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    Moyen-Orient

    Kurdes irakiens: l'UE n'empêchera pas ses membres de livrer des armes

    media Deux peshmergas dans la province de Ninive, en Irak, le 9 août 2014. REUTERS/Ari Jalal

    L'UE fait savoir qu'il revient à ses Etats membres de choisir s'ils souhaitent livrer ou non des armes aux peshmergas kurdes, qui tentent actuellement de repousser les combattants de l'Etat islamique dans le nord du pays. Ce, à condition d'avoir le feu vert de Bagdad, précisent les ministres des Affaires étrangères de l'Union. Le Royaume-Uni a annoncé qu'il était favorable à l'idée d'armer les forces kurdes d'Irak, comme la France l'avait fait un peu plus tôt. Et en Allemagne, le débat est vif.

    ■ Actualisation 16/08 - 8h00 TU : l'impact de la décision européenne sur le terrain, en Irak, avec nos envoyés spéciaux à Erbil, Aabla Joudaïni et Boris Vichith

    L'Union européenne accepte de cautionner les livraisons d'armes aux peshmergas, à condition que les autorités de Bagdad le demandent. Et la France de bomber le torse, ayant convaincu les pays réticents à s'engager militairement en Irak. Ces pays, ce sont la Finlande, l'Autriche et l'Irlande, trois Etat neutres qui auraient pu bloquer, s'ils l'avaient voulu, l'accord des Vingt-Huit. Ils craignent que les armes livrées finissent, dans quelques mois, entre de mauvaises mains.

    Militairement, ce soutien de l'Europe ne change rien sur le terrain. La fourniture d'armes à un pays tiers est en effet une compétence qui relève des Etats. Politiquement en revanche, cet accord signifie que l'Union est prête à faire le maximum pour renverser le rapport de force en Irak. Une étape nouvelle, et inattendue, en matière de sécurité collective.

    L'Allemagne s'est laissé convaincre

    Il est un pays où ce débat prend un tour particulier : l'Allemagne. Au début de l’année, plusieurs responsables politiques, dont le président de la République ou la ministre de la Défense, avaient plaidé pour un engagement plus résolu de leur pays sur la scène internationale. Mais lorsqu’une crise comme celle que traverse l’Irak oblige à traduire les discours en actes, l’héritage de plusieurs années de retenue et des contraintes juridiques refont surface, explique notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut.

    Lundi, le porte-parole d’Angela Merkel rejetait encore toute livraison d’armes contraires aux règles allemandes, qui l’interdisent dans les zones en guerre. Berlin mettait en avant son aide humanitaire ; quatre avions se sont envolés ce vendredi pour le Kurdistan irakien. Mais une discussion s’est développée ces derniers jours à droite comme à gauche. Plusieurs responsables, dont la chancelière elle-même, ne veulent rien exclure même s'ils restent réservés.

    La France salue l'accord trouvé à Bruxelles

    Le ministre des Affaires étrangères allemand l'a répété à Bruxelles, lors de la réunion avec ses homologues européens : « Nous devons aller à la limite de ce qui est possible juridiquement et politiquement. » Frank-Walter Steinmeier va se rendre ce week-end en Irak et annonce des précisions à venir sur la position allemande après son déplacement.

    Pour son homologue français Laurent Fabius, cet accord trouvé à Bruxelles est important, car l'Etat Islamique est extrêmement dangereux. « Il s'agit d'un conflit extrêmement difficile, et le groupe terroriste dont il s'agit est un groupe d'une dangerosité extrême. Et tous mes collègues ont souligné que ce n'étaient pas simplement les Irakiens, ni les Syriens, ni la région du Proche et du Moyen-Orient qui étaient menacés, mais nous tous. »

    A Erbil, des armes très attendues par les peshmergas

    Ce soutien massif des Européens devrait être bien accueilli à Erbil, rapportent les envoyés spéciaux de RFI dans la capitale de la région autonome kurde en Irak, Aabla Joudaïni et Boris Vichith. Cela faisait des semaines que les peshmergas, les combattants kurdes, réclamaient l’aide des Occidentaux pour continuer à faire face aux assauts de l’Etat islamique sur leur territoire.

    Avec le soutien des frappes aériennes des Etats-Unis, les peshmergas avaient pu reprendre du terrain et l’initiative face aux combattants jihadistes, notamment dans le sud d'Erbil et aux abords de Sinjar pour éloigner les jihadistes de la minorité yézidie.

    Mais sur cette longue ligne de front de plus de 1000 kilomètres avec l’ennemi, les peshmergas se plaignent du manque de munitions et de la vétusté de leur matériel militaire qui date souvent de l’époque de Saddam Hussein. « Cela ne fait pas le poids face aux armes lourdes de l’Etat islamique », disent les peshmergas.

    Les Européens entendent tenter de rétablir un semblant d’équilibre avec l’ennemi, de quoi remonter le moral des troupes kurdes sur le terrain, d’autant que la collaboration entre Bagdad et Erbil semble être meilleure avec la nomination d’un Premier ministre - Haïdar al-Abadi - plus ouvert que son prédécesseur. Quelle que soit la nature des armes promises, leur acheminement, qui doit obligatoirement obtenir le feu vert du gouvernement central, devrait être facilité.

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