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    Moyen-Orient

    Irak: vaste offensive kurde pour reprendre le barrage de Mossoul

    media Le barrage hydroélectrique de Mossoul, qui se trouve à une cinquantaine de kilomètres de la cité, est le plus grand d'Irak. AFP PHOTO/AHMAD AL-RUBAYE

    Les forces peshmergas soutenues par les Américains ont lancé une contre-offensive destinée à reprendre le barrage hydroélectrique de Mossoul à l’Etat islamique (EI), qui s’en était emparé le 7 août dernier. En soutien, les Américains ont effectué neuf frappes aériennes dans la zone. Les Kurdes s'apprêteraient par ailleurs à lancer l'assaut sur la ville de Bashiqah.

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    Les peshmergas se trouvent en ce moment à moins de dix kilomètres de la ville de Bashiqah, prise il y a 15 jours par les combattants de l’Etat islamique. Depuis samedi 16 août au matin, et le début des frappes américaines autour du barrage de Mossoul, les hommes du lieutenant qui dirige les opérations ont décidé de reprendre cette ville mixte peuplée de Kurdes, de chrétiens, de Yézidis et d’Arabes.

    Lorsque Bashiqah est tombée aux mains de l’EI, tous les habitants ont fui. Depuis, les embuscades menées par les jihadistes aux peshmergas sont nombreuses sur cette route qui mène à Mossoul. Mais les combattants kurdes ont réussi à pousser leur avantage jusqu’aux abords de Bashiqah. Ils prépareraient l’assaut sur la ville. Les jihadistes sont en état de panique, assure le lieutenant sur le terrain, alors que les bombardements aériens américains ont visiblement redonné le moral à ses troupes.

    Un barrage jugé stratégique par les Américains

    Si les Kurdes parvenaient à reprendre le barrage de Mossoul, dominant le Tigre sur une hauteur de 120 mètres, ce serait une grosse prise stratégique, puisque ce barrage hydroélectrique situé près d'Erbil est le plus grand du pays. Retenant pas moins de 11 milliards de mètres cubes d’eau, pour une puissance de 1 000 mégawatts, il alimente en électricité et en eau une grande partie de la province de Ninive, dont la ville de Mossoul elle-même, contrôlée par l'Etat islamique. Il est aussi indispensable à l'irrigation de vastes zones de culture.

    C'est la première tentative peshmerga pour reprendre ce barrage depuis sa prise par l'Etat islamique le 7 août dernier. Cette offensive aurait déjà fait des morts chez les jihadistes. En coordination avec l'armée américaine, les troupes kurdes au sol auraient repris la partie est des installations. Par les airs, à l'aide de drones et d'avions, les Etats-Unis ont frappé à neuf reprises samedi, a indiqué le commandement militaire américain couvrant le Moyen-Orient et l'Asie centrale. Ils ont détruit ou endommagé quatre véhicules blindés de transport de troupes, sept véhicules armés, deux véhicules de transport Humvee et un véhicule blindé, a précisé le Centcom.

    Une véritable cocotte-minute qui menace 500 000 personnes

    Au-delà de l'aspect stratégique, il existe un vrai danger sur les lieux ciblés par les Kurdes : la rupture. Par manque d'entretien, ce barrage construit par Saddam Hussein est devenu le plus dangereux du monde, révélaient des ingénieurs américains en 2007, dans un rapport de l’Inspecteur général de la reconstruction en Irak. A l'époque, l’ambassadeur des Etats-Unis en Irak, Ryan Crocker, avait alerté le Premier ministre Maliki. L'édifice a été construit sur des fondations qui se dissolvent continuellement. Conséquence : des cavités souterraines apparaissent sans cesse, qu’il faut combler pour éviter l’effondrement. Dans le pire des scénarios, si le barrage cédait, une vague de 20 mètres envahirait les zones en aval et entraînerait des inondations le long du Tigre jusqu'à Bagdad, considèrent les Américains.

    En 2011, les ingénieurs militaries amércains de l’USACE ont prévenu que la destruction du barrage « conduirait à la mort de 500 000 civils », du fait des inondations des villes de Mossoul et Bagdad. En avril dernier, les combattants de ce qui était alors, encore, l’Etat islamique en Irak et au Levant, avaient déjà volontairement provoqué une inondation en lâchant les vannes sur un barrage de l’Euphrate. Elle avait provoqué le déplacement de 40 000 personnes dans la région d'Abou Ghraïb, et avait eu des conséquences sanitaires graves pour la population, notamment touchée par le choléra.

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