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    Moyen-Orient

    Irak: les chrétiens fuient en masse devant les jihadistes

    media Des réfugiés au camp de Khazer, près d'Erbil, le 17 juillet. REUTERS/Stringer

    A Qaraqosh, les peshmergas ont abandonné le terrain avant l'arrivée des jihadistes de l'Etat islamique. Livrée à elle-même, la population, majoritairement chrétienne, a fui en masse. Plus au nord, les communautés peinent à recevoir de tels flux de réfugiés.

    La région de Mossoul est en proie à une lutte intense pour tenter d’éviter la progression des jihadistes de l’Etat islamique, mais les forces kurdes ne parviennent pas à tenir leur position. Bien que les peshmergas soient considérés comme étant les mieux entrainés et organisés du pays, mercredi soir, ils se sont tout simplement retirés de Qaraqosh, ville qui comptait près de 100 000 habitants, dont la moitié de déplacés.

    Située à seulement quelques kilomètres des faubourgs de Mossoul, Qaraqosh est désormais aux mains des jihadistes qui y sont donc entrés sans aucune résistance. « Les combattants de l'Etat islamique ont pris le contrôle de tout Qaraqosh, assure Majed, un habitant qui a attendu le dernier moment pour fuir et qui les a vu arriver. Personne n'est resté. Ils sont entrés avec leurs voitures et leurs bannières islamiques en criant « Dieu est grand ». Je suis parti en voiture, en direction d'Erbil. Il y avait beaucoup de monde mais on s'en est sorti. »

    « J'ai pris ma voiture et je me suis dirigé vers Erbil, raconte Msr Potrus Moshé, évêque syriaque de Qaraqosh. Les gens sortaient en masse. Pas seulement de Qaraqosh mais aussi de tous les villages à côté. Des prêtres de mon diocèse ont aidé les gens à trouver des voitures avant de quitter la ville à leur tour. »

    Les forces kurdes manquent de matériel et ne bénéficient que d’un faible soutien de la part de l’armée de l’air irakienne. Un appui de la communauté internationale pourrait permettre aux peshmergas de résister face à l’avancée de l’Etat islamique. Mais il faut faire vite, car même au nord de Mossoul, la deuxième ville du pays, tenue également par les jihadistes, la situation devient très compliquée à gérer pour les forces kurdes.

    Désormais, l’Etat islamique n’est plus qu’à une trentaine de kilomètres d’Erbil, la capitale du Kurdistan irakien. Sa progression, depuis le début de l'offensive en juin dernier, semble impossible à freiner.

    Exode chrétien

    Cette attaque a jeté sur les routes des dizaines de milliers d'Irakiens, principalement chrétiens. Une longue file de voiture s'est dirigée vers Erbil. Certains ont du attendre de nombreuses heures aux checkpoints kurdes, les peshmergas craignant de laisser passer des voitures piégées.

    Selon le patriarche chaldéen Louis Sako, 100 000 chrétiens ont dû fuir Qaraqosh mais aussi des localités alentour qui abritaient déjà les chrétiens ayant fui l'entrée des jihadistes à Mossoul en juin dernier.

    Et comme à Mossoul, les insurgés se sont appliqués à effacer les traces de la présence chrétienne. « Ils ont investi les églises, retiré les croix et brûlé 1500 manuscrits, déplore Msr. Louis Sako. Je lance un appel à l'aide, un SOS, au monde entier, aux responsables religieux, aux Nations unies à l'Union européenne, aux organisations humanitaires. Le gouvernement central ne maîtrise pas la situation, il est absent. »

     

    Le patriarche chaldéen appelle aussi la communauté internationale à s'occuper des autres minorités qui ont été jetées sur les routes devant la menace de l'Etat islamique, notamment les Yézidis, cette minorité kurdophone dont la capitale SInjar est tombée aux mains des jihadistes dimanche dernier. Une partie d'entre eux est coincée sans ressources et sous une chaleur accablante dans les montagnes plus au nord.

    « Nous nous préparons à recevoir une vague de réfugiés massive, craint le frère Sébastien, un moine de la communauté monastique d'Al-Khalil à Soulemanyé. Dans les villages chrétiens du nord, les églises sont déjà occupées, mais aussi les stades, les centres culturels, n'importe quel endroit où l'on peut mettre des matelas. Nous-mêmes, avec nos pauvres capacités, nous préparons comme nous pouvons en achetant de la nouriture et des metelas. Je n'ai pas envie de faire du communautarisme, avec des chértiens qui pleurent sur des chrétiens. C'est toute la plaine de Nimiz qui est en feu. »

    → A (RE)LIRE : Obama confirme des frappes ciblées mais pas de nouvelle guerre

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