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    Moyen-Orient

    Un ministre irakien accuse l’EI de vendre des femmes pour 150 dollars

    media Particulièrement ciblés par les exactions de l'Etat islamique, les Yézidis s'organisent et rejoignent les rangs des milices kurdes (YPG). REUTERS/Youssef Boudlal

    Cela fait deux mois que l'Etat islamique a imposé son ordre dans les régions conquises, à commencer par Mossoul dans le nord du pays. Chrétiens et Yézidis fuient comme ils peuvent et les témoignages sur les exactions dont ils sont victimes parviennent peu à peu. Hier samedi, on apprenait le massacre de paysans yézidis dans le nord du pays.

    Selon des témoignages le massacre de la communauté yézidie continue près des montagnes de Sinjar dans le nord-ouest, rapportent nos envoyés spéciaux Aabla Jounaïdi et Boris Vichith. Dans le village de Kocho, des témoins rapportaient samedi que 80 personnes auraient été massacrées par les jihadistes. Ils n’auraient pas voulu se convertir ni fuir après l’ultimatum imposé par l’Etat islamique. Des femmes auraient été enlevées.

    On apprend aussi, que 700 femmes yézidies sont actuellement vendues à Mossoul pour la somme de 150 dollars par femme. C’est une information donnée par le porte-parole du ministère irakien des Droits de l'homme. La prise de la ville de Sinjar le 3 août dernier avait donné lieu à de très nombreux enlèvements de filles et de jeunes femmes, en plus de la fuite de 200 000 personnes.

    Autre minorité religieuse, les chrétiens qui peuplaient aussi la région ont tous fui vers le Kurdistan irakien, vers Erbil la capitale et Dohuk au nord, principalement. Les consulats à Erbil sont pris d'assaut par les chrétiens réclamant des visas mais tous ne veulent pas quitter l'Irak à l'instar de Nada et Bassam, un couple de chrétiens de Mossoul qui a trouvé refuge à Dohuk.

    « Propriété de l'Etat islamique »

    Leur regard ne laisse pas de doute. Ils sont fatigués. Nada et Bassam ont fui Mossoul lors de l'assaut des jihadistes il y a deux mois, puis ils ont quitté Qaraqosh prise par l'Etat islamique. Une longue errance s'ensuit qui a fini par les mener à Dohuk, dans la maison d'une proche qu'ils occupent avec leurs trois enfants ainsi que d'autres familles.

    « Cela fait deux mois que nous errons de ville en ville, de maison en maison, raconte Nada. C'est le cinquiène endroit ici. Les gens nous accueillent mais évidemment ce n'est pas comme chez nous, où l'on pourrait se reposer ».

    Chez eux, c'est Mossoul. Ils y sont restés quelques jours avant que l'Etat islamique ne leur impose un ultimatum pour se convertir. Et puis, raconte Bassem, le mari de Nada, l'Etat islamique est passé à l'action. « Ils sont entrés dans des églises, ils en ont ôté des statues. Sur nos maisons, ils ont écrit 'propriété de l'Etat islamique'. Nous voulions continuer de témoigner de la présence chrétienne là-bas, nous sommes restés jusqu'au dernier moment. Et on espère toujours revenir dans nos églises à Mossoul ». En attendant, c'est dans l'église de Dohuk qu'ils prient pour leur retour à Mossoul.

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