GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 23 Mai
Mardi 24 Mai
Mercredi 25 Mai
Jeudi 26 Mai
Aujourd'hui
Samedi 28 Mai
Dimanche 29 Mai
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Moyen-Orient

    Gaza: quel impact pour l’appel au boycott des produits israéliens ?

    media Des manifestants dans les rues de Paris contre les opérations militaires israéliennes à Gaza et en solidarité avec le peuple palestinien, le 2 août 2014. AFP/KENZO TRIBOUILLARD

    Depuis le début de l'opération « Bordure protectrice » menée par l'armée israélienne sur la bande de Gaza, les appels au boycott des produits israéliens se multiplient sur les réseaux sociaux à l’initiative d’associations de soutien au peuple palestinien. Un mouvement qui s'amplifie mais dont il est cependant difficile d’évaluer la portée.

    Les appels se multiplient au siège français de Boycott désinvestissement et sanctions (BDS). Lancé en juillet 2005, ce mouvement appelle au boycott de tous les produits manufacturés en provenance d’Israël jusqu'à ce que le gouvernement israélien reconnaisse le droit à l'autodétermination du peuple palestinien.

    Pour Jean-Guy Greilsamer, son porte-parole, le mouvement remporte un soutien croissant en raison de l’échec de la diplomatie internationale. « Quand il y a des massacres comme actuellement et que la communauté internationale n’intervient pas pour y mettre fin, inévitablement vient à l’esprit la question du boycott citoyen » explique t-il. Le boycott a pour effet de « faire pression sur les Etats » pour qu’enfin ils réagissent sur la question des droits du peuple palestinien.

    Un effet boomerang ?

    Mais il est encore impossible de quantifier l'impact réel sur l'économie d'Israël de ce genre d'initiative. Pour Emmanuel Navon, professeur de Relations internationales à l'université de Tel Aviv et membre du Likoud, le parti conservateur du Premier ministre Benyamin Netanyahou, l'économie israélienne serait même « inboycottable » et il n'exclut pas une réaction forte du gouvernement.

    « Les sociétés européennes qui ne résisteraient pas aux pressions des ONG et organisations militantes pour boycotter certains produits israéliens, pourraient être mises au pied du mur par Israël » explique Emmanuel Navon. Le gouvernement israélien pourrait envisager une riposte : « puisque vous boycottez les produits d’un territoire contesté, nous allons boycotter vos produits à vous (issus) de territoires également contestés à travers le monde ». Une politique de la terre brûlée qui n'est pas sans risque pour l'économie d'Israël.

    → à (re)lire: Raids israéliens sur Gaza : les dirigeants français haussent le ton

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.