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    Moyen-Orient

    Irak: tension et confusion à Bagdad

    media Des peshmergas, combattants kurdes, regardent la fumée s'élever de la ville de Makhmour, dans la région d'Erbil, au nord de l'Irak, après des frappes américaines, ce samedi 9 août 2014. REUTERS/Azad Lashkari

    A Bagdad, dans la soirée de ce dimanche 10 août, c'était la confusion : des forces loyales au Premier ministre Nouri al-Maliki se sont déployées dans certains secteurs stratégiques de la capitale. De l'avis de tous, un gouvernement d'union en Irak est impératif pour pouvoir agir contre la menace de l'Etat islamique, alors que le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a déclaré porter plainte contre le président Fouad Massoum, soutenu par les Etats-Unis : il l'accuse de ne pas respecter la Constitution. Les opérations humanitaires se poursuivent au Kurdistan irakien. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France sont à l'avant-poste de cette aide. Les Français pourraient même livrer des armes aux Kurdes.

    Avec nos envoyés spéciaux à Erbil, Aabla Jounaïdi et Boris Vichith

    Un mélange de confusion et de stupéfaction règne, ce lundi matin 11 août, en Irak. Les événements de la soirée d’hier, dimanche 10 août, à Bagdad, la capitale, où un haut responsable de la police irakienne parle d’opérations très inhabituelles, ressemblent à celles d’un état d’urgence. En effet, hier soir, au moment où le Premier ministre Nouri al-Maliki parlait à la télévision, Bagdad voyait un déploiement de forces spéciales dans des points stratégiques, sur les ponts, autour de la « zone verte » siège des institutions. Tout ceci faisait penser à un coup de force du camp du Premier ministre chiite face au président de la République Fouad Massoum, un Kurde sunnite, qui menaçait hier de dissoudre le Parlement si un remplaçant à Maliki n’était pas trouvé rapidement. Nouri al-Maliki a accusé le président de vouloir contourner la Constitution pour l’exclure du pouvoir.

    Nouri al-Maliki a ainsi déclaré : « Le président de la République a violé les articles de la Constitution à deux reprises. La première, lorsqu’il a demandé un second délai avant de demander aux partis politiques de former le gouvernement. Et la deuxième, lorsqu’il a refusé de discuter avec moi à ce propos. Je vais porter plainte contre le président parce qu’il cherche les intérêts de certains groupes contre les intérêts de l’Irak ».
    Nouri al-Maliki vise très clairement le président Fouad Massoum. En réaction, Washington dit soutenir le président Massoum dans son rôle de garant de la Constitution.

    Les Kurdes ont repris deux localités aux jihadistes

    De l’avis de tous, un gouvernement d’union est impératif pour pouvoir agir contre la menace de l’Etat islamique. Des combattants jihadistes sont désormais très proches du Kurdistan irakien. Les Kurdes ont réussi hier, dimanche, à reprendre deux localités, c’est le premier pas vers la reconquête de leur territoire qui avait commencé à être grignoté la semaine dernière.

    Les deux villes Makhmour et Gwer ont été reprises hier avec le soutien des frappes américaines. Mais les Kurdes le répètent, ce n’est pas suffisant, il leur faut plus d’armement pour faire face à l’avancée de l’Etat islamique qui a pris dans la nuit une autre ville kurde, Jalaoula, au sud-est d’Erbil près de l’Iran. Ils l’ont redit hier au ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, ils veulent plus d’armes. Celui-ci a promis d’essayer de coordonner une aide au niveau européen. En attendant un soutien humanitaire français est arrivé hier à destination des milliers de déplacés, notamment les minorités qui fuient l’Etat islamique.

    Et ce matin, une nouvelle aide humanitaire américaine a été parachutée, dans les montagnes du Sinjar, région du nord de l'Irak. Des vivres, de l'eau, des tentes ou encore des batteries de téléphones portables ont été largués. Ce secours s'adresse à la communauté yézidie, cette minorité pratiquant un culte anté-islamique. Des milliers de familles de cette communauté ont fui leurs villes et villages face à l'avancée des combattants de l'Etat islamique en Irak. Depuis le mois de juin, les djihadistes s'attaquent sans relâche aux minorités religieuses irakiennes, et en particulier aux Yézidis.

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