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    Moyen-Orient

    Kurdes de Syrie et d’Irak unis dans la lutte contre l’Etat islamique

    media Des familles Yésidis fuyant la ville de Sinjar, tombée aux mains des jihadistes de l'Etat islamique, en Irak. REUTERS/Ari Jala

    Les Kurdes irakiens aux prises avec les combattants de l’Etat islamique reçoivent le soutien du parti kurde syrien. Des combattants du PYD, qui affrontent EI depuis plusieurs mois en Syrie, ont passé la frontière et combattent désormais en Irak. Une alliance surprenante tant les désaccords sont profonds entre peshmergas et PYD, qui intervient après l’annonce par Bagdad d’un soutien aérien dans le combat contre les islamistes.

    C’est une union sacrée qui se forme dans le nord de l'Irak pour contrer l'avancée des combattants de l'Etat islamique. Malgré des relations historiquement difficiles entre le gouvernement autonome du Kurdistan et celui du Premier ministre Nouri al-Maliki, à Bagdad, ce dernier a fait savoir qu'il apporterait une aide militaire aérienne aux peshmergas, les combattants kurdes, qui ont subi en quelques jours des revers cuisants face aux combattants de l'EI.

    Un soutien des Kurdes syriens surprenant

    Autres renforts, venus cette fois de Syrie : les combattants kurdes syriens. Les peshmergas vont en effet pouvoir désormais compter sur le soutien du PYD, le parti kurde syrien, qui a annoncé avoir envoyé des combattants de l'autre côté de la frontière. Un geste qui n'allait pas de soi, les combattants du PYD et les peshmargas irakiens étant à couteaux tirés depuis plusieurs années. Des relations « désastreuses », selon d'Allan Kaval, journaliste indépendant spécialiste du Kurdistan. « Il y avait des désaccords profonds sur le dossier syrien entre Marzouk Barzani, le président du Kurdistan irakien, et le PYD », explique-t-il, évoquant « des situations extrêmement tendues entre les deux parties ».

    Le PYD, « ou, en tout cas, les combattants qui se battent en son nom », sont l’un des acteurs majeurs du conflit en Syrie, qui a « prouvé ses qualités en combattant l’Etat islamique, sur le terrain, depuis déjà plusieurs mois », explique Allan Kaval. Mais en passant la frontière vers l’Irak, les combattants du PYD vont aussi étendre leur zone d’action, ce qui peut impliquer « un léger affaiblissement de leur capacité de réponse sur les territoires qu’ils contrôlent depuis longtemps côté syrien », juge le journaliste, qui publie ce mardi 5 août « Les yézidis du Sinjar, oubliés du chaos irakien », sur le site Orient XXI.

    Les Yésidis fuient Sinjar en masse

    Sur le terrain, l’Etat islamique gagne du terrain. Dimanche, les jihadistes ont pris la ville de Sinjar, dans le nord de l'Irak, où vit la communauté kurdophone des Yézidis, adeptes d’une religion ancienne. L'arrivée des combattants de l'Etat islamique les a poussés sur la route : les jihadistes forcent en effet les habitants à se convertir à l’islam, sous menace de mort.

    « Les combattants de l’Etat islamique ont déjà tué beaucoup de Yézidis, au moins une centaine de civils, parce qu’ils refusaient de se convertir », rapporte Abdulla Hawez, analyste politique basé à Erbil, au Kurdistan autonome. « Bien sûr, la population se sent menacée. Sur les 200 000 habitants de Sinjar, la majorité a fui la ville. Ils s’enfuient vers Duhok et Erbil, au Kurdistan autonome. C’est une région plus sûre, contrôlée par le gouvernement kurde », détaille-t-il au micro de RFI.

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