le Hamas.

    La pluie de roquettes palestinienne sur les localités israéliennes se poursuit et l'armée israélienne bombarde le sud de la bande de Gaza, le secteur de Khan Younès et de Rafah, et également l'Est de Gaza-Ville en attendant de recevoir de nouvelles directives du cabinet de sécurité.

    Cessez-le-feu à Gaza « très difficile » si le Hamas ne s'engage pas

    L'ONU, les Etats-Unis et Israël imputent au Hamas la rupture du cessez-le-feu. Washington dénonce une « violation barbare » du cessez-le-feu. Le secrétaire général de l'ONU exige la libération immédiate du soldat israélien. Même chose pour les Etats-Unis. Ce vendredi après-midi, lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, Barack Obama a appelé à sa libération « dès que possible » et « sans condition ». ll a demandé aussi à ce que davantage d'efforts soient faits pour protéger les civils à Gaza. « Je pense qu'un cessez-le-feu va être très difficile à mettre de nouveau en place si les Israéliens et la communauté internationale ne peuvent pas avoir confiance dans le fait que le Hamas peut tenir ses engagements dans le cadre d'un cessez-le-feu », a-t-il ajouté.

    Le Sénat américain a approuvé à l'unanimité l'octroi en urgence de 225 millions de dollars pour le « Dôme de fer », le système de défense antimissile israélien, texte qui doit être adopté par la Chambre des représentants. Le roi Abdallah d'Arabie saoudite a, lui, fustigé le silence « inexcusable »du monde sur les crimes de guerre commis par Israël à Gaza.

    La barre des 1 600 Palestiniens tués franchie

    La barre des 1 600 Palestiniens tués a été franchie en ce 25e jour du conflit, comme l'a indiqué le porte-parole des services d'urgence et on dénombre plus de 8 200 blessés.  Selon l'ONU, les trois quarts des morts sont des civils, dont de nombreux enfants. Le bilan coté israelien est de 63 soldats et 3 civils tués et 400 autres blessés. Quelque 250 000 Palestiniens ont été déplacés par la guerre, dont plus de 170 000 ont trouvé refuge dans l'un des 82 centres gérés par l'ONU.

     

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