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    Moyen-Orient

    Irak: un nouveau massacre rapporté, le calvaire des Yézidis continue

    media Des réfugiés yézidis qui ont fui la ville de Sinjar après l'arrivée des jihadistes de l'EI reviennent dans leur pays par le poste frontière syro-irakien de Fishkhabour, dans la province irakienne de Dohuk. REUTERS/Youssef Boudlal

    Des Yézédis auraient été massacrés dans un village du nord de l'Irak. Une information donnée par l'AFP sur la foi de témoignages de responsables locaux.

    Cette minorité est systématiquement pourchassée par les jihadistes de l’Etat islamique dans les régions d’Irak dont ils ont pris le contrôle. Réfugiés dans les montagnes, ceux qui ont pu fuir vivent dans une grande précarité.

    Article mis à jour avec de nouvelles précisions disponibles

    Les services de renseignement irakiens et des témoins font état du massacre de quelque 80 personnes. Les faits se seraient produits vendredi après-midi. Plusieurs responsables irakiens parlent d'un convoi d'hommes armés ayant pénétré dans le village de Kocho, dans la province de Ninive (nord). Les assaillants auraient alors tué les habitants qui n'avaient pas pris la fuite. Un témoin cité par l'Agence France-Presse affirme avoir vu « des cadavres partout dans le village », où deux survivants seulement auraient été retrouvés après le départ des auteurs de la tuerie. Un responsable kurde irakien affirme que les jihadistes sont repartis en emmenant des femmes.

    Adeptes d'une religion pré-islamique, les Yézidis sont considérés comme des « adorateurs de Satan » par les jihadistes sunnites. Cette minorité kurdophone est l'une de leurs cibles privilégiées. Selon l'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International, plusieurs milliers de Yézidis auraient été kidnappés ces derniers jours. Parfois, on parle de familles entières.  Des dizaines de milliers d'entre eux, en fuite dans le nord de l'Irak, témoignent de la violence des attaques dont ils ont été victimes lors de la progression des combattants de l'Etat islamique.

    Le 3 août , les Yézidis ont dû fuir la ville de Sinjar au nord-ouest de l’Irak, prise par l’Etat islamique, et se réfugier dans les montagnes. Là-bas les attendait l'enfer : sous une chaleur accablante, l'eau et la nourriture manquaient. Malgré le largage de denrées par avion, il y a eu des morts. Des milliers ont pu s’échapper, comme ces familles qui ont trouvé refuge dans le village yézidi de Shariah, près de Dohuk dans le Kurdistan irakien, où se sont rendus nos envoyés spéciaux Aabla Jounaïdi et Boris Vichith, qui relatent leur calvaire.

    « Ils n’ont personne ici, aucune famille, aucun contact »

    Dans la fournaise d’une école aménagée en refuge, ils sont près de 600, rapportent nos confrères. Des hommes, des femmes et des enfants, parfois très jeunes. La faim et le danger ont marqué leur séjour dans la montagne. « Il n’y avait rien à manger, raconte Ali Mirza Shamo, un père de famille. L’aide américaine arrivait mais elle tombait tout en haut de la montagne et nous, nous étions en bas. Parfois, on essayait d’aller chercher de la nourriture dans les villages. On se faisait tirer dessus par l’Etat islamique. Deux amis se sont fait tuer comme ça ! »

    Ali a pu fuir avec sa femme et sa fille. Après 10 heures de marche puis une traversée de la frontière syrienne, aux côtés des forces kurdes, ils sont repassés côté irakien, loin des montagnes et de la menace jihadiste. A Shariah, les habitants, des Yézidis, ont accueilli leurs frères sans hésiter, formant un comité pour organiser l’aide. Kheiro Domlati en est l’un des membres. « Ces gens sont arrivés il y a deux ou trois de leur montagne, explique t-il. Ils n’ont personne ici, aucune famille, aucun contact. Mais ils veulent venir car la zone est sûre, et que l’aide est coordonnée. Et ils veulent être quelque part où l’on s’occupe d’eux ».

    A défaut de l’évacuation américaine espérée, les Yézidis continuent d’affluer par la route grâce à l’aide des combattants kurdes syriens et irakiens.

    Cartes des déplacements des populations fuyant l'avancée des jihadistes de l'Etat islamique dans le nord de l'Irak (au 13 août 2013). OpenData / ReliefWeb

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